Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Texte introductif général fournissant des informations de base aux chapitres du Code sanitaire pour les animaux terrestres sur les maladies des abeilles

I. Introduction

Les vétérinaires ont généralement à s’occuper de vertébrés, qui ne présentent pas de grandes différences physiologiques entre eux ; en revanche les insectes se distinguent grandement des vertébrés aux plans anatomique et morphologique. Prise individuellement, l’abeille est dotée de toutes les fonctions physiologiques vitales mais est incapable de survivre seule. Elle est un individu parmi les milliers qui composent une société extrêmement complexe : la colonie d’abeilles. Suivant la saison, une colonie d’abeilles contient de 10 000 à 50 000 ouvrières stériles, une femelle fertile et fécondée (la reine) et, durant le printemps et l’été, quelques mâles (les faux-bourdons) chargés de féconder la reine. Les abeilles mellifères ne vivant que sous forme de colonie, du point de vue biologique et vétérinaire, c’est la colonie tout entière qui est considérée comme l’unité animale, tandis que le rucher (ensemble de ruches hébergeant chacune une colonie) constitue l’unité épidémiologique.

Dans la nature, les abeilles nidifient dans les cavités des troncs d’arbres et d’autres espaces creux. Les rayons fixés sur la partie supérieure de la cavité sont suspendus à la verticale, plus ou moins parallèlement. Les rayons sont limités en nombre et dans leur forme par la puissance de la colonie ainsi que par les dimensions de la cavité dans laquelle se trouve le nid. Les rayons contiennent le couvain et les éléments nutritifs de la ruche, le couvain étant placé au centre, le pollen et le miel se trouvant tout autour. Les ruches des apiculteurs reproduisent cette structure, ce qui permet aux abeilles d’édifier leurs rayons dans des cadres en bois amovibles. Cela facilite l’inspection du couvain et permet de récolter le miel sans abîmer l’édifice des rayons.

Dans toutes les régions du monde, l’apiculture fait partie intégrante de l’agriculture. Elle est pratiquée comme activité principale ou en complément d’autres activités agricoles. L’apiculture est souvent pratiquée à petite échelle et constitue un mode d’élevage traditionnel dans bien des cultures. La taille d’une entreprise apicole conduite par un apiculteur à temps plein dépend essentiellement de la situation socio-économique du pays. Dans certains pays, une vingtaine de colonies d’abeilles suffit à faire vivre toute une famille, tandis que dans d’autres pays une entreprise unique peut comporter jusqu’à 2 000 colonies. L’apiculture étant quasi indépendante de la possession des terres, cette forme d’élevage peut être pratiquée aussi bien sur des terres cultivées que dans des habitats naturels. L’apiculture peut se pratiquer de manière sédentaire ou migratoire (dans ce cas l’apiculteur déplace ses colonies d’abeilles pour optimiser sa production de miel ou polliniser les cultures).

Dans l’apiculture migratoire, la gestion sanitaire des populations d’abeilles mellifères est pratiquement impossible sans une notification régulière des maladies et la participation des apiculteurs eux-mêmes à cette gestion. Les ruchers sont généralement placés dans un environnement hébergeant également des populations d’abeilles mellifères sauvages. Dans les régions où les populations sauvages sont nombreuses, ce qui est le cas en Afrique, en Asie et en Amérique centrale et du Sud, les populations d’abeilles d’élevage et sauvages sont en contact permanent et interagissent entre elles. D’où les difficultés, voire l’impossibilité de mettre en place des mesures de lutte contre les maladies ou des programmes de surveillance. Même en l’absence d’abeilles sauvages, la propagation des maladies apiaires est difficile à prévenir. Le rayon d’action des colonies d’abeilles s’étend sur au moins 3 kilomètres. De plus, les colonies d’abeilles se multiplient par essaimage, c’est-à-dire qu’une partie de la colonie quitte l’ancien nid pour rechercher un nouvel emplacement où nidifier. Suivant la disponibilité de pollen et la densité des populations d’abeilles, cette recherche peut s’étendre sur plusieurs kilomètres. Il arrive également que les essaims nidifient sur des sites mobiles, par exemple des containers ; les abeilles sont alors transportées vers d’autres régions par train ou par camion, voire gagnent d’autres continents par bateau.

