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29e Conférence de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie

L’avenir des communautés pastorales doit prendre en compte l’amélioration des systèmes de santé animale

Les deux tiers des terres agricoles sont des pâturages, lesquels se caractérisent souvent par des conditions climatiques et topographiques qui en rendent l’exploitation ardue pour l’homme. Par le biais de différentes techniques d’élevage mobile du bétail, les communautés pastorales se sont bien adaptées à un type d’environnement, au sein duquel les populations humaines et animales ne pouvaient survivre d’autre manière. Ces populations ont su tirer parti de ces réserves de terre incultivables pour y développer un potentiel écologique et économique unique.

« L’OIE apporte son entier soutien aux systèmes pastoraux en tant que facteurs potentiels de production de protéines nobles, de réduction de la pauvreté et d’une gestion durable des terres sans alternative de production agricole », a réaffirmé le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE, au cours de la 29e Conférence de la Commission générale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie. 

Néanmoins, les communautés pastorales sont sous-représentées sur le plan national au niveau législatif et doivent faire face à de nombreuses menaces, comme des politiques préjudiciables à l’utilisation de la terre, ou le manque de services sociaux comme la santé et l’éducation, l’insécurité de l’approvisionnement alimentaire, les catastrophes naturelles, les conflits et les maladies animales transfrontalières. Les risques qui pèsent sur le futur du pastoralisme sont planétaires, et de nature à peser, à long terme, sur des populations dont le mode de vie et le savoir font partie de l’héritage mondial de l’humanité.

Pour soutenir l’existence de ces communautés en milieu pastoral, une prise en charge efficace de la santé animale est l’un des principaux défis à relever. Néanmoins, la mobilité des troupeaux de bétail dans les zones reculées complique l’accès à des soins vétérinaires de qualité et à des services de développement agricole. La formation et le recours – sous la supervision de vétérinaires – à des para-professionnels vétérinaires issus de communautés pastorales et se déplaçant avec elles, s’avèrent une ressource à la fois utile et fondamentale. « Il est nécessaire de mieux comprendre les méthodes de gestion et les déplacements pastoraux afin d’être en mesure de fournir les services appropriés et de dispenser les formations adéquates aux para-professionnels vétérinaires au sein des communautés pastorales, en relation avec des vétérinaires d’état et/ou privés », a précisé le Dr. Vallat. Il est également fondamental d’œuvrer à la mise en œuvre de politiques vétérinaires standardisées – lesquelles peuvent s’appuyer sur les résultats des évaluations PVS de l’OIE – afin de résorber la vulnérabilité des communautés pastorales. En outre, il est recommandé de resserrer la collaboration entre les Services vétérinaires et les Services de Santé publique et de favoriser l’approche « Une seule santé ».   

L’OIE est engagée à sensibiliser les décideurs de haut niveau à la valeur ajoutée du pastoralisme aux économies nationales et aux moyens de subsistance, et à la nécessité de concevoir des politiques et réglementations appropriées. C’est pourquoi l’OIE a fondé, depuis 2013, une Alliance des pays ayant des activités pastorales exercées par des nomades en soutien des systèmes pastoraux et travaille en permanence à combattre les maladies animales transfrontalières qui menacent les économies pastorales, en établissant des normes intergouvernementales, des stratégies mondiales pour le contrôle (fièvre aphteuse) ou l’éradication (peste des petits ruminants) des maladies, des banques régionales de vaccins, et par le biais du Processus PVS. 

L’OIE va poursuivre son travail de sensibilisation aux enjeux du pastoralisme et à la santé et au bien-être des bergers et de leurs animaux. Une Conférence mondiale sur la sauvegarde du pastoralisme en collaboration avec la Mongolie est en cours de préparation.

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