Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Appui aux Membres de l'OIE

Le mandat initial de l’OIE a évolué pour s’adapter aux besoins des Membres. Il inclut à présent les missions spécifiques suivantes :

  • Garantir la transparence en ce qui concerne la situation des maladies animales et des zoonoses dans le monde.
  • Collecter, analyser et diffuser les informations scientifiques concernant notamment les méthodes de lutte contre les maladies et le bien-être animal.
  • Apporter son expertise pour contrôler les maladies animales et les zoonoses, ainsi qu’à l'interface homme-animal-écosystèmes, tout en prenant en compte, chaque fois que possible, le concept « Une seule santé ».
  • Garantir la sécurité sanitaire du commerce international des animaux et des produits d’origine animale en élaborant et adoptant des normes sanitaires adaptées à ces échanges et en favorisant leur application, comme prévu dans l’Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires (« Accord SPS ») de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
  • Améliorer la sécurité sanitaire des aliments d’origine animale en éliminant les dangers survenant au cours de la production animale.
  • Établir des normes et des lignes directrices sur le bien-être animal en suivant une approche scientifique, et promouvoir l’application de ces textes.
  • Améliorer le cadre juridique, les compétences et les ressources des Services Vétérinaires nationaux, notamment dans leurs composantes reconnues comme bien public mondial.
  • Traiter les questions de santé animale liées au recul de la pauvreté et à l’assurance de la sécurité alimentaire.
  • Fournir une expertise aux Membres pour la compréhension et la maîtrise des répercussions des changements environnementaux et climatiques sur la santé et le bien-être des animaux.

L’OIE a récemment décidé d’aider ses Membres à mieux appliquer les normes internationales adoptées par eux, par le biais de programmes de soutien financés par d’autres fonds que les contributions des Membres. Ces contributions volontaires supplémentaires sont reçues et gérées par le Fonds mondial de l'OIE pour la santé et le bien-être des animaux.

Afin de remplir son objectif majeur et de répondre à sa priorité absolue, qui est d’, l’OIE a développé à l’intention de ceux-ci les principales actions de soutien décrites ci-après.

Le processus PVS

Le processus PVS correspond à un programme mondial en faveur du développement durable des Services vétérinaires nationaux. Ce programme comporte une évaluation PVS (qualitatif sur la conformité aux normes de qualité, fournissant des informations de référence), une analyse des écarts PVS constatés incluant la définition de priorités stratégiques pour les Services vétérinaires, ainsi que des activités, projets et programmes spécifiques visant à renforcer les capacités. Les domaines d’action possibles sont la législation vétérinaire, les partenariats public/privé, l’enseignement vétérinaire et les laboratoires (principalement sous la forme de projets OIE de jumelages). Des missions régulières de suivi du processus PVS permettent de surveiller les progrès accomplis.

Activités de renforcement des capacités

Les programmes régionaux de renforcement des capacités des Services vétérinaires des Membres de l'OIE sont établis annuellement. Ces programmes visent à renforcer la surveillance et le contrôle des maladies animales, la détection précoce des foyers et les ripostes rapides au niveau régional comme au niveau national. Ils favorisent également la mise en réseau entre les Délégués des pays auprès de l'OIE et les points focaux nationaux de l'OIE.

Les Représentations régionales et sous-régionales de l'OIE organisent en moyenne deux à quatre séminaires par région et par an afin d'assurer l'information, la formation continue et le développement des capacités des Délégués et des points focaux nationaux de l'OIE spécialisés dans les différents domaines techniques (personnes contacts chargées des relations avec l'OIE).

Ces séminaires régionaux permettent d’aborder les principales questions ci-après : droits et obligations des Délégués des Membres auprès de l'OIE, structure et qualité des Services vétérinaires nationaux, application des normes sur la santé animale, systèmes d'information sanitaire, sécurité sanitaire des aliments d'origine animale en phase de production, médicaments et produits biologiques à usage vétérinaire, maladies des animaux aquatiques, bien-être animal, faune sauvage, communication des Services vétérinaires, laboratoires.

Projets OIE de jumelages

L'initiative de jumelage entre laboratoires, lancée par l'OIE en 2006, est devenue l'un des programmes majeurs de renforcement des capacités ; plus de 30 projets sont actuellement en cours sur les cinq continents. Les projets de jumelages entre laboratoires assurent essentiellement la création et le maintien d'une expertise scientifique dans les pays en développement et permettent des liens facilitant les échanges de connaissances, d’idées et d'expériences entre deux parties. Cette démarche a été adoptée par l'OIE comme méthode d'amélioration des capacités et de l'expertise des laboratoires dans les pays en développement ou en transition. Le programme de jumelages interlaboratoires de l'OIE crée, pour ces pays, l'opportunité de développer des méthodes de diagnostic biologique scientifiques, de progresser vers la conformité aux normes internationales de l'OIE et, dans certains cas, de devenir  laboratoire de référence de l’OIE.

Suite à la Conférence mondiale sur l'enseignement vétérinaire, l'OIE travaille actuellement à un cursus de référence pour les vétérinaires. L'OIE a également l'intention de s'engager progressivement dans des projets de jumelages sur l'enseignement vétérinaire entre facultés de médecine vétérinaire et écoles vétérinaires de différents pays.

Banques de vaccins

En 2006, l'OIE a créé une banque régionale de vaccins contre l'influenza aviaire en Afrique, sous l'égide du Programme panafricain de lutte contre les épizooties (PACE), financé par l'Union européenne. En 2007, cette banque a été élargie afin de créer une banque de vaccins mondiale pour cette maladie, grâce au soutien financier accordé par le Canada (Agence canadienne de développement international ou ACDI).

Le Programme de coopération régionale sur les maladies animales émergentes ou ré-émergentes hautement pathogènes (HPED) en Asie, financé par l'Union européenne, permettra d'élargir cette banque de vaccins à des maladies autres que l'influenza aviaire sur ce continent, à savoir la fièvre aphteuse, la rage et éventuellement d'autres maladies transfrontalières émergentes ou ré-émergentes.

Études internationales

L'OIE aide également ses Membres par la commande et la publication d'études internationales qui, à ce jour, ont porté principalement sur les thèmes suivants : prévention et contrôle des maladies animales dans le monde, coût des systèmes nationaux de prévention des maladies animales et des zoonoses dans les pays en développement ou en transition et recensement / catégorisation des maladies animales prioritaires dont celles qui sont transmissibles à l'homme.

Législation vétérinaire

Dans de nombreux pays en développement ou en transition, la législation vétérinaire est inadaptée aux défis actuels et futurs. Afin d'aider ses Membres, l'OIE a publié des lignes directrices sur tous les éléments essentiels que doit couvrir une législation vétérinaire. Tout Membre ayant participé à une évaluation PVS de l'OIE peut demander une mission de suivi destinée à obtenir conseil et assistance pour moderniser sa législation vétérinaire nationale. Les lignes directrices de l'OIE sur la législation vétérinaire sont utilisées pour actualiser les dispositions législatives nationales lorsque des écarts sont identifiés au cours d'une mission d'évaluation PVS.

 

 

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