Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Vers une lutte organisée contre les encéphalopathies spongiformes transmissibles des animaux en Europe.

La 17e Conférence de la Commission régionale pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) (1) s’est tenue à St Paul’s Bay (Malte) du 24 au 27 septembre 1996.

Cette Conférence, à laquelle ont participé les Chefs des Services vétérinaires de 37 pays d’Europe, a dressé un bilan complet de la situation sanitaire dans cette région.

Parmi les maladies animales les plus préoccupantes restent la peste porcine classique, qui affecte presque tous les pays européens et sévit avec une intensité particulière en Europe centrale et orientale, et la fièvre aphteuse. Cette dernière maladie a éclaté cet été dans les Balkans mais semble maintenant maîtrisée grâce à la réaction rapide des gouvernements intéressés et l’aide d’urgence de l’Union européenne, de la FAO et de l’OIE.

Par ailleurs, la Conférence a discuté des conséquences économiques de la maladie et du danger potentiel que pourraient représenter, pour la santé humaine, les nombreux cas d’encéphalopathies spongiformes (dont la "maladie de la vache folle" et la tremblante du mouton). La Conférence a donc préconisé des règles de surveillance sanitaire internationale de ces maladies et l’OIE va organiser, prochainement, une réunion des plus hautes autorités sanitaires mondiales afin de favoriser la coordination des recherches scientifiques et épidémiologiques à ce sujet.

La 17e Conférence de Malte a abordé, par ailleurs, deux autres sujets importants :

    Le premier concernait la surveillance et la lutte contre les maladies des poissons de mer qui constituent, directement ou indirectement, la source de pertes économiques sévères pour l’industrie de la pêche et l’aquaculture. Les Services vétérinaires des pays européens ont résolu de renforcer leur coopération dans ce domaine, notamment en intensifiant la surveillance et la prophylaxie sanitaire des maladies les plus graves, telles que la nécrose hématopoïétique infectieuse, la septicémie hémorragique virale, la nécrose nerveuse virale, la furonculose ou la tuberculose des poissons ...

    Le second sujet concernait l’harmonisation des certifications vétérinaires indispensable à la libre circulation des animaux et produits d’origine animale en Europe. Pour atteindre un objectif aussi difficile, les Pays Membres de la Commission régionale pour l’Europe de l’OIE se sont accordés sur quelques principes de base qui permettront leur reconnaissance mutuelle, et notamment sur certaines modalités pratiques permettant d’éviter l’utilisation de faux certificats, ou de certificats de complaisance.

Enfin les participants ont adopté une recommandation concernant les mesures de contrôle sanitaire des chevaux de compétition, qui devrait favoriser leur importation temporaire dans les pays où se tiennent des manifestations équestres internationales, y compris les Jeux olympiques.

Cette Conférence aura illustré, une nouvelle fois, l’intérêt d’une solidarité internationale entre les pays européens pour faire face aux problèmes sanitaires graves, et démontré que leurs ressources leur permettent de conserver l’un des meilleurs statuts zoosanitaires du monde.

Paris, le 27 septembre 1996

(1) L’OIE, Organisation mondiale de la santé animale, créé en 1924, a son siège à Paris. Il réunit 143 Pays Membres, et s’appuie sur les travaux de cinq Commissions régionales, dont l’une pour l’Europe. Il a pour mission d’informer et de coordonner les Services vétérinaires nationaux afin de protéger la santé publique et de contribuer à l’éradication des maladies animales les plus dangereuses.

Contact : Maria Zampaglione

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