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Petit historique du siège de l'Office international des épizooties

Édifié par un banquier,
racheté par la marquise de Montebello,
et vendu à l'OIE en 1939

Du terrain

Monsieur Deligny et Madame Degrai, son épouse, avaient constitué en dot pour leur fils, cette pièce de terre faisant partie d'un terrain plus important, dont ils avaient fait acquisition des membres composant le bureau du Domaine National de la Seine, le 13 thermidor an cinq (31 juillet 1796).

En 1858, à la mort du fils Deligny, le terrain est vendu par adjudication, au profit de Madame veuve Deligny, pour la somme de 100 200 francs. Il est acquis par Monsieur Montane, ancien Député en 1859 et, en 1860, Monsieur Émile Pereire rachète le terrain pour la somme de 294 960 francs, payable à terme, pour la société civile et universelle Pereire/Deligny.

En 1865, une partie de ce terrain est expropriée pour l'ouverture de la rue de Prony.

 à l'hôtel particulier

En 1879, le terrain est acheté par Monsieur Jonas Abraham Antoine Königwarter, ancien banquier, qui y fait édifier l'hôtel actuel.

En 1883, Monsieur Königwarter décède et tous ses biens sont légués aux enfants de sa nièce Saraline Königwarter, épouse Kann.

En 1885, Monsieur Luis Teresio Dorado, sujet bolivien, rentier, achète le bâtiment pour 462 000 francs.

Le 22 avril 1889, Monsieur Dorado décède, laissant pour épouse survivante Madame Julie Hay, née à Talna (Pérou) le 24 décembre 1869, mariée sous le régime de la séparation de biens. Sa seule héritière est Mademoiselle María Luisa Carlota Dorado, mineure, née le 14 août 1889 (décédée à Biarritz le 4 septembre 1922).

En 1893, Madame Julie Hay, veuve Dorado, rachète le bâtiment et, en 1902, elle épouse en secondes noces Maurice Napoléon Jean Lannes, Marquis de Montebello et Prince de Sievers et devient Marquise de Montebello.

Le 22 février 1939, vente par Madame la Marquise de Montebello à l'Office international des épizooties, représenté par son Directeur le Professeur Emmanuel Leclainche, membre de l'Institut de France, pour 700 000 francs.

Descriptif de l'hôtel à la fin du XIXe siècle

Lors de son achat par l'Office, l'hôtel était agencé de la manière suivante :

Le bâtiment principal

Au rez-de-chaussée, l'accès au vestibule se fait par un escalier de 13 marches. Au pied de la glace, une jardinière.
Ce vestibule permet d'accéder aux grand et petit salons communiquant entre eux, les portes-fenêtres donnent façade rue.
Une salle-à-manger, un office, une salle de billard ouvrent façade cour.
Un vestiaire, un cabinet d'aisance.

Au premier étage, trois chambres avec cabinet de toilette ouvrent façade rue et deux chambres avec cabinet de toilette, ouvrent sur la cour.

Au second étage, deux chambres avec cabinet de toilette, ouvrent sur la cour.

Les combles

Dix chambres.

La cour

Un abri vitré donne sur la façade sud.

Les communs

Au sous-sol , une cave et des tinettes filtrantes.
Au rez-de-chaussée, une écurie pour quatre chevaux et une remise pour cinq voitures.
Au premier étage, un grenier à fourrage et quatre chambres de cocher.

Derrière les communs

Une petite cour avec trou à fumier et cabinet d'aisance.


Actuellement :

Le rez-de-chaussée abrite le Salon Leclainche, le Salon Ramon et le Salon ovale.

Les chambres des deux étages ont été transformées en bureaux à la fin des années 1950. Les combles ont été aménagés en appartement à la même période, puis transformés en bureaux en 1981.

Les communs ont été démolis ; à leur place se trouve un bâtiment édifié en 1990 transformé et agrandi en 2001.

En 1968, la salle de conférences René Vittoz fut créée sous la cour et modernisée en 1994. Précédemment, les Sessions générales du Comité international se tenaient au rez-de-chaussée de l'immeuble, dans les actuels salons Leclainche et Ramon réunis en " L " pour tenter d'accueillir tour les Délégués.