Organisation Mondiale de la Santé Animale

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24 ème Conférence de la commission régionale de l'OIE pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie Séoul, République de Corée, 15-18 novembre 2005

Le gouvernement de la République de Corée a bien voulu accueillir la 24 ème Conférence de la Commission régionale de l'OIE pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie dans sa capitale, Séoul. Cette Commission régionale compte 31 Pays Membres et est l'une des cinq Commissions régionales de l'OIE. La Conférence a été présidée par Monsieur Hong-Soo Park, Ministre de l'Agriculture et des Forêts de la République de Corée, le Docteur Chang-Seob Kim, Directeur du Département de la santé animale et le Docteur  Gardner Murray, Président de la Commission régionale de l'OIE pour l'Asie, l'Extrême-Orient et l'Océanie. Le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE, le Docteur Teruhida Fujita, Représentant régional de l'OIE pour l'Asie et le Pacifique, le Docteur Dewan Sibartie, Chef du Service des actions régionales de l'OIE, les Délégués de Pays Membres de l'OIE, des représentants d'organisations internationales et régionales et des observateurs ont participé à la Conférence.

Dans son discours d'ouverture, le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE, a exprimé sa gratitude au nom des 167 Pays Membres de l'OIE aux autorités de la République de Corée pour avoir accueilli cette réunion très importante.

Le Docteur Vallat a expliqué que l'actualité internationale étant dominée par l'apparition de l'influenza aviaire chez les animaux et par le risque potentiel de pandémie humaine qu'elle engendre, l'intégration de l'influenza aviaire en tant que thème technique principal intervenait fort à propos. Le Docteur Vallat a décrit les modalités de collaboration entre l'OIE et d'autres organisations internationales dans le cadre de la lutte contre la maladie chez les animaux et de la prévention d'une pandémie, en soulignant également le rôle de l'OIE dans la recherche d'une assistance en faveur des pays en développement.

Réitérant ses précédents propos, à savoir que le meilleur moyen d'empêcher la pandémie consiste à éliminer ou réduire le virus à sa source animale , il a ajouté : «  Je pense qu'il reste une chance de réduire considérablement le risque de pandémie humaine en minimisant la charge virale chez les animaux partout dans le monde. Cet objectif peut être atteint grâce à toute une série de mesures qui ont été recommandées aux Pays Membres par l'OIE et la FAO  ». Il a expliqué que, par son réseau mondial de Laboratoires de référence et d'experts, l'OIE a fourni aux Pays Membres des normes relatives à la surveillance de l'IA et à la sécurité des échanges commerciaux portant sur les volailles et les produits dérivés, un choix de vaccins susceptibles d'être utilisés et une structure commune OIE/FAO pour l'échange des informations scientifiques et des souches virales, qui peuvent être utilisées pour la fabrication rapide de vaccins humains. Il a également décrit l'assistance technique fournie aux pays en développement pour leur permettre de lutter contre la maladie. Soulignant l'importance que revêtent les Services vétérinaires, il a rajouté: «  Il est essentiel de renforcer les systèmes de surveillance des maladies animales à l'échelle mondiale pour pouvoir suivre l'évolution de l'agent pathogène, élément déterminant pour la prévention d'une crise mondiale future associée à des maladies animales émergentes susceptibles de se transmettre à l'homme ».

À cet égard, le Docteur  Vallat a adressé un message spécial aux responsables politiques et autres décideurs pour les exhorter à considérer le renforcement des Services vétérinaires en tant que 'bien public international' et à veiller à ce que les Services vétérinaires disposent de ressources suffisantes pour leur permettre de créer un système de détection précoce et de réponse rapide aux incursions de maladies. «  L'investissement en faveur de la santé animale par l'intermédiaire des Services vétérinaires doit être considéré comme prioritaire en raison de son impact sur l'amélioration du contrôle des maladies animales, sur la protection de la santé publique et sur l'amélioration de l'accès aux marchés régionaux et internationaux au profit de l'Asie et de la communauté internationale toute entière » , a déclaré le Docteur Vallat.

L'autre thème technique examiné lors de la Conférence a porté sur l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Officiellement considérée comme une maladie européenne, l'ESB s'est désormais propagée à d'autres régions, occasionnant d'importantes perturbations dans les échanges et une sérieuse perte de confiance des consommateurs . Maleureusement, ces désordres sont parfois le résultat de spéculations, qui ne reposent pas sur des données scientifiques, a remarqué le Docteur Vallat: «  L'OIE a pour mission de fournir des normes, lignes directrices et recommandations fondées sur des critères scientifiques élaborées par des scientifiques de renommée mondiale pour la prévention, le contrôle et l'éradication de la maladie à l'échelle mondiale ».

Les nouvelles orientations de l'OIE en matière de santé des animaux aquatiques, en mettant tout particulièrement l'accent sur l'Asie, ont été présentées et examinées . Des présentations ont été également faites par les représentants des organisations internationales et régionales pour expliquer leurs actions de coopération avec les activités de l'OIE. Les résultats du programme SEAFMD de l'OIE en matière d'harmonisation sous régionale de la lutte contre la fièvre aphteuse ont été examinés et des suggestions ont été faites pour élargir les activités du Programme en vue d'apporter un soutien aux Services vétérinaires dans le cadre de la lutte contre d'autres maladies animales importantes telles que l'influenza aviaire.

La Commission régionale de l'OIE a exprimé sa reconnaissance pour le soutien apporté par l'OIE aux Pays Membres de la région et a fortement appuyé les actions entreprises par l'OIE en faveur du contrôle des maladies animales et des zoonoses à l'échelle mondiale et dans la région.

Enfin, plusieurs Recommandations, en particulier concernant l'influenza aviaire et la lutte contre l'ESB, ont été examinées et adoptées. Ces recommandations, qui revêtent un grand intérêt pour les 31 Pays Membres d'Asie, d'Extrême-Orient et d'Océanie, seront soumises pour examen lors de la Session générale de l'ensemble des Pays Membres de l'OIE en mai 2006.

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