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29e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie

Le manque de coordination entre les secteurs de la santé animale et de la santé publique peut anéantir les efforts consentis par ailleurs pour préserver « Une seule santé »

L’émergence de nouvelles maladies d’origine animale représente une menace conséquente et permanente contre la santé publique, la santé animale, l’environnement, et la sécurité de l’approvisionnement alimentaire. Ces risques existent dans un contexte mondial d’une croissance substantielle des populations humaines, de la production agricole et animale, de la mondialisation, du commerce international, des voyages et d’une augmentation préoccupante de la demande de produits d’élevage. 

La protection de la santé publique mondiale est une responsabilité commune aux autorités de santé animale et humaine, ce qui devrait garantir, dans chaque pays, la présence d’équipes d’intervention rapide bien formées et opérationnelles aux niveaux local et national, afin de permettre une réaction efficacement coordonnée et organisée des services de santé publique. 

Dans ce contexte, un concept d’approches et de collaboration multi-secteurs dans la gouvernance du secteur public est un facteur primordial de réussite dans l’établissement de services sanitaires nationaux opérationnels et bien organisés.

En tant qu’organisations intergouvernementales de référence dans les domaines de la santé publique et animale, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont agi activement pour la promotion et la mise en œuvre d’une approche collaborative intersectorielle entre institutions et systèmes, pour la prévention, la détection et le contrôle des maladies entre l’animal et l’homme. 

L’OIE et l’OMS élaborent, publient et révisent constamment des réglementations et normes intergouvernementales, non seulement dans le domaine des méthodes de prévention et de contrôle sanitaire, mais aussi concernant la qualité des systèmes nationaux de santé animale et de santé publique. La coordination de la mise en oeuvre de ces normes aux niveaux national, régional et mondial et d’une coopération efficace entre Services vétérinaires et Services de Santé publique dans le monde garantit le contrôle des menaces sanitaires aux plans national et mondial.

L’OMS et l’OIE ont donc développé une approche opérationnelle visant à promouvoir l’utilisation concomitante et facilitée :

  • du Processus PVS (Performance des Services vétérinaires) de l’OIE, qui est un programme mondial pour l’amélioration durable de la qualité des services vétérinaires en application des normes internationales de l’OIE ;
  • et du Règlement sanitaire international (RSI) de l’OMS, qui vise à prévenir, protéger, contrôler et faire face à la propagation internationale des maladies, tout en cherchant à ne pas grever inutilement le trafic et le commerce. 

Les deux programmes permettent aux pays d’identifier les forces et faiblesses existant au sein de leurs fonctions et actions respectives, et de promouvoir la priorisation et les améliorations possibles. Un Guide a été mis au point afin d’aider les Pays membres à mieux comprendre l’importance d’une bonne gouvernance à l’interface homme-animal. Des outils leur permettent également de passer à la loupe leurs capacités, notamment celles ayant trait aux collaborations transversales, et pourront servir de socle à l’expansion d’ateliers de travail RSI/PVS nationaux.  

Ce Guide est le document de base mis à la disposition des Pays membres pour l’organisation de rencontres nationales entre Services vétérinaires et Services de Santé publique et pour développer le concept « One Health, Une seule santé » à l’échelle nationale.

« La coordination et la collaboration entre Services vétérinaires, Services de Santé publique, et autres autorités compétentes est cruciale si l’on veut agir efficacement et gérer de la meilleure manière possible les ressources humaines et financières disponibles. Un manque de coordination peut suffire à anéantir tous les efforts consentis par ailleurs », a souligné le Dr Vallat, Directeur général de l’OIE, au cours de la 29e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie.



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