À l’échelle d’une colonie, il est très difficile de diagnostiquer et de contrôler les maladies des abeilles mellifères. Plus encore que pour d’autres espèces du règne animal, les possibilités de procéder à des observations cliniques et à un diagnostic dépendent des conditions saisonnières, de même que des méthodes employées. Cette contrainte s’aggrave dans les régions où le couvain se raréfie à certaines périodes de l’année, généralement en hiver, entraînant une baisse ou un arrêt de production de la ruche. Ce cycle saisonnier influe sur la prévalence des agents pathogènes et sur les possibilités de déployer des stratégies de lutte contre les maladies. Lorsque l’on envisage d’appliquer des traitements médicamenteux ou de désinfecter les ruchers avec des produits chimiques, il est impératif de veiller à ne pas contaminer les productions des abeilles telles que le miel, la cire et le pollen.

Les abeilles mellifères sont des pollinisatrices importantes des végétaux sauvages et des cultures. La valeur agronomique, environnementale et économique de ce service rendu par les abeilles est bien supérieure à celle des produits de la ruche, car il s’agit d’un service vital pour les écosystèmes. De plus, les surfaces de cultures que les abeilles sont appelées à polliniser augmentent dans le monde à un rythme plus rapide que les populations d’abeilles mellifères, ce qui intensifie la demande exercée sur les populations d’abeilles existantes et se traduit par un accroissement de l’apiculture migratoire et par une aggravation des difficultés qui en résultent pour le contrôle des maladies apiaires. De surcroît, on constate de plus en plus que les maladies traditionnelles des abeilles mellifères ne sont qu’un facteur parmi d’autres composant les syndromes multifactoriels qui affectent la santé des abeilles, notamment la qualité des nutriments disponibles, l’utilisation des pesticides et les modifications de l’environnement.

II. Espèces d’abeilles et maladies apiaires prises en compte dans le Code sanitaire pour les animaux terrestres

Environ 17 000 espèces d’abeilles ont été répertoriées dans le monde, mais le nombre total réel d’espèces existantes est estimé à environ 30 000. Parmi ces espèces figurent les abeilles sociales des genres Apis (abeilles mellifères), Bombus (bourdons) et Meliponini (abeilles sans dard), ainsi que d’autres espèces d’abeilles solitaires ou menant une vie communautaire. Le genre Apis comprend cinq espèces connues d’abeilles nidifiant dans des cavités et dont les ouvrières sont de taille moyenne (A. mellifera, A. cerana, A. nigrocincta, A. koschevnikovi et A. nuluensis), ainsi que deux espèces d’abeilles naines (A. florea and A. andreniformis) et au moins deux espèces d’abeilles géantes (A. dorsata et A. laboriosa). Les espèces d’abeilles naines et géantes façonnent leur nid à ciel ouvert plutôt que dans des cavités, et ne construisent qu’un seul rayon par nid.

Les colonies d’A. mellifera, d’A. cerana, plusieurs espèces de Bombus, nombre d’espèces d’abeilles mélipones et quelques espèces menant une vie communautaire (Osmia spp.) sont élevées pour la pollinisation commerciale des cultures et pour les produits de la ruche. Ces mêmes produits sont parfois récoltés à partir de colonies sauvages d’autres espèces d’abeilles.

Le Code sanitaire pour les animaux terrestres (ci-après dénommé le Code terrestre) prend surtout en compte les maladies et infestations affectant A. mellifera et, dans une moindre mesure, A. cerana, A. dorsata et Bombus spp., voire d’autres espèces susceptibles de faire office de réservoir ou d’héberger des nuisibles nouveaux ou émergents. Les agents pathogènes et parasites d’A. mellifera peuvent affecter d’autres espèces d’abeilles ; c’est le cas, par exemple, du petit coléoptère des ruches qui envahit également les nids des bourdons et des abeilles sans dard. Varroa spp., l’un des principaux parasites d’A. mellifera est un bon exemple d’agent passant d’un hôte à l’autre ; au fil du temps, ce parasite d’A. cerana est devenu une grave menace sanitaire pour A. mellifera.

