Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Communiqué de presse du 10 octobre 1996

Vers une coordination internationale des recherches et des études epidémiologiques sur les encéphalopathies spongiformes transmissibles.

 

  • Du 8 au 10 octobre 1996, un Groupe international d’experts des encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) (1) s’est réuni au siège de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) (2) sous la présidence du Docteur G. Thomson (Afrique du Sud).

  • Les 143 Pays Membres de l’OIE avaient été invités à envoyer leurs représentants à cette réunion, à laquelle ont participé également des représentants de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Les participants à la réunion ont dressé un bilan des recherches et études épidémiologiques réalisées à ce jour dans le monde, dans un document qui sera prochainement diffusé par l’OIE.

  • Quatre sous-groupes d’experts ont établi des recommandations sur les axes de recherche qui leur ont paru les plus importants, dans les domaines suivants :

    1. Recherche fondamentale sur les EST : elle visera essentiellement à déterminer la nature des agents responsables des EST, à élucider la pathogénie de ces maladies, à préciser les facteurs qui influencent la réceptivité des animaux et de l’homme.

    2. Transmission des EST : les objectifs de recherches seront de déterminer la réceptivité éventuelle des différentes espèces animales à une administration orale de produits infectés, ou de rechercher l’existence éventuelle de vecteurs invertébrés des EST, de déterminer la nature des produits infectieux (en étudiant particulièrement le sperme et les embryons) et de préciser l’influence des facteurs génétiques sur la réceptivité à ces maladies.

    3. Diagnostic des EST : les recherches viseront à améliorer le diagnostic clinique des EST chez les animaux vivants par des méthodes histologiques, immunohistochimiques ou sérologiques (tests sur le liquide céphalo-rachidien, l’urine et divers tissus). Le typage des souches sera harmonisé et généralisé, et le recours aux animaux transgéniques sera encouragé.

    4. Etudes épidémiologiques des EST : elles feront appel au concept de l’analyse du risque qui prend en compte les facteurs les plus importants que sont l’emploi des farines de viandes dans l’alimentation des animaux, les méthodes d’équarrissage, l’existence d’EST indigènes, etc. Les méthodes de surveillance des EST seront fondées sur l’identification précise des animaux et la recherche systématique des cas suspects, parmi les animaux vivants ou morts.

 

L’Organisation mondiale de la santé animale devra, par ailleurs, rassembler et diffuser régulièrement la liste des programmes de recherches sur les EST conduites dans le monde, de même qu’il favorisera la collecte d’images et l’édition de vidéo-films sur les EST animales. L’OIE renforcera également les dispositions prises par ses Commissions et Groupes de travail spécialisés pour harmoniser les méthodes de diagnostic des EST (et notamment le typage des souches), ce qui permettra une amélioration de la surveillance épidémiologique mondiale de ces maladies en recourant à des systèmes de référence équivalents sur le plan international.

L’OIE appellera l’attention des gouvernements sur la nécessité d’apporter leur soutien financier aux programmes de recherches recommandés, dans l’intérêt de la santé animale et de la santé publique.

Paris, le 10 octobre 1996

(1) Les principales EST concernées étaient l’encéphalopathie spongiforme bovine, la tremblante des ovins, l’encéphalopathie transmissible des visons, la cachexie chronique des cervidés et la maladie de Creutzfeldt-Jakob (chez l’homme).

(2) L’Organisation mondiale de la santé animale, organisation mondiale de la santé animale, créé en 1924, a son siège à Paris. Il réunit 143 pays et a pour mission d’informer et de conseiller les Services vétérinaires nationaux afin de protéger la santé publique et de contribuer à la maîtrise des maladies animales les plus dangereuses.

Contact : Maria Zampaglione

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