Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Trois priorités pour les 50 Pays Membres de l'Office international des épizzoties en Europe: surveillance de l'antibiorésistance et lutte contre la peste porcine classique et la fièvre aphteuse

La 18e Conférence de la Commission régionale pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s’est tenue à Prague (République tchèque) du 22 au 25 septembre 1998.

Cette Conférence, à laquelle étaient invités les chefs des Services vétérinaires de 50 pays d’Europe, a dressé un bilan complet de la situation zoosanitaire dans cette région.

Les maladies animales les plus préoccupantes restent :

  • la peste porcine classique, qui affecte plusieurs pays européens avec des conséquences économiques très graves,

  • l’encéphalopathie spongiforme bovine, un sujet d’inquiétude pour la santé publique et la sécurité des échanges internationaux,

  • la rage des animaux sauvages, qui constitue un grave problème en Europe de l’Est,
  • la fièvre aphteuse, qui représente toujours une menace sérieuse dans les Balkans et le Caucase.

* * *

Lors de cette 18e Conférence, trois sujets ont fait l’objet d’une attention toute particulière :

    • Le rôle du commerce international des animaux, des produits d’origine animale et des aliments du bétail dans la transmissibilité de l’antibiorésistance et les moyens de maîtriser la propagation des facteurs de résistance des agents infectieux.

    Les résultats d’une enquête réalisée par le Centre collaborateur de l’OIE pour les médicaments vétérinaires ont révélé de profondes disparités (voire des carences graves) en matière de surveillance de l’antibiorésistance des agents infectieux isolés chez les animaux. Cela conduit la Commission régionale de l’OIE pour l’Europe à recommander un effort accru de surveillance de la part de ses Pays Membres et la création d’un groupe spécialisé de l’OIE, qui présentera des propositions visant à harmoniser les méthodes de cette surveillance et à normaliser les critères utilisés pour déterminer l’antibiorésistance.

    • Les méthodes de lutte contre la peste porcine classique : recours à des vaccins de nouvelle génération.

    La peste porcine classique constitue toujours un sujet de grave préoccupation pour tous les pays européens. Deux questions particulièrement importantes ont été débattues à Prague : le rôle éventuel des sangliers dans le développement ou le maintien de l’épizootie, et le progrès que pourrait constituer l’autorisation de mise sur le marché de nouveaux vaccins à marqueur sérologique pour prévenir la maladie sans gêner les échanges internationaux. La Commission a demandé à ses Pays Membres de prendre en compte ces deux éléments dans leurs programmes de lutte et de modifier, éventuellement, leurs réglementations pour faciliter l’application de ces programmes.

    • Lutte contre la fièvre aphteuse

    Les participants à la 18e Conférence ont recommandé la création d’un groupe composé d’une représentation de l’Organisation mondiale de la santé animale, de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et de la Commission européenne. Ce groupe tripartite OIE/FAO/CE serait chargé, en liaison étroite avec les pays de la Communauté des Etats Indépendents (CEI), de proposer un programme complet de lutte contre la fièvre aphteuse dans les pays menacés par l’avancée de la maladie.

* * *

La réunion de Prague démontre, une fois de plus, que les Conférences régionales de l’OIE pour l’Europe constituent un lieu privilégié de rencontre entre les chefs des Services vétérinaires de tout le continent. Elles permettent notamment un dialogue fructueux entre les États membres de l’Union européenne et les pays d’Europe centrale ou orientale, favorisant ainsi le développement des échanges et les transferts de technologie indispensables aux progrès de l’élevage.

Elles révèlent une volonté commune d’harmoniser les méthodes de surveillance et de lutte contre les épizooties en vue de protéger la santé animale sans jamais mettre en péril la santé publique.

PARIS, le 25 septembre 1998

Contact : Maria Zampaglione

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