L’abeille mellifère occidentale (A. mellifera) est originaire d’Europe et d’Afrique et constitue la plus grande des abeilles mellifères parmi celles qui élisent domicile dans des cavités. Elle est présente dans presque tous les pays du monde. Au total, 24 races d’A. mellifera ont été répertoriées. Au moins deux sous-espèces d’A. mellifera posent des problèmes de gestion aux apiculteurs. L’abeille africaine, A.m. scutellata a été introduite accidentellement en Amérique du Sud ; elle a un comportement agressif lorsqu’elle se sent menacée. L’abeille du Cap, A.m. capensis représente une menace potentielle pour les autres races d’A. mellifera dans le contexte de l’apiculture commerciale, en tant que parasite social de ces races.

Les abeilles mellifères sont sensibles à des maladies parasitaires, fongiques, bactériennes et virales. Les colonies d’abeilles mellifères peuvent être affectées par des nuisibles, des prédateurs ainsi que par des facteurs environnementaux défavorables (y compris l’action de l’homme). Compte tenu du fait que de nombreuses maladies des abeilles mellifères n’ont qu’un impact sanitaire et économique limité sur les espèces d’abeilles utilisées dans l’apiculture ou la pollinisation commerciale, le Code terrestre ne prend en compte actuellement que six maladies et infestations des abeilles. 

La loque américaine et la loque européenne sont deux maladies bactériennes réputées importantes, en raison du fait que de nombreux produits de la ruche contribuent à leur propagation, y compris le miel, qui fait l’objet d’intenses échanges internationaux.

La varroose est transmise par des acariens du genre Varroa spp., lesquels font également office de vecteurs pour certains virus. Cette maladie, présente pratiquement dans le monde entier décime les colonies d’abeilles et fait chuter la production de miel chez A. mellifera, ce qui a un impact économique mondial important.

L’acarapisose est également causée par un acarien (Acarapis woodi) et bien qu’elle ne soit pas pour le moment décrite comme une maladie à forte incidence dans les principaux pays pratiquant l’apiculture, elle affecte de manière significative la santé des abeilles mellifères adultes infestées.

L’infestation par Tropilaelaps spp. est causée par plusieurs espèces d’acariens. La distribution du parasite se limite encore à l’Asie mais le commerce international d’abeilles mellifères pourrait favoriser sa propagation dans d’autres continents.

Le coléoptère Aethina tumida affecte directement les ruches qu’il infeste ; se nourrissant de pollen et de nectar, il nuit indirectement à la production de la ruche. Originaire d’Afrique sub-saharienne, il a gagné d’autres continents probablement lors d’introductions d’abeilles mellifères vivantes ou d’autres produits infestés comme la terre, les végétaux ou les fruits.

Il est essentiel de fournir aux Pays Membres de l’OIE des recommandations cohérentes et fondées scientifiquement concernant les échanges d’abeilles mellifères vivantes, de leurs matériels génétiques et de produits apicoles, afin que les pays prennent les dispositions nécessaires pour préserver l’état sanitaire des populations d’abeilles sur leur territoire. Les chapitres du Code terrestre ont vocation à apporter cette information.

Les Services vétérinaires ainsi que les autres acteurs du secteur apicole de chaque pays doivent soutenir et participer à la mise en œuvre des mesures et des activités en lien avec la santé des abeilles mellifères (voir en particulier le chapitre 4.14 du Code terrestre). Cela nécessite un cadre réglementaire approprié, basé sur des principes scientifiques que chaque Pays Membre doit adapter en fonction de ses caractéristiques propres en matière de lutte contre les maladies et d’échanges d’abeilles, de leurs matériels génétiques et de produits apicoles exempts de risque.

III. Marchandises apicoles faisant l’objet d’échanges internationaux

Il est possible de minimiser le risque de propagation des maladies des abeilles par le commerce international de produits apicoles, en veillant à limiter les échanges aux seuls produits destinés à l’homme, à l’exclusion de ceux destinés aux élevages apicoles.

Les dispositions spécifiques s’appliquant aux importations de produits et de marchandises apicoles sont énoncées dans les chapitres 9.1 à 9.6 du Code terrestre.

