Organizacion Mundial de Sanidad Animal

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Conférence des services vétérinaires d'Asie et d'Océanie.
Le point sur la maladie de Nipah chez l'animal et l'homme.

La 21e Conférence de la Commission régionale pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie de l'Office international des épizooties (OIE)s'est tenue à Taipei (Taipei China) du 23 au 26 novembre 1999. Son Excellence le Docteur Tso-Kwei Peng, Président du Conseil de l'Agriculture du Yuan exécutif de Taipei China, a ouvert la Conférence.

  • Cette Conférence, à laquelle étaient conviés les Chefs des Services vétérinaires de tous les pays de l'Asie, de l'Extrême-Orient et de l'Océanie, a dressé le bilan de la situation zoosanitaire dans cette région. Plusieurs maladies y freinent encore la production de l'élevage ou de l'aquaculture, ainsi que le commerce de cette production, et pourraient menacer la santé publique.

    La fièvre aphteuse reste la maladie la plus préoccupante, car elle frappe durement l'élevage bovin ou l'élevage porcin dans plusieurs pays de la région, où de nouveaux types de virus ont fait leur apparition, ou leur réapparition. Certains Pays Membres restent heureusement indemnes de cette maladie : Australie, Indonésie, Japon, République du Corée, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande, Singapour et Vanuatu.

    D'autres maladies virales frappent aussi le bétail dans certains pays : la maladie vésiculeuse du porc, la peste des petits ruminants, la fièvre catarrhale du mouton, la clavelée et variole caprine, la peste porcine classique et la rage. Une nouvelle maladie vient d'être identifiée en Malaysia :

    la maladie de Nipah (voir ci-après).

    La maladie de Newcastle continue à sévir chez les oiseaux de nombreux pays d'Asie. Au Japon, où la maladie avait été absente depuis un an, un foyer s'est déclaré dans un élevage amateur de poulets dans les préfectures de Chiba et de Kanagawa. En Australie, 1 900 000 volailles ont du être détruites.

    La 21e Conférence de Taipei a abordé plus particulièrement trois sujets importants pour la région :

  • L'impact économique de la fièvre aphteuse en Asie. Cette infection virale des ruminants et des porcins reste la plus redoutée de tous les Pays Membres de l'OIE compte tenu de ses conséquences économiques directes et indirectes, et la région Asie est l'une de celles qui lui paient le plus lourd tribut. Pour maîtriser la maladie et convaincre les gouvernements du bénéfice qu’ils peuvent attendre de son éradication, il convient de bien évaluer son coût dans les conditions particulières de chaque pays d’Asie.

    L’expérience acquise dans ce domaine, en particulier grâce aux études conduites en Thaïlande et dans d’autres pays dans le cadre de la campagne coordonnée par l'OIE en Asie du Sud-Est, a été particulièrement utile pour préciser cet impact économique. Un questionnaire a été adressé dans ce but à tous les pays de la région : les coûts liés aux pertes de production, à l'intervention dans le cas d'un foyer de la maladie, à l'interruption des échanges, ainsi qu'aux activités de surveillance et de prévention ont été évalués et présentés à la Conférence.

    Les participants ont recommandé que l'Office international des épizooties continue à harmoniser, normaliser et coordonner les méthodes d'évaluation de l'impact économique de la maladie dans la région, notamment en aidant à la formation et au développement de l'expertise dans ce domaine.

  • La surveillance et le contrôle des maladies des poissons. La production de l'aquaculture en Asie représente la part la plus élevée de la production mondiale, en particulier en ce qui concerne les poissons d'eau douce (11 943 000 tonnes, en 1998, en République populaire de Chine ...).

    La méthode la plus efficace pour contrôler les maladies de poissons est d'améliorer la gestion des bassins d'aquaculture. Le commerce d'animaux aquatiques s'étant, par ailleurs, accru ces dernières années, au plan national et international, le risque d'introduction d'agents de maladies exotiques dans des zones jusque là indemnes est plus élevé que par le passé.

    l'Office international des épizooties à Paris (France) et sa Représentation régionale à Tokyo (Japon) ont donc mis en place, en étroite collaboration avec le Réseau de centres d'aquaculture pour la région Asie et Pacifique (Network of Aquaculture Centres in Asia and Pacific Region - NACA) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), un système d'information sur les maladies des poissons dans la région, qui repose sur une surveillance épidémiologique passive ou active. Le fonctionnement de ce système reste, bien entendu, tributaire des différences socio-économiques entre les pays, mais il est indispensable à la maîtrise globale de la situation sanitaire.
  • L'infection par le virus Nipah chez l'animal et chez l'homme. Une nouvelle maladie des porcs est apparue dans la Péninsule de Malaysia en octobre 1998. Elle a entraîné la mort, par encéphalite, de plus d'une centaine d'êtres humains, qui avaient été en contact avec les porcs infectés. Le virus "Nipah" a été identifié comme l'agent étiologique d'un syndrome respiratoire et neurologique prononcé chez les porcs. Des tests sérologiques ont indiqué qu'une chauve-souris frugivore du genre Pteropus pourrait être le réservoir du virus. Le risque de propagation de ce virus vers d'autres pays est heureusement très faible, car plus d'un million de porcs malades ou exposés ont été abattus et les mouvements des autres animaux vivant en zone infectée ont été très vite suspendus.

Compte tenu des conséquences très importantes de cette infection, tant pour la santé de l'homme que pour le commerce international des animaux et des produits d'origine animale, la Malaysia a entrepris un vaste programme de surveillance et de prophylaxie de la maladie, qui semble avoir conduit à son éradication.

(Pour d'autres détails : consulter le site Web de l'OIE).

Contact : Helga Gevers

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