Organisation Mondiale de la Santé Animale

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19e Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour les Amériques

La Havane, 21 novembre – La Commission régionale de l'OIE pour les Amériques s'est réunie pour sa 19e Conférence à La Havane (Cuba) entre le 18 et le 21 novembre 2008 à l'invitation du gouvernement cubain. Sous les auspices de l'OIE, les pays du continent américain développeront, actualiseront et harmoniseront leurs normes relatives à la santé et au bien-être animal en général, ainsi qu' à l'utilisation appropriée des biotechnologies dans la production et l'utilisation des vaccins et des épreuves diagnostiques.

« L'un des principaux obstacles à l'amélioration de la santé animale dans cette région est l'absence dans certains pays d'un cadre législatif vétérinaire solide, concernant notamment l'utilisation des nouvelles technologies. Nous devons nous attaquer à ce problème », a déclaré le Dr Bernard Vallat .

Dans une région du monde où la rage reste une menace majeure pour la santé publique dans plusieurs pays, les avancées tangibles réalisées dans le domaine de la vaccination peuvent s'avérer décisives.. L'apparition des vaccins à ADN recombinant a permis de favoriser la lutte contre la maladie, et c'est effectivement grâce à l'utilisation de vaccins antirabiques à ADN recombinant par voie orale, que des milliers de vies humaines et animales ont pu être sauvées dans plusieurs parties du monde, y compris sur le continent américain. La maladie d'Aujeszky (pseudorage) est également sous contrôle dans de nombreuses régions d'Amérique et d'Europe, principalement grâce à l'utilisation d'un vaccin recombinant. Les programmes de recherche en cours permettront d'aboutir aux mêmes résultats pour d'autres maladies animales.

De nouvelles épreuves diagnostiques et de nombreuses autres méthodes rapides et procédés de détection des agents pathogènes ou de réponse immunologique post-infection démontrent la valeur ajoutée de la biotechnologie dans l'amélioration de la santé et du bien-être animal à travers le monde. Les pays ont demandé à l'OIE de développer des normes supplémentaires en matière de biotechnologie pour la production et l'utilisation de ces produits, et ce par l'intermédiaire du réseau de Centres collaborateurs ainsi que par le soutien aux Membres pour la mise à jour de leur législation.

Supprimer les barrières commerciales en relation avec les maladies animales

La Conférence a également souligné que des barrières commerciales injustifiées s'opposaient encore fréquemment aux échanges d'animaux et de produits animaux, en grande partie dues au non-respect de l'Accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) de l'OMC par de nombreux pays, malgré le mandat d'organisation mondiale de référence pour les questions zoosanitaires accordé par l'OMC à l'OIE. Lors de la Conférence, les pays se sont engagés à s'impliquer davantage dans les processus d'élaboration des normes et de médiation de l'OIE, s'appuyant sur le soutien apporté dans ce domaine par les Représentations régionales et sous-régionales de l'OIE en Amérique.

La Conférence a réaffirmé que les normes de l'OIE concernant la compartimentalisation, le zonage ou la traçabilité constituaient autant de moyens permettant de faciliter des échanges commerciaux sûrs, en particulier pour les pays qui continuent de devoir faire face à des problèmes liés aux maladies animales. L'application des normes, des recommandations et des lignes directrices détaillées dans les Codes sanitaires pour les animaux terrestres et aquatiques de l'OIE garantit et sécurise les échanges commerciaux entre l'ensemble des pays, et a un impact positif dans les domaines de la production animale, de la sécurité sanitaire des aliments ainsi que de la santé publique.

« Les pays les moins développés sont ceux qui ont le plus de difficultés parce qu'ils sont piégés dans un cercle vicieux de mauvaises conditions zoosanitaires, de barrières commerciales de plus en plus contraignantes et d'une aggravation de la sécurité sanitaire des aliments dans leurs propres pays », a expliqué Mme Maria del Carmen Perez Hernandez, ministre de l'Agriculture de Cuba .

Les foyers de maladies notifiables à l'OIE passés en revue

Au cours de l'année précédente, certains pays de la région ont été confrontés à des foyers de fièvre aphteuse, d'encéphalopathie spongiforme bovine, de peste porcine classique, de rage, de tuberculose bovine et de brucellose, entre autres. Les participants ont insisté sur l'importance d'une notification précoce et de la transparence de la situation relative aux maladies animales, en utilisant le nouveau système WAHIS de l'OIE et en ayant recours, lorsque c'est approprié, à l'assistance particulièrement appréciée du nouveau bureau sous-régional de l'OIE établi à Panama.

Les recommandations adoptées lors de cette Conférence seront soumises à l'examen et l'adoption définitive de tous les Membres de l'OIE lors de la prochaine assemblée générale qui réunira les 172 délégués nationaux de l'OIE en mai 2009.

La Conférence a bénéficié de l'hospitalité du gouvernement de Cuba. Elle était présidée par le Dr Emerio Serrano, délégué de l'OIE pour Cuba avec le soutien du siège central de l'OIE et des Représentations régionales et sous-régionales de l'OIE pour les Amériques.

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