Organisation Mondiale de la Santé Animale

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10ème Conférence de la Commission Régionale de l'OIE pour le Moyen-Orient

Le renforcement des capacités des laboratoires est prioritaire dans la région

Doha, 29 octobre 2009 – Les participants à la 10ème Conférence de la Commission Régionale de l'OIE pour le Moyen-Orient, tenue à Doha au Qatar, du 25 au 29 octobre 2009, ont conclu que la priorité doit être donnée à l’appui aux capacités des laboratoires vétérinaires de la région.

« Les capacités des laboratoires sont prioritaires pour la prévention et le contrôle des maladies animales, y compris des zoonoses, ainsi que pour la sécurité sanitaire des aliments à tous les stades de la production animale », a expliqué le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE.

Le renforcement des capacités des laboratoires a déjà débuté grâce à l'Initiative dite de Jumelage de l'OIE par laquelle, les laboratoires candidats potentiels sont identifiés au Moyen-Orient pour des projets concernant les maladies prioritaires et seront jumelés avec des Laboratoires de référence de l'OIE dans d'autres régions du monde. Ce programme de jumelage permet des échanges directs entre les chercheurs des laboratoires jumelés et facilite la création et le renforcement d'une communauté scientifique vétérinaire dans les pays du Moyen-Orient. Il s'agit là d'un facteur très important pour la participation de la région aux mécanismes mondiaux d'élaboration des normes selon les termes de l'accord SPS de l'Organisation Mondiale du Commerce.

« Il est important de convaincre les pays développés, qui grâce à des investissements massifs sont devenus indemnes de maladies infectieuses majeures, y compris de zoonoses, que la meilleure manière de protéger ce statut indemne est de collaborer au diagnostic et à l'éradication des maladies présentes sur le territoire de pays encore touchés par des maladies infectieuses, de manière à ce qu'ils cessent d'être des réservoirs d'agents pathogènes, » a commenté le Dr Vallat.

L'OIE continuera à soutenir les Pays Membres en renforçant la gouvernance de leur système de santé animale. Elle le fera en évaluant la conformité des Services vétérinaires nationaux aux normes de qualité de l'OIE et en apportant son appui à leur mise à niveau, y compris les laboratoires et les composantes de l'enseignement vétérinaire, en utilisant l'outil PVS de l'OIE pour l'évaluation de la performance des Services Vétérinaires.

La brucellose est une menace majeure pour la santé publique et un obstacle majeur au développement de l'économie rurale

La Conférence a également évalué l'impact de la brucellose, zoonose majeure, dans les pays de la région du Moyen-Orient. La maladie représente un obstacle clé au développement des élevages et de l'économie rurale, avec de lourdes répercussions sur la santé publique, la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire des aliments, en particulier en ce qui concerne la production de lait.

« Les mécanismes de prévention et de contrôle qui pourraient aider à contenir la brucellose, et en fait n'importe quelle autre maladie infectieuse animale, ne sont souvent pas encore mis en œuvre convenablement ni en temps voulu dans plusieurs pays de la région,» a déploré le Dr Vallat,

L'évaluation à laquelle il a été procédé au cours de la Conférence souligne différents facteurs à l'origine de l'incidence de la brucellose chez l'animal comme chez l'homme. La stratégie de contrôle de la maladie doit se fonder sur l'utilisation de Services Vétérinaires efficaces, conformes aux normes de qualité de l'OIE, et sur une bonne compréhension des variantes locales et régionales en matière de pratiques d'élevage, de coutumes sociales et de schéma épidémiologique de la maladie.

La vaccination, nécessaire pour assurer l'immunité de la population animale susceptible, n'est pas appliquée à grande échelle ni suivie avec constance dans un certain nombre de pays de la région. Et dans le cas d’apparition de foyers de brucellose, les mesures appropriées de surveillance épidémiologique et de contrôle de biosécurité ne sont pas toujours exécutées.

De plus, on observe souvent, à la base du problème, une gouvernance vétérinaire inappropriée et un défaut de coopération entre les propriétaires d’animaux et les vétérinaires. « Il nous faut insister sur le fait qu'une bonne collaboration entre les vétérinaires et les propriétaires de bétail est un facteur clé pour le succès dans la lutte contre la brucellose », commente le Dr Ghazi Yehia, Représentant régional de l'OIE pour le Moyen-Orient.qui s’est

Discussions ouvertes sur les nouvelles normes de l'OIE et le projet de Cinquième Plan Stratégique de l'Organisation

La Conférence a été l'occasion pour tous les pays représentés de discuter de la mise à jour des normes des Codes sanitaires pour les animaux terrestres et aquatiques de l'OIE.

Dans le cadre du processus démocratique sur lequel se fonde l'OIE, le projet de Cinquième Plan Stratégique de l'Organisation a également été examiné.

Entre autres choses, le projet de Plan renforce les lignes directrices stratégiques clés afin de promouvoir:

  • les capacités (formation des Délégués et de leurs Points focaux nationaux) et les autres activités mises en œuvre par l'OIE par l'intermédiaire de ses cinq Représentations Régionales,
  • l'influence de l'OIE sur les politiques mondiales, régionales et nationales portant sur les mécanismes de gouvernance visant à améliorer la santé animale, ainsi que sur la définition des priorités en matière de politiques de recherche scientifique,
  • le rôle de soutien de l'OIE aux Pays Membres, afin de les aider à résoudre les conflits sanitaires bilatéraux ou multilatéraux,
  • la reconnaissance officielle du statut indemne des pays au regard de maladies additionnelles, y compris certaines maladies équines.

M. Abdullah Bin Mubarak Bin Abud Al Moadadi , Ministre de l'Environnement du Qatar, a ouvert la Conférence en déclarant : « J'exprime ma gratitude au soutien fourni par l'OIE à ses Pays Membres dans la région, et j'appuie fortement les mesures prises par l'OIE pour promouvoir le contrôle des maladies animales et des zoonoses à l'échelle mondiale et régionale. »

Des personnalités gouvernementales de haut niveau des Pays Membres de l'OIE ainsi que des Organisations mondiales (FAO, OMS, etc.), régionales et nationales ont participé à la Conférence.

La Conférence a été accueillie par le Gouvernement du Qatar, elle était présidée par le Dr Kassem Nasser Al-Qahtani, Délégué du Qatar à l'OIE, avec le soutien du siège de l'OIE et de la Représentation régionale de l'OIE pour le Moyen-Orient.

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