Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Encéphalopathie spongiforme bovine : l’Organisation mondiale de la santé animale apporte les dernières informations épidémiologiques en audition publique au Parlement européen

Les 24 et 25 juin 1996, les comités "Environnement", "Santé publique et protection des consommateurs" et "Agriculture et développement rural" du Parlement européen ont organisé une audition publique à Bruxelles sur le thème : "Encéphalopathie spongiforme bovine et risques pour la santé humaine". Outre les parlementaires européens, de nombreux experts, des représentants d’associations professionnelles, et le Directeur du service de surveillance des nouvelles maladies de l’Organisation mondiale de la santé ont participé à l’audition. A cette occasion, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) (1) a été invité à présenter aux parlementaires européens les dernières informations concernant la surveillance et le contrôle de l’encéphalopathie spongiforme bovine ("BSE") au niveau mondial.

  • L’évolution de l’encéphalopathie spongiforme bovine au niveau mondial peut être ainsi résumée :

    • Au 24 juin 1996, la maladie avait été reconnue essentiellement au Royaume-Uni (plus de 160 000 cas depuis 1989). Au cours des années passées quelques bovins exportés du Royaume-Uni ont succombé à la BSE au Canada (1 cas), au Danemark (1 cas), aux îles Malouines (1 cas), en Allemagne (4 cas), dans le Sultanat d’Oman (2 cas) et en Italie (2 cas). Selon l’article 3.2.13.2. du Code zoosanitaire international de l’OIE (2) ces pays ou territoires peuvent être considérés comme indemnes de BSE. Outre le Royaume-Uni, quatre autres pays européens ont signalé (outre certains cas importés) des cas sporadiques indigènes : la Suisse (221 cas), l’Irlande (125 cas), le Portugal (43 cas) et la France (20 cas).

    • Les études épidémiologiques menées sur les bovins atteints dans ces pays ont révélé, dans la plupart des cas, une contamination potentielle par des produits protéiques d'origine animale obtenus dans les établissements d’équarrissage. Des cas ont été observés chez des animaux nés après l'interdiction s’appliquant aux aliments destinés aux ruminants au Royaume-Uni (> 26 000), en Suisse (9), en Irlande (3) et en France (1).

    • L’Organisation mondiale de la santé animale suit cette maladie depuis son apparition et publie chaque vendredi, la liste des nouveaux cas qui lui sont signalés sur le site Web de l’OIE : "http://www.oie.org" ou "http://194.2.74.10".

  • Les dispositions adoptées le 24 mai dernier par les 143 Pays Membres de l’OIE ont été rappelées en ce qui concerne les échanges internationaux. Elles peuvent être ainsi résumées :

    • Le commerce international du lait, des produits laitiers, ainsi que des cuirs et peaux provenant de bovins sains vivant dans des pays où la BSE a été constatée n’est soumis à aucune restriction.

    • Les sous-produits tels que la gélatine, le collagène et le suif obtenus par des procédés qui font disparaître tout pouvoir infectieux résiduel lié à la BSE sont considérés comme inoffensifs, et il n’existe aucune preuve de l’existence d’un risque lié aux échanges de semence provenant de taureaux en bonne santé.

    • L’importation de bovins des pays où l’incidence de la BSE est élevée doit tenir compte des conditions d’élevage de ces bovins en vérifiant soit qu’ils sont nés après la date à laquelle l’interdiction d’utiliser des farines de viande et d’os provenant de ruminants dans l’alimentation des bovins a été effectivement respectée, soit qu’ils sont nés et ont été élevés dans un cheptel totalement indemne de la maladie et n’ont jamais consommé de farines de viande et d’os.

    • Certains produits (encéphales, yeux, moelles épinières, thymus, rates et une partie de l’intestin ainsi que les produits protéiques qui en dérivent) de bovins âgés de plus de six mois des pays où l’incidence de la BSE est élevée doivent être retirés de toutes les carcasses de bovins de boucherie puis détruits. Il ne peuvent donc faire l’objet d’aucun commerce.

    • Pour les pays où la maladie est spopadique, les mesures sont moins contraignantes. Toutefois, ces pays ne peuvent exporter des bovins que si l’interdiction d’alimenter les animaux de cette espèce avec des farines de viande et d’os provenant de ruminants est effectivement respectée sur leur territoire. Par ailleurs, ces farines ne devront plus faire l’objet d’un commerce international lorsqu’elles proviennent de pays où l’incidence de la BSE est élevée.

(1) L’OIE, organisation mondiale de la santé animale, créé en 1924, a son siège à Paris. Il réunit 143 pays dont les Délégués forment un "Comité international" et il s’appuie sur les travaux de quatre Commissions spécialisées dont celle du Code zoosanitaire international. Sa mission est d’informer et de conseiller les Services vétérinaires de ses Pays Membres, afin de contribuer à l’éradication des maladies animales les plus dangereuses pour l’animal ou pour l’Homme et de déterminer les normes sanitaires pour les échanges internationaux.

(2) Le chapitre complet du Code zoosanitaire international de l’OIE relatif à l’encéphalopathie spongiforme bovine et la Résolution par laquelle il a été adopté sont disponibles sur demande au Bureau central de l’OIE. L’utilisation des textes du Code est préconisée par l’Organisation mondiale du Commerce depuis 1995 en application des mesures sanitaires et phytosanitaires incluses dans les accords du GATT.

Contact : Maria Zampaglione

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