Organisation Mondiale de la Santé Animale

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11e conférence de la Commission régionale de l’OIE pour le Moyen-Orient : L’analyse coût-bénéfice de la prévention et du contrôle des maladies et les programmes de vulgarisation sont des outils clés des politiques de santé animale

Beyrouth, le 13 octobre 2011 – La 11e conférence de la Commission régionale de l'OIE pour le Moyen-Orient s’est tenue à Beyrouth, au Liban, du 3 au 7 octobre 2011. Le Ministre de l’agriculture du Liban était présent à l’occasion de l’ouverture de la Conférence. Parmi les participants se trouvaient des Délégués de l’OIE, des représentants de haut niveau des gouvernements des Pays Membres de l'OIE de la région et des organisations régionales et nationales.                                                

La conférence a été très aimablement accueillie par le Liban. Elle a été présidée par le Docteur Nabih Ghaouch, Délégué du Liban auprès de l'OIE, et co-présidée par le Docteur Kassem Nasser Al-Qahtani, Délégué du Qatar et Président de la Commission régionale de l’OIE pour le Moyen-Orient, avec l'appui du siège de l'OIE et de la Représentation régionale de l'OIE pour le Moyen-Orient.

Deux thèmes techniques ont été discutés lors de cette Conférence :

  • Thème technique I : « Préparation du plan stratégique vétérinaire et analyse coût-bénéfice ».
  • Thème technique II : « Programmes de vulgarisation relatifs aux activités des Services vétérinaires ».


Les participants se sont accordés sur le fait que les pays de la région devaient accroître l’utilisation des analyses coût-bénéfice dans le cadre des plans stratégiques des services vétérinaires.

« Il est important d'inclure l’analyse coût-bénéfice aux plans stratégiques des Services Vétérinaires car cette approche démontre que le coût de la prévention des principales maladies animales est significativement inférieur au coût engendré par les foyers de maladie et les crises sanitaires et permet une gestion efficace des ressources des Services vétérinaires, en conformité avec le concept de bonne gouvernance souligné par l’OIE », a déclaré au nom du Docteur Bernard Vallat Directeur général de l'OIE, le Docteur Monique Eloit, Directrice générale adjointe

Des analyses économiques antérieures co-financées par l’OIE, la Banque mondiale et l’Union Européenne attestaient déjà que les bénéfices significatifs découlant de l’amélioration des mesures de prévention et de contrôle des maladies justifiaient largement le coût des investissements.

Les discussions ont également porté sur l’importance de soutenir le développement de programmes de vulgarisation dans le domaine des activités des Services vétérinaires en prenant en compte les pratiques traditionnelles observées dans la région du Moyen-Orient. Sensibiliser les étudiants vétérinaires au cours de leur formation pourrait être un moyen de répondre à cette volonté.


Améliorer la gouvernance des Services vétérinaires

Les conférences des commissions régionales de l'OIE servent également à discuter de la stratégie générale de l'Organisation en faveur d'une amélioration de la gouvernance des Services vétérinaires dans la région.

En tant que bien public mondial, les Services vétérinaires doivent être capables d'agir et de réagir au sein d'un cadre législatif national efficace et structuré et doivent être dotés des ressources financières et humaines adéquates pour sa mise en œuvre. Les participants ont par conséquent recommandé que l'OIE continue d'aider ses Pays Membres à renforcer la gouvernance de leur système de santé animale et à se mettre en conformité avec les normes de qualité de l'OIE en utilisant la procédure PVS de l'OIE, y compris l’Outil d’analyse des écarts. Cet outil permet notamment de préparer des budgets opérationnels quinquennaux pour les Services vétérinaires nationaux sur la base du rapport d'évaluation initial, des priorités identifiées des pays, et permet de définir les tâches, ressources humaines, physiques et financières requises pour que les Services vétérinaires puissent fonctionner de manière optimale en conformité avec les normes internationales de qualité.

Cette aide à l'amélioration des Services vétérinaires inclut également la formation du personnel de laboratoire et des vétérinaires.

La morve, qui est une maladie très dévastatrice des équidés, transmissible à l'homme, a été récemment citée comme exemple du rôle central que jouent les laboratoires vétérinaires dans la maîtrise des foyers de maladies, en particulier en aidant à la détection précoce qui est une étape cruciale dans le contrôle rapide des maladies.

Les participants ont souligné que les Services vétérinaires ont également un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre d'une stratégie durable en matière de bien-être animal au Moyen-Orient notamment en ce qui concerne le transport et l'abattage des animaux. À cet égard, une communication très utile sur la compatibilité des normes de l'OIE avec les préceptes religieux pour l'abattage des animaux a été présentée.

Enfin, les Délégués de la Commission régionale de l’OIE pour le Moyen-Orient ont approuvé deux résolutions, relatives à chacun des thèmes techniques discutés pendant la Conférence, dont les résultats serviront de base au prochain programme de travail de l’OIE dans la région.

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