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Contact:
Ingrid Arias
Organisation mondiale
de la santé animale
12, rue de Prony
75017 Paris, France
i.arias@oie.int
iNTRODUCTION

La troisième Conférence mondiale de l’OIE sur l’enseignement vétérinaire, intégrant une composante ayant trait au rôle des ordres vétérinaires, sera organisée à Foz do Iguazu, au Brésil, du 4 au 6 décembre 2013 avec la précieuse collaboration et le soutien financier des autorités brésiliennes et du Conseil fédéral de médecine vétérinaire du Brésil et grâce à l’aide financière apportée par l’Union européenne. Elle abordera la nécessité d’avancer vers une meilleure harmonisation de l’enseignement vétérinaire au plan mondial, sur la base des lignes directrices développées par l’OIE. Elle mettra un accent particulier sur le renforcement du rôle des ordres vétérinaires lié au contrôle et à l’encadrement des vétérinaires et des paraprofessionnels vétérinaires en vue de garantir leur qualité et leur éthique professionnelle.

Les activités de Services vétérinaires de bonne qualité (dans leurs composantes tant publique que privée) sont reconnues comme des biens publics mondiaux. La qualité de l’enseignement vétérinaire et l’efficacité des ordres vétérinaires constituent la pierre angulaire de la bonne gouvernance des Services vétérinaires. Il importe au plus haut point, en particulier dans les pays en voie de développement, de développer la compétence des Services vétérinaires et des ordres vétérinaires dans le respect des normes internationales de l’OIE, notamment celles traitant de qualité et de bonne gouvernance.

Dans bon nombre de pays, toutefois, l’enseignement vétérinaire est de piètre qualité et cette piètre performance est encore aggravée en raison de l’absence ou de l’inadéquation du fonctionnement des ordres vétérinaires. Dans ces pays, la profession vétérinaire rencontre de sérieuses difficultés à satisfaire les attentes sociétales portant sur la composante publique de ses activités, touchant en particulier à des domaines tels que la santé publique vétérinaire, le bien-être animal et la sécurité sanitaire des denrées alimentaires. Reconnaissant les difficultés auxquelles est confrontée cette profession, les Membres de l’OIE ont donné mandat à l’Organisation d’assumer le rôle de chef de file dans la fixation d’exigences minimales en ce qui concerne l’enseignement vétérinaire qui soient applicables dans le monde entier pour garantir l’efficacité des Services vétérinaires nationaux.

Les travaux de l’OIE sur la bonne gouvernance et sur l’enseignement vétérinaire sont exécutés dans le cadre du processus PVS qui a été établi en 2006 dans l’objectif d’accompagner les Pays Membres qui souhaitaient renforcer leurs Services vétérinaires nationaux et se conformer aux normes de qualité de l’OIE. A la demande des Membres, l’OIE réalise des missions d’évaluation des performances de leurs Services vétérinaires, y compris celles liées à l’enseignement vétérinaire et aux ordres vétérinaires. Plus de 200 missions nationales ont été accomplies en date d’octobre 2012 dans le cadre de la procédure PVS.

Dans le cadre du suivi d’une évaluation PVS et sur la requête des Pays Membres, l’OIE peut fournir un soutien plus spécifique pour améliorer la qualité de l’enseignement vétérinaire et la performance des ordres vétérinaires. Parmi les options proposées, les projets de jumelage entre établissements d’enseignement vétérinaire (EEV) d’une part et entre ordres vétérinaires d’autre part devraient, selon les attentes de l’OIE, conduire à une amélioration de l’efficacité des activités des Services vétérinaires nationaux en conformité avec les normes de l’OIE et ce de manière durable.

Afin de respecter les normes définies par l’OIE, les Services vétérinaires nationaux et les ordres vétérinaires doivent être dotés des ressources adéquates et être soutenus par une législation efficace. Les Pays Membres ont la possibilité de solliciter l’OIE pour qu’il mette en place des missions et accords ou conventions spécifiques dans le but de moderniser leur arsenal législatif vétérinaire national, dans le cadre de leur participation au processus PVS.

En raison des défis auxquels doivent faire face la profession vétérinaire et les Services vétérinaires dans le monde, l’OIE a pris plusieurs mesures-clés :

En 2009, la première conférence mondiale de l’OIE dédiée à l’enseignement vétérinaire s’est tenue à Paris ; elle a permis d’identifier la nécessité de définir les compétences minimales que doit avoir acquis tout jeune diplômé en médecine vétérinaire pour exercer sa profession dans les composantes tant privée que publique des Services vétérinaires quel que soit le pays d’appartenance.

En 2010, l’OIE a organisé un groupe ad hoc chargé de l’enseignement vétérinaire.

En 2011, la seconde conférence mondiale dédiée à ce sujet s’est tenue à Lyon ; elle a permis d’avaliser le travail sur l’élaboration d’un cursus de base de l’enseignement initial qui permettra de traiter la question des compétences des jeunes diplômés, a mis en exergue le rôle des ordres vétérinaires et a encouragé l’OIE à concevoir le concept de jumelage applicable au contexte de l’enseignement vétérinaire.

Reconnaissant la nécessité d’engager un travail de sensibilisation sur l’importance de la mission confiée aux ordres vétérinaires, la Représentation régionale de l’OIE pour l’Afrique a organisé au Mali, au mois d’avril 2011, une conférence sur le thème « Le rôle des organisations vétérinaires statutaires ». Dans l’intervalle, les participants à la conférence ont recommandé que l’OIE accroisse le nombre des normes ayant trait aux ordres vétérinaires et celui des compétences critiques associées qui sont présentées dans l’Outil de l’OIE pour l’évaluation des performances des Services vétérinaires. Les participants à la conférence ont également appelé à la mise en place d’un mécanisme de jumelage permettant le transfert d’expertise et d’expérience entre ordres vétérinaires dans les pays développés et les pays en voie de développement.

La 80e Session générale de l’OIE tenue en mai 2012 a été marquée par l’adoption par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE d’un nouveau chapitre sur la législation vétérinaire destiné au Code sanitaire des animaux terrestres de l’OIE (le Code terrestre) donnant entre autres des orientations pour guider les Membres à décrire des exigences en matière d’enseignement vétérinaire et de la mission accomplie par les ordres vétérinaires dans leur arsenal législatif.

La 80e Session générale de l’OIE a également été marquée par l’approbation des recommandations de l’OIE sur le cursus vétérinaire de base et par l’adoption d’une référence appropriée dans le Code terrestre par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE. En outre, l’Assemblée a identifié les actions prioritaires à inscrire dans le programme d’activité de l’OIE à travers la résolution 32 sur la bonne gouvernance et l’enseignement vétérinaire.

Durant cette même Session générale, l’OIE a publié et diffusé aux Délégués nationaux et aux participants une brochure intitulée « Compétences minimales attendues des jeunes diplômés en médecine vétérinaire pour garantir la qualité des prestations des Services vétérinaires nationaux ». Les recommandations qui y figurent s’appliquent à tous les Pays Membres indépendamment des circonstances sociétales, économiques et politiques où ceux-ci peuvent se trouver.

 


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