Aux fins de l’application du Code terrestre, les marchandises énumérées ci-après sont prises en compte :

A. PRODUITS DES ABEILLES

Les produits issus de l’apiculture (ou de la collecte) faisant l’objet d’échanges internationaux sont le miel, le pollen collecté par les abeilles, la propolis, la cire d’abeille, la gelée royale et le venin d’abeilles mellifères.

  • Miel

Aux fins de l’application du Code terrestre, le miel est défini comme la substance naturelle sucrée produite par les abeilles Apis mellifera à partir du nectar de plantes ou à partir de sécrétions provenant de parties vivantes de plantes ou à partir d’excrétions d’insectes butineurs laissées sur les parties vivantes de plantes, que les abeilles butinent, transforment en les combinant avec des substances spécifiques qu’elles sécrètent elles-mêmes, déposent, déshydratent, emmagasinent et laissent affiner et mûrir dans les rayons de la ruche (Définition du Codex Alimentarius, Norme révisée du Codex pour le miel, CODEX STAN 12-1981, Rev.1 [1987], Rev.2 [2001]). Trois formes de miel sont prises en compte dans les chapitres du Code terrestre : le miel extrait, le miel en rayon et le miel filtré.

Miel extrait : désigne le miel extrait des rayons.

Miel en rayon : désigne le miel emmagasiné dans les alvéoles des rayons.

Miel filtré : désigne le miel extrait et passé par un filtre dont les mailles du tamis ne dépassent pas 0,42 mm de diamètre (norme de maillage [mesh] 35, voir Townsend G.F. [1975], Processing and storing liquid honey. In Honey - a comprehensive survey (E. Crane, édit.), Heinemann, Londres, pp. 269-292).

Le terme « miel » se réfère aux trois formes de miel décrites ci-dessus.

Le miel commercialisé a pour principale destination l’alimentation humaine. Il est également destiné à un usage externe (cicatrisation des plaies) et peut entrer dans la composition d’une multitude de produits transformés. Enfin, le miel peut être destiné à nourrir les colonies d’abeilles mellifères.

  • Pollen collecté par les abeilles

Les grains de pollen sont des organites contenant les gamètes mâles des végétaux en floraison. Ces grains sont agglutinés en pelotes par les abeilles au moyen de nectar, de miel ou de salive afin d’assurer leur conservation. Aux fins de l’application du Code terrestre, l’expression « pollen collecté par les abeilles » désigne le pollen récupéré une fois tombé des corbeilles de pollen des abeilles butineuses, recueilli dans une trappe à pollen ou prélevé des alvéoles des ruches d’abeilles mellifères ou d’abeilles sans dard (« pain d’abeille »).
Le pollen est commercialisé essentiellement pour l’alimentation humaine mais parfois aussi pour l’alimentation animale (y compris pour nourrir les abeilles).

  • Propolis

Aux fins de l’application du Code terrestre, la propolis désigne une substance gluante utilisée par les abeilles pour obturer les fissures de la ruche, enrober les corps étrangers et désinfecter les matériaux de la ruche. Elle est fabriquée par les abeilles à partir de résines végétales et consiste en un mélange de terpènes et d’autres substances volatiles. Deux formes de propolis sont prises en compte dans les chapitres du Code terrestre : la propolis transformée et la propolis brute. La propolis transformée se présente sous forme d’extrait alcoolique (teinture-mère) ou en poudre.

  • Cire d’abeilles

Aux fins de l’application du Code terrestre, la cire d’abeille est définie comme un mélange complexe de lipides et d’hydrocarbures produits par les glandes cirières des abeilles mellifères. Deux formes de cire sont prises en compte dans les chapitres du Code terrestre : la cire d’abeille brute et la cire d’abeille transformée. La cire d’abeille transformée est obtenue en soumettant la cire brute à un traitement thermique à 60 °C puis en la laissant refroidir jusqu’à solidification. Toute cire d’abeille n’ayant pas subi ce traitement est brute. Le terme « cire d’abeille » se réfère à ces deux présentations.

  • Gelée royale

Aux fins de l’application du Code terrestre, la gelée royale est définie comme le suc secrété par les glandes des ouvrières et déposé par celles-ci dans les cellules royales afin de nourrir les larves destinées à devenir reines. Après récolte, la gelée royale peut être conservée sous forme congelée ou lyophilisée. Elle est commercialisée principalement pour l’industrie cosmétique et le marché des compléments alimentaires à visée thérapeutique.

