Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Contrôle des compétences d’un laboratoire

1.  Introduction

1.1. Objet

Ce document contient des lignes directrices applicables à l’évaluation des capacités d’un laboratoire vétérinaire en matière de diagnostic des maladies infectieuses.

1.2. Champ d’application

Ces lignes directrices sont destinées aux Pays Membres de l’OIE qui souhaitent évaluer les laboratoires procédant à l’examen des animaux et des produits d’origine animale destinés aux échanges internationaux. Ces lignes directrices doivent être utilisées avec les Lignes directrices de l’OIE pour l’évaluation de la qualité des laboratoires qui permettent de réaliser une appréciation globale de la qualité et des capacités des laboratoires.

Ce guide respecte les exigences stipulées dans la série de normes ISO[1] 9000, la norme l’ISO/IEC[2] 17025 et le Guide ISO 43.

1.3. Comparaisons interlaboratoires

Des comparaisons interlaboratoires peuvent être effectuées pour différentes raisons dans le but :

i)     d’évaluer l’aptitude d’un laboratoire à réaliser des épreuves diagnostiques spécifiques,

ii)    de contrôler ou certifier la compétence d’un agent de laboratoire en particulier,

iii)   de contrôler ou certifier l’étalonnage des instruments,

iv)    d’harmoniser les méthodes d’analyse existantes,

v)     d’évaluer les nouvelles méthodes d’analyse,

vi)    d’assigner des valeurs et des limites aux matériels étalons,

vii)   de remédier aux écarts constatés d’un laboratoire à l’autre.

1.4. Contrôle des compétences

Lorsqu’une comparaison interlaboratoire est réalisée expressément dans le but d’évaluer la capacité d’un laboratoire à réaliser des épreuves diagnostiques spécifiques (1.3 (i) ci-dessus), il s’agit d’un contrôle de compétence. Le contrôle de compétence fait partie intégrante de la plupart des programmes d’accréditation des laboratoires.

Les contrôles de compétence sont réalisés en utilisant des ensembles définis de matériels à tester, parfaitement caractérisés, parfois appelés séries d’échantillons de contrôle. Ces séries sont soumises simultanément à tous les laboratoires participants. Les résultats sont recueillis et analysés comparativement au résultat attendu dans le but de déterminer l’aptitude d’un laboratoire à réaliser une épreuve diagnostique et à fournir des résultats corrects.

1.5. Accréditation d’un laboratoire

Un programme d’accréditation est une procédure formelle par laquelle un organisme indépendant reconnaît la qualité et les capacités d’un laboratoire. Pour conserver son statut, un laboratoire doit participer à ce programme de manière permanente et obtenir les résultats souhaités. L’organisme accorde ou refuse ce statut en fonction des exigences stipulées de qualité et de capacité.

Au stade initial de la accréditation, le laboratoire doit prouver qu’il respecte un niveau de qualité défini et constant. Dans les conditions idéales, pour pouvoir participer au programme, un laboratoire doit avoir des procédures de travail conformes à l’ISO 9000 et à l’ISO/IEC 17025 intitulé « General Requirements for the Competence of Calibration and Testing Laboratories » (1990) (critères généraux de compétence des laboratoires d’étalonnage et d’essai) pour être autorisé à participer à un programme de contrôle de compétence. Il est cependant reconnu que, pour certains laboratoires, le niveau correspondant peut être difficile à atteindre pour diverses raisons. Les lignes directrices de l’OIE pour l’évaluation de la qualité d’un laboratoire ont été préparées afin de définir un nouveau minimal de qualité.

