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29e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie

L’amélioration de la prise en charge des maladies animales aquatiques émergentes est cruciale pour les pays d’Asie, de l’Extrême-Orient et de l’Océanie

L’émergence de nouvelles maladies animales aquatiques est une caractéristique de la croissance rapide de l’industrie planétaire de l’aquaculture au cours des dernières décennies. Certaines ont généré des panzooties, et leur impact économique et environnemental est considérable. 

Parmi les 36 Pays membres de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie figurent plusieurs des dix principaux producteurs aquacoles au monde ; ils fournissent 90%1 du volume de la production aquacole mondiale. 

Plus de 40 %2 de ces pays ont du faire face à des maladies animales aquatiques animales – maladies émergentes, pour la plupart – au cours des dix dernières années. Ces maladies ont eu un impact considérable sur la production, le commerce ou l’environnement. Les pays concernés jugent donc essentiel de parvenir à identifier la meilleure prise en charge possible de ces maladies, de manière à juguler leur impact et prévenir leur propagation transfrontalière.  


Il a été relevé au cours de la conférence que les facteurs les plus importants pour garantir une réaction efficace face aux maladies émergentes sont, entre autres, une détection précoce et une réaction rapide face aux foyers. Pour ce faire, l’amélioration de la transparence dans le signalement des maladies dans la région ainsi que le partage des informations épidémiologiques sont fondamentaux.

Bien que la plupart des pays de la région soient déjà convenablement préparés et prémunis contre les maladies émergentes, les débats de la 29e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie ont permis d’identifier certaines failles qui pourraient faire l’objet d’un renforcement des capacités, avec le soutien de l’OIE, par le biais de la composante aquatique du Processus PVS

La responsabilité de la gestion de la santé animale aquatique est souvent partagée entre les Autorités vétérinaires et les autorités compétentes en matière de pêche et d’aquaculture, et cette répartition des rôles n’est pas toujours aisée. Dans ce cadre, « une coopération accrue entre les Autorités vétérinaires et les Services de Santé des Animaux aquatiques est de la plus haute importance pour une meilleure prise en charge des maladies aquatiques animales, notamment les maladies émergentes. C’est le socle nécessaire d’une prévention efficace, d’une détection et d’une réponse précoces, et d’un meilleur contrôle de ces maladies », a conclu le Dr Bernard Vallat. La nécessité d’une coopération accrue est illustrée par le Plan-Cadre de travail régional de la Commission régionale pour 2016-2020, ratifié au cours de la Conférence, et dont l’enjeu est la coopération entre Services vétérinaires et services de santé aquatique animale.  

A plus large échelle, l’OIE s’engage à faciliter une coopération régionale précoce quant à la question des maladies émergentes, en particulier là où l’impact est considérable et la propagation transfrontalière, probable.



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[1] Source: FAO, 2015.

[2] Source : Questionnaire envoyé aux Pays membres de la Commission régionale de l'OIE pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie, en vue de la Conférence, 2015.

 

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