Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Menace persistante de la peste porcine classique

L’Organisation mondiale de la santé animale a organisé récemment un Symposium sur la peste porcine classique qui s’est tenu à Birmingham (Royaume-Uni), les 9 et 10 juillet 1998, avec la participation scientifique et financière de la Commission européenne (DG VI) et de la Confédération mondiale de l'industrie de la santé animale (COMISA). Cette manifestation s’est déroulée à la suite du 15e Congrès international de la Société vétérinaire porcine.

La peste porcine classique est une maladie virale contagieuse importante chez les porcs, dont la présence a des répercussions considérables sur la productivité. Les mesures nationales et internationales de quarantaine nécessaires pour limiter la propagation de la maladie restreignent considérablement les déplacements des porcs et le commerce de la viande et des autres produits d’origine porcine.

Malgré les efforts entrepris par de nombreuses administrations vétérinaires pour éradiquer la peste porcine classique et éliminer le virus des populations porcines, la maladie reste répandue dans certaines régions et continue d’avoir des retentissements économiques dans de nombreux pays asiatiques, européens et latino-américains. La réapparition récente de la peste porcine classique en Europe occidentale et centrale a eu des conséquences économiques majeures sur l’élevage porcin et a soulevé des problèmes concernant les stratégies de protection et de lutte contre la maladie.

Bien que l’éradication de la maladie et le maintien du statut de pays ou de zone indemne soient possibles sans vaccination, et soient devenus réalités dans plusieurs pays, les mesures de prophylaxie restent difficiles à appliquer dans les élevages industriels et dans les zones à forte densité porcine. Les évolutions récentes en matière de diagnostic et de vaccinologie offrent cependant de nouvelles perspectives.

Ce symposium de l’OIE a été organisé comme un espace d'échange international pour discuter de ce problème majeur. Les thèmes des différentes sessions ont porté sur les répercussions commerciales et économiques de la peste porcine classique, sur les stratégies de prophylaxie et d’éradication dans les différentes régions du monde et sur l’application de la biologie moléculaire à l’épidémiologie et à la prophylaxie de la maladie. Des communications ont été présentées par des intervenants de nombreuses disciplines différentes, exerçant des responsabilités multiples quant à cette maladie dans toutes les régions du monde.

Les participants ont estimé essentiel de mettre à jour la législation portant sur la protection et la lutte contre la maladie, et d’attirer l’attention du grand public sur les risques liés à la distribution aux porcs de déchets alimentaires crus. En cas d’épidémie sévère, les pays qui interdisent en temps normal la vaccination pourraient utilement étudier les avantages de l’utilisation en urgence des nouveaux vaccins qui permettent de différencier les réactions sérologiques post-vaccinales et post-infectieuses. La lutte contre cette maladie importante devrait être facilitée grâce aux résultats des études menées actuellement dans des élevages porcins à forte concentration, ainsi que chez les sangliers dont le nombre est en augmentation sur de nombreux secteurs géographiques.

Cette manifestation a réuni 250 participants représentant les Services vétérinaires nationaux, les instituts de recherche scientifique ainsi que le secteur industriel et commercial de différents pays d’Afrique, d'Amérique, d’Europe, d’Asie, d’Extrême-Orient et d’Océanie.

L'OIE, organisation mondiale de la santé animale, créé en 1924, a son siège à Paris. Il réunit 151 pays dont les Délégués forment un "Comité international" et s'appuie sur les travaux de quatre Commissions spécialisées et de cinq Commissions régionales. Sa mission est d'informer et de conseiller les Services vétérinaires de ses Pays Membres, afin de contribuer à l'éradication des maladies animales les plus dangereuses pour l'animal ou pour l'homme et de déterminer les normes sanitaires pour les échanges internationaux.

Contact : Maria Zampaglione

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