La deuxième étape de l’accréditation comporte un contrôle des compétences programmé à intervalles réguliers visant l'évaluation de la capacité d'un laboratoire à effectuer des tests de diagnostic spécifiques. Dans la mesure où les programmes de contrôle de compétence représentent une forme de comparaison entre laboratoires, ils doivent inclure ou moins deux laboratoires. Il n’existe aucune norme reconnue pour le contrôle de compétence en matière de diagnostic vétérinaire, bien qu’il existe différentes approches au niveau national ou international. Les présentes lignes directrices ont été préparées pour être utilisées conjointement avec les lignes directrices de l’OIE pour l’évaluation de la qualité des laboratoires. Conjuguées, ces lignes directrices représentent une base acceptable pour un programme d’assurance qualité.

2.  Organisme d’accréditation et reconnaissance d’un statut

Comme pour les programmes d’accréditation, les systèmes de contrôle de compétence doivent être conduits si possible par un organisme indépendant afin d’éviter toute subjectivité dans la reconnaissance ou le refus d’un statut.

La participation à un programme international de contrôle de compétence doit être volontaire. La non participation ou la non obtention d’un statut ne doit pas interdire à un laboratoire de réaliser des tests diagnostiques ou empêcher un pays de conclure des échanges commerciaux.

L’organisme d’accréditation ne peut imposer aux partenaires commerciaux la participation à un programme et la reconnaissance d’un statut, cette procédure ne pouvant intervenir que si le laboratoire ou les autorités du pays le demandent ou y consentent.

Les laboratoires participants peuvent être amenés à participer aux frais découlant du programme.

3.  Organisation et gestion

Les détails et l’objectif du programme de contrôle de compétence, les critères de participation des laboratoires et le traitement des résultats relèvent de la responsabilité de l’organisme coordinateur, afin d’assurer le respect des droits de propriété et la confidentialité des informations.

Le gestionnaire d’un programme de contrôle de compétence doit assumer la responsabilité globale du fonctionnement, de la qualité et de la sécurité de ce programme.

Il lui appartient également d’assurer que les laboratoires participant à la production des matériels à tester respectent les exigences des normes de la série ISO 9000 et de l’ISO/IEC 17025.

Le personnel ne doit subir aucune pression ou influence susceptible de peser outre mesure sur l’analyse des résultats du contrôle de compétence ou sur le statut reconnu à un laboratoire participant.

Le personnel chargé de la production et de la distribution des matériels à tester destinés à un programme de contrôle de compétence ou participant à la réception et à l’analyse des résultats soumis par les laboratoires participants doit assurer la surveillance et la sécurité nécessaires.

4.  Méthodes de standardisation

La méthode de standardisation appliquée pour caractériser les matériels à tester inclus dans une série d’échantillons de contrôle doit répondre au minimum aux caractéristiques de performances diagnostiques exigées pour un test prescrit dans le Manuel des normes de l’OIE pour les tests de diagnostic et les vaccins.

La méthode doit être établie par rapport aux produits de référence internationaux s’il en existe. Les laboratoires participants doivent aussi être incités à aligner leurs propres procédures en utilisant les mêmes étalons internationaux.

5.  Sélection et composition d’une série d’échantillons de contrôle

5.1. Principes généraux

Pour sélectionner les matériels à tester à inclure dans une série d’échantillons de contrôle, l’évaluation initiale du statut et/ou de la réactivité des échantillons sera effectuée par le laboratoire producteur en utilisant la méthode standard.

Les matériels à tester acceptés pour inclusion dans une série d’échantillons doivent être soumis à des contrôles répétés, effectués par plusieurs opérateurs, et à des séries d’essais multiples réalisés à des jours différents. Le nombre de résultats obtenu doit être suffisant pour s’assurer que le matériel à tester est bien fiable, y compris en termes d'homogénéité.

5.2. Composition de l’ensemble d’évaluation

Le nombre d’échantillons à inclure dans une série d’échantillons de contrôle n’est pas bien défini et dépend du type d’analyse qui sera appliqué aux résultats et du nombre requis pour assurer la validité statistique.

Quelle que soit la nature du test, il convient d’inclure un minimum de trois échantillons :

i)     un échantillon certainement et fortement positif,

ii)    un échantillon certainement et faiblement positif,

iii)   un échantillon certainement négatif.

