Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Communiqué de presse du 26 septembre 1997

Concertation des Services de santé animale au Moyen-Orient : vigilance vis à vis l’encéphalopathie spongiforme bovine

La 4e Conférence de la Commission régionale de l’Organisation mondiale de la santé animale(1) pour le Moyen-Orient s’est tenue à Amman (Jordanie), du 23 au 26 septembre 1997.

Cette conférence, où étaient invités tous les Chefs des Services vétérinaires de la région, a dressé un bilan complet de la situation sanitaire, parfois mise en péril par les problèmes affectant la stabilité économique et politique de certains pays de la région.

Les principales maladies qui affectent les animaux et constituent un frein aux échanges internationaux du Moyen-Orient restent les suivantes :

La fièvre aphteuse dont le virus de type 0 a circulé dans plusieurs pays de la région au cours du premier semestre 1997 : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Iran, Koweït, Sultanat d’Oman, Territoires autonomes palestiniens et Turquie. Dans les Emirats arabes unis et en Iran un virus de type A a été également isolé.

La peste bovine a été signalée en Arabie saoudite.

La peste des petits ruminants a été signalée en Arabie saoudite, dans le Sultanat d’Oman et dans les Territoires autonomes palestiniens.

La clavelée existe dans la plupart des pays de la région, de même que la brucellose, la rage (animaux domestiques et sauvages) et l’échinococcose/hydatidose.

En revanche, certaines maladies semblent maintenant bien contrôlées, notamment la péripneumonie contagieuse bovine (signalée seulement au Qatar), ou avoir disparu, telles la fièvre de la Vallée du Rift, la fièvre catarrhale du mouton, la dermatose nodulaire contagieuse et la peste équine.

La leucose bovine enzootique a été signalée pour la première fois en Egypte, en juin 1997, dans une ferme expérimentale.

La maladie de Newcastle a été signalée chez les volailles en Arabie saoudite, en Iran, en Israël, en Jordanie et en Turquie.

Au delà des pertes économiques sévères entraînées par certaines de ces maladies, elles constituent une menace permanente pour les autres régions, et notamment les pays de l’Europe méridionale.

Les autorités responsables de la santé animale dans la région ont, depuis plusieurs années, une autre inquiétude : celle que des animaux, ou des produits d’origine animale, contaminés par l’agent de l’encéphalopathie spongiforme bovine, ne soient introduits dans leur pays. Tel avait déjà été le cas dans le Sultanat d’Oman où, en 1989, deux bovins importés du Royaume-Uni étaient morts de cette maladie. Pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent, les Services vétérinaires ont réunis le maximum d’information de la part des experts de l’Organisation mondiale de la santé animale et de l’Organisation mondiale de la santé présents à Amman, et une recommandation a été faite à tous les pays concernés pour renforcer leur système de surveillance : contrôles accrus des importations, recherches diagnostiques sur le terrain ou au laboratoire, informations des professionnels, etc.

Une attention toute particulière a été également accordée aux maladies des chevaux, dont l’élevage revêt une très grande importance au Moyen-Orient : une recommandation a été faite à tous les pays de la région pour renforcer la surveillance et le contrôle de ces maladies, notamment grâce à un "passeport international pour chevaux" établi selon le modèle agréé par l’OIE. Ce passeport devrait accompagner tous les chevaux de compétition lors de leurs déplacements dans le monde.

Paris, le 26 septembre 1997

(1) L’OIE, organisation mondiale de la santé animale, créé en 1924, a son siège à Paris. Il réunit 146 pays et s’appuie sur les travaux de cinq Commissions régionales, dont celle du Moyen-Orient. Il a pour mission d’informer et de conseiller les services vétérinaires nationaux afin de protéger la santé publique et de contribuer au contrôle ou à l’éradication des maladies animales les plus dangereuses.

Contact : Maria Zampaglione

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