Organisation Mondiale de la Santé Animale

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22e Conférence de la Commission régionale de l'Office international des épizooties pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie

Conférence des chefs des Services vétérinaires d'Asie, d'Extrême-Orient et d'Océanie sur les arbovirus, la fièvre aphteuse et l'éradication de la peste bovine dans la région

Conférence de la Commission régionale de l'Office international des épizooties (OIE) pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie s'est tenueà Katmandou (Népal), du 27 au 30 novembre 2001.

Cette Conférence, à laquelle étaient conviés tous les Chefs des Services vétérinaires de la région, a permis de dresser un bilan global de la situation zoosanitaire et de discuter des maladies dues aux arbovirus tels que le virus de l'encéphalite japonaise et le virus West Nile, des nouvelles souches du virus de la fièvre aphteuse dans cette région, des infections par le virus Nipah en Malaysia et de l'éradication de la peste bovine

Les principales maladies qui touchent les animaux dans cette région depuis le début de 2001 en entravant le commerce avec l'Asie et le Pacifique et en risquant de menacer la santé publique ont été recensées par les participants. Cette liste est accessible sur le site Web de l'OIE. Les principaux thèmes abordés lors de la Conférence ont concerné

Les arbovirus tels que le virus de l'encéphalite japonaise. Les maladiesà arbovirussont l'objet d'une grande attention, de même que toutes les maladies infectieuses émergentes en général. Les participants à la Conférence ont ainsi conclu à la nécessité de prendre conscience de la distribution mondiale croissante des maladies importantes à arbovirus telles que la fièvre catarrhale du mouton, la fièvre de la vallée du Rift, l'encéphalite à virus West Nile et l'encéphalite japonaise. Ils ont souligné également l'importance de l'adoption de plans préparatoires face à la menace des maladies émergentes à arbovirus. La Conférence a aussi recommandé que les Pays Membres envisagent une collaboration régionale visant à développer des modèles prédictifs de maladies à arbovirus ou d'autres stratégies faisant appel aux technologies modernes de traitement de l'information. Le chapitre sur le zonage et la régionalisation du Code zoosanitaire international de l'OIE, révisé récemment, devrait être applicable aux maladies à arbovirus.

Nouvelles souches du virus de la fièvre aphteuse dans la région (surveillance, éradication et prévention).

Le bilan réel de la situation de la fièvre aphteuse dans la région est généralement incomplet dans la mesure où les systèmes de surveillance en place ne sont pas toujours globaux et uniformément réactifs. Les rapports publiés au cours des cinq dernières années par le Laboratoire mondial de référence pour la fièvre aphteuse et l'Organisation mondiale de la santé animale indiquent que certaines souches nouvelles ont été mises en évidence dans la région. La plupart des foyers ont été provoqués par la souche dite panasiatique. De nouvelles souches du virus aphteux ont émergé dans la région au cours des dix dernières années et ont provoqué des foyers dans des pays qui avaient été indemnes pendant de longues périodes. De plus, une souche s'est propagée largement au-delà de la région en entraînant de graves problèmes en Afrique du Sud et en Europe. L'amélioration de la surveillance pourrait être liée à l'application de mesures bilatérales visant à réduire les risques liés au commerce des animaux et des produits d'origine animale. Il est permis d'espérer que la coordination des actions aura un impact significatif sur l'incidence de la fièvre aphteuse dans la région. Les participants ont par conséquent recommandé :

  • que l'OIE continue de promouvoir des normes et des lignes directrices harmonisées sur les recherches épidémiologiques concernant les foyers de fièvre aphteuse dans la région, et que les Pays Membres de l'OIE y adhèrent,
  • que les Pays Membres de l'OIE passent des accords bilatéraux et/ou régionaux et adoptent des procédures de nature à réduire le risque de propagation de la maladie par suite des déplacements transfrontaliers des animaux d'élevage et
  • que l'emploi des vaccins à virus vivants modifiés contre la fièvre aphteuse soit vivement déconseillé.

Éradication de la peste bovine : perspectives et limites.

Grâce aux efforts d'éradication concertés, coordonnés au niveau international, la menace de peste bovine a globalement reculé. Cette maladie avait été très dévastatrice pour des millions d'éleveurs et ses répercussions se faisaient ressentir dans tous les secteurs de l'agriculture. On peut aujourd'hui en envisager véritablement l'éradication dans les années à venir. Ce sera la première fois qu'une maladie importante des animaux d'élevage aura été éliminée de toutes les régions du monde, et il s'agira là d'une grande réalisation pour la profession vétérinaire. À ce jour, tout porte à croire que la peste bovine survit uniquement dans trois réservoirs. L'un d'eux est la voie de circulation des buffles le long de l'Indus, dans le Sud du Pakistan. Une nouvelle approche est mise en ouvre en vue de faire cesser les campagnes annuelles de vaccination massive et d'y substituer une surveillance étroite afin de cerner les zones d'infection virale qui feront l'objet d'une vaccination intensive ciblée (« immunostérilisation »).

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