Toutefois, la limitation à trois échantillons de ce type donnerait lieu à des résultats facilement prévisibles après quelques contrôles de compétence. Il apparaît donc utile d’ajouter au moins deux échantillons supplémentaires à la série, qui peut varier d’un contrôle à l’autre. Cette approche permet d’éviter que les laboratoires participants prévoient l’issue de la procédure. Les échantillons supplémentaires peuvent être différents de ceux indiqués ci-dessus, être du même type, ou faire appel à une combinaison.

Lors de la planification du processus global de préparation, d’analyse et de distribution du matériel étudié et des éléments de l'épreuve, le prestataire devra, s'il y a lieu, prévoir les procédures et les ressources en vue d’assurer ce qui suit :

i)     sélection du matériel ;

ii)    milieu adapté à la préparation et à l’analyse du matériel à tester ;

iii)   préparation du matériel ;

iv)    mesures et analyses ;

v)     étalonnage/validation de l’équipement et méthodes de mesure ;

vi)    évaluation de l’homogénéité du matériel soumis à l’analyse ;

vii)   évaluation de la stabilité du matériel analysé ;

viii)  organisation de comparaisons interlaboratoires avec les collaborateurs, le cas échéant ; (voir note 1 ci-dessous)

ix)    installations et conditions appropriées de stockage ;

x)     conditionnement et étiquetage appropriés ;

xi)    modalités de transport et de distribution adaptées ;

xii)   analyse statistique des résultats de l’épreuve et attribution des valeurs mesurées et des incertitudes associées ;

xiii)  bonne qualité du service de communication des données aux participants.

6.  Analyse statistique des épreuves sérologiques

6.1. Types de données

Le choix de l’analyse statistique dépendra en partie du type de données généré par la méthode d’analyse à l’étude. Les données qualitatives telles que « positif », « négatif » et/ou « suspect » ont une valeur relativement limitée pour les procédures statistiques qui peuvent s’appliquer. Les données quantitatives telles que le titre final de la réaction ou les résultats semi-quantitatifs tels que les pourcentages d’inhibition sont plus souples, compte tenu des types d’analyses statistiques possibles.

Quel que soit le type de données à analyser, il est important que les résultats émanant de tous les laboratoires participants soient compatibles. Dans certains cas, il peut être demandé aux laboratoires participants d’utiliser une série de dilutions spécifique ou d’exprimer leurs résultats par rapport à un réactif de référence conventionnel.

6.2. Valeurs conventionnelles

L’une ou l’autre des deux approches suivantes peut être utilisée :

a)  Attribution d’une valeur cible avant résultat

Lors de la sélection initiale des matériels devant être inclus dans une série d’échantillons de contrôle, le laboratoire producteur aura attribué une valeur, des limites ou un statut préliminaire aux échantillons. Pour les données qualitatives, la valeur attribuée peut être la seule valeur acceptable. Dans cette hypothèse, le laboratoire producteur devra procéder à une vérification par une batterie de tests, afin de confirmer avec une plus grande certitude que la valeur assignée est correcte. Toutefois, l’objectif est qu’au moins 80% des laboratoires participants obtiennent le même résultat. Pour les données quantitatives et semi-quantitatives, la valeur assignée doit être recalculée au vu des résultats soumis par les laboratoires, en retenant la valeur moyenne après élimination des valeurs extrêmes.

b)  Attribution d’une valeur cible à la valeur consensuelle des résultats rendus par les participants

6.3. Méthodes statistiques

De nombreuses méthodes statistiques ont été appliquées aux comparaisons interlaboratoires, certaines étant beaucoup plus sophistiquées que d’autres. En règle générale, la méthode utilisée doit être valide, directe et signifiante pour les laboratoires participants.

L’analyse de fréquence est une méthode simple et signifiante pour les laboratoires participants qui souhaitent situer leurs performances par rapport à celles des autres laboratoires inclus dans le programme de contrôle de compétence.