  • Venin d’abeilles mellifères

Aux fins de l’application du Code terrestre, le venin d’abeilles mellifères est défini comme une mixture complexe de protéines et de composantes à faible poids moléculaire secrétée par les glandes à venin des abeilles mellifères dans le but de défendre la colonie en cas d’attaque. Le venin est collecté au moyen de dispositifs spéciaux placés dans la ruche ou à l’extérieur, qui soumettent les abeilles posées sur une membrane à un micro-choc électrique visant à stimuler la production de venin, lequel est ensuite recueilli dans une coupelle en verre placée sous la membrane. Le venin d’abeilles est utilisé pour soigner certaines maladies humaines (apithérapie).

B. MATÉRIEL APICOLE DE SECONDE MAIN

On entend par matériel apicole de seconde main tout objet ou équipement ayant servi aux activités apicoles et pouvant être revendu, par exemple les ruches et les vêtements de protection. Ce matériel pouvant être contaminé par des agents pathogènes, il convient de le soumettre à un nettoyage et à une désinfection préalables avant toute importation. Les dispositions spécifiques relatives à ces traitements sont énoncées aux chapitres 9.1 à 9.6 du Code terrestre.

C. ABEILLES VIVANTES ET MATÉRIEL GÉNÉTIQUE

Les échanges internationaux d’abeilles vivantes et de matériel génétique concernent actuellement Apis mellifera ainsi que plusieurs espèces des genres Bombus, Megachila et Osmia. D’autres espèces d’abeilles feront probablement l’objet d’échanges internationaux à l’avenir. Les abeilles sont commercialisées sous diverses formes : reines et leurs ouvrières accompagnatrices dans des cages à reine, lots d’abeilles (reine et ouvrières), colonies entières avec couvain, banques de reines (plusieurs reines et un grand nombre d’accompagnatrices), cellules royales, ouvrières, faux-bourdons, larves, pupes, œufs et semence.

  • Semence d’abeilles mellifères

On entend par semence d’abeilles mellifères le sperme des faux-bourdons, fluide organique contenant les spermatozoïdes. Cette semence est secrétée par les glandes sexuelles du faux-bourdon. Elle n’est utilisée que pour la fécondation artificielle des reines.

 

  • Œufs d’abeilles mellifères

Les œufs pondus par les reines peuvent être commercialisés à des fins d’élevage.


Il est possible de limiter les risques posés par de telles importations en sélectionnant des marchandises aussi exemptes de risque que possible (par exemple les importations de sperme sont celles qui présentent le moins de risque) ou en procédant à la gestion du risque avant l’importation. Ainsi, le risque de loque peut être minimisé en procédant à la création d’essaims artificiels, toutes les abeilles vivantes d’une colonie étant alors replacées dans de nouveaux rayons dépourvus de couvain ; de même, le transfert de reines entourées d’un petit nombre d’accompagnatrices présente moins de risque que le transfert de colonies entières. Le traitement des reines ou l’approvisionnement d’abeilles issues de populations certifiées indemnes de maladies font partie des mesures de gestion du risque avant l’exportation. L’inspection des abeilles avant l’expédition ou sur le site d’arrivée contribue à maîtriser le risque associé à la présence d’acariens mais cette opération n’est pas réalisable sur les paquets d’abeilles ni sur les colonies entières. Les abeilles transportées sont souvent soumises à un traitement anti-acariens durant le transport. Le commerce de cages à reine présente l’avantage de permettre le sacrifice et l’analyse des ouvrières accompagnatrices à des fins de dépistage ; ces ouvrières sont remplacées par d’autres dans le pays importateur, tandis que la reine est soumise à une inspection rigoureuse à l’arrivée.

La quarantaine à l’arrivée requiert des infrastructures spécifiques (pièce hermétique). Ces infrastructures sont onéreuses et ne sont pas toujours disponibles dans les pays importateurs.

Toutes les dispositions spécifiques aux importations d’abeilles vivantes (telles que décrites précédemment) sont énoncées dans les chapitres 9.1 à 9.6 du Code terrestre.