La mesure de la variance intralaboratoire et interlaboratoire par des indices de répétabilité et de reproductibilité fournit souvent des informations utiles sur la précision et la robustesse des méthodes de test.

L’analyse de Youden est un indicateur utile des sources d’erreurs systématiques ou aléatoires susceptibles de poser des problèmes dans certains laboratoires.

7.  Critères de succès ou d’échec

Les critères de réussite ou d’échec d’un laboratoire à un contrôle de compétence doivent être définis par écrit. Ils doivent prendre en considération certains facteurs qui peuvent varier d’une maladie à l’autre et d’un type de test à l’autre. Une fois établis, ces critères doivent être appliqués de manière uniforme.

Les types d’analyses statistiques retenus doivent faciliter la prise de décision sur l’issue du contrôle. Les laboratoires qui soumettent des résultats sortant des limites établies par des moyens statistiques doivent être identifiés. Les données des tests sérologiques susceptibles de donner lieu à un résultat faussement négatif pour un animal infecté doivent être pondérées par rapport à celles qui risquent de donner lieu à un résultat faussement positif pour un animal non atteint. Dans la plupart des cas, le premier type d’erreur ne doit pas être toléré car il indique un problème de sensibilité diagnostique. Une certaine marge de manoeuvre peut cependant être accordée pour la reconnaissance d’un statut provisoire aux laboratoires confrontés à des problèmes de spécificité diagnostique.

8.  Fréquence des contrôles de compétence

Il est recommandé d’exercer un contrôle de compétence deux fois par an. Selon le pays et la maladie concernés, il convient de prendre en compte les périodes d’activité analytique maxima. Si possible, au moins l’un des tests de compétence devrait coïncider avec les périodes de forte activité.

Le renouvellement des contrôles de compétence à six mois d’intervalle assure un délai suffisant pour prendre les mesures de correction qui s’imposent et éviter au laboratoire de perdre son statut.

9.  Reconnaissance d’un statut

Les critères d’attribution, de refus ou de retrait d’un statut doivent être clairement définis.

10.  Logistique

10.1. Acceptation du programme

Le plan de contrôle de compétence doit être présenté dans sa globalité aux laboratoires répondant aux critères de participation. Cette présentation doit comporter des détails sur la fréquence des contrôles, les engagements et les délais, les méthodes d’analyse des données, l’envoi des conclusions, les critères de reconnaissance d’un statut, le traitement des résultats et la confidentialité. De plus, un formulaire à signer et à retourner à l’organisme coordinateur doit être inclus pour indiquer que le laboratoire accepte les conditions du programme.

10.2. Notification du contrôle et envoi des séries d’échantillons

Les laboratoires participants doivent être prévenus au moins un mois à l’avance de l’exécution d’un contrôle de compétence convenu. Cette notification doit indiquer la date prévue et la méthode d’expédition des séries d’échantillons. Le délai de notification peut être plus long pour les laboratoires situés dans des pays où une autorisation est nécessaire pour importer les séries d’échantillons.

Les matériels à tester inclus dans une série d’échantillons de contrôle doivent être codés de manière à ne pas dévoiler le résultat attendu. Ce codage peut être alphabétique ou numérique. Chaque laboratoire participant doit recevoir une série d’échantillons correspondant à un ensemble de codes unique, afin d’éviter toute entente entre laboratoires.

Tous les échantillons doivent être expédiés par la méthode la plus rapide et la plus directe possible. Toutes les expéditions doivent respecter les réglementations de l’IATA[3] relatives à l’envoi de matériels biologiques.

Après l’expédition, les laboratoires destinataires doivent recevoir les renseignements utiles (méthode d’expédition, transporteur, lettre de voiture, etc.) qui leur faciliteront le retrait du matériel et les formalités administratives à réception.

Les séries d’échantillons arrivées détériorés ou dans un état douteux doivent être immédiatement remplacées.

10.3. Réalisation des tests et retour des résultats

Les laboratoires participants doivent recevoir le matériel à tester dans un volume suffisant. Les délais accordés doivent leur permettre d’analyser la série d’échantillons comme ils l’entendent. Ces échantillons peuvent être analysés à plusieurs reprises et par plusieurs agents du laboratoire. Une seule série de résultats doit cependant être retournée à l’organisme coordinateur. En principe, c’est la personne habituellement chargée de réaliser les essais en routine qui doit être choisie pour traiter la série d’échantillons de contrôle.

La série d’échantillons de contrôle doit être accompagnée d’un jeu complet d’instructions relatives à la reconstitution, à la conservation, à la manipulation, aux contraintes spécifiques, à l’expression des données et aux délais à respecter pour l’envoi des résultats.

Les résultats doivent être retournés sous le format et dans les délais voulus. À défaut, le laboratoire pourrait être exclu du contrôle et perdre son statut ou le voir modifier.

L’organisme coordinateur doit accuser réception des résultats, en précisant si ceux-ci sont recevables pour l’analyse.

10.4. Analyse des résultats et rapport

L’analyse des résultats et le rapport de cette analyse doivent être faits dans des délais impartis.

Un rapport général récapitulant les résultats de toutes les analyses doit être préparé pour distribution à tous les laboratoires participants. Un code doit être attribué aléatoirement à tous les laboratoires participants pour assurer leur anonymat dans le texte du rapport général. Les laboratoires doivent être informés du code qu’ils ont reçu spécifiquement pour un plan de contrôle donné.

Les laboratoires doivent aussi recevoir un résumé relatif à leurs propres performances et avoir connaissance du statut qui leur est reconnu. Ce résumé doit indiquer clairement tous les facteurs ayant contribué à une modification éventuelle du statut antérieur. En cas d’attribution d’un statut inférieur, il est particulièrement important de faire connaître les causes réelles ou potentielles ayant motivé la décision. Dans certains cas, il peut être utile de soumettre au laboratoire une seconde série d’échantillons identiques, une fois que les mesures de correction nécessaires ont été prises.

La reconnaissance du statut peut aussi se faire sous forme d’une accréditation officielle.

Les données, les analyses effectuées et le statut reconnu aux laboratoires participants doivent toujours rester entièrement confidentiels.

11.  Publication des informations

Le principal objectif de ces lignes directrices est de supprimer les barrières commerciales et non d’en créer. On peut s’attendre à ce que les laboratoires dont le statut a été reconnu demandent qu’une vérification officielle de ce statut soit proposée aux partenaires commerciaux par l’organisme indépendant ou le coordinateur. Cette démarche ne doit être entreprise qu’à la demande ou avec le consentement du laboratoire ou des autorités du pays concerné.

12. References

ISO/IEC International Standard 17025 (2005). General requirements for the competence of testing and calibration laboratories. International Organisation for Standardisation (ISO)/International Electrotechnical Commission (ISO/IEC), ISO Central Secretariat, 1 rue de Varembé, Case Postale 56, CH - 1211, Geneva 20, Switzerland.

International Organisation for Standardisation (ISO) (1997). Proficiency testing by interlaboratory comparisons. Part 1: Development and operation of proficiency testing schemes. Part 2: Selection and use of proficiency testing schemes by laboratory accreditation bodies. ISO/International Electrotechnical Commission (ISO/IEC), Guide 43. ISO/IEC, Geneva, 19 pp.

ISO International Standards 9000:2005, 9001:2000; 9004:2000 (2000–2005). Quality management and quality assurance. International Organization for Standardization (ISO), ISO Central Secretariat, 1 rue de Varembé, Case Postale 56, CH - 1211, Geneva 20, Switzerland.

 


[1]  ISO : Organisation internationale de normalisation

[2]  IEC : Commission électrotechnique internationale

[3]  IATA : Association internationale de transport aérien

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