Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Deuxième Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal « Pour une application effective des normes de l’OIE »

Le Caire, Égypte, 22 octobre 2008 – La Deuxième Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal, tenue au Caire, Égypte, du 20 au 22 octobre, a rallié tous les Membres de l’OIE et ses principaux partenaires autour de la mise en œuvre des normes sur le bien-être animal partout dans le monde ainsi que l’aide aux pays en développement dans ce domaine.

« L’Égypte soutient pleinement les activités de l’OIE en faveur du bien-être animal  et est particulièrement honoré d’accueillir cette importante manifestation, qui marque une avancée mondiale en la matière», a déclaré M. Amin Abaza, ministre de l’Agriculture de l’Égypte, lors de la Conférence.

« Cette Conférence a permis de faire le point sur les pratiques et les réglementations en matière de bien-être animal dans le monde. Elle a mis en lumière les défis particuliers qui se posent à cet égard dans plusieurs régions et pays. Si le principe des normes OIE sur le bien-être animal est largement acquis, il reste encore beaucoup à accomplir pour améliorer la mise en œuvre effective de ces normes dans le monde », a déclaré le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.

Ce diagnostic est étayé par une étude que la Banque mondiale a consacrée au bétail et à la gestion des effluents des abattoirs, qui révèle que les légalisations nationales de nombreux pays ne couvrent pas les pratiques en matière de bien-être animal dans les marchés, lors des transports et à l’abattoir. Cette étude signale également l’absence de contrôles exercés dans ce domaine, en partie due à une méconnaissance de ces questions et au manque de ressources publiques disponibles.

Après avoir passé en revue la mise en œuvre des normes existantes de l’OIE sur le transport des animaux d’élevage par voie terrestre, maritime et aérienne, leur abattage à des fins de consommation humaine et leur destruction à des fins prophylactiques, la Conférence a préparé le terrain pour l’élaboration de nouvelles normes et les priorités en matière de recherche scientifique.

Plus de 400 participants, dont les Délégués des Membres de l’OIE et les points focaux nationaux pour le bien-être animal, les doyens de facultés de médecine vétérinaire, les directeurs d’instituts nationaux de recherche sur le bien-être animal et les représentants d’organisations internationales partenaires, de fédérations internationales du secteur privé, d’organisations non gouvernementales et d’organisations d’éleveurs ont reconnu la nécessité de développer d’autres normes de l’OIE et de poursuivre la recherche scientifique dans le domaine du bien-être animal. Les travaux de l’OIE actuellement à l’étude concernent le bien-être des animaux de laboratoire et le contrôle des populations de chiens errants.

Bien-être animal : un facteur de compétitivité pour tous

La santé animale est désormais reconnue comme une composante essentielle du bien-être animal, qui accroît la compétitivité de la production alimentaire et des élevages.

S’exprimant au nom de la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA), J.J. Grigera Naón a rappelé les résultats d’une étude réalisée en Argentine en 2007 à partir d’un échantillon de 17 370 animaux abattus : « L’application de bonnes pratiques de manipulation dans les abattoirs s’est traduite par une diminution de 39 % des blessures, ce qui représente, au niveau national, un accroissement de la production de viande bovine destinée à la consommation humaine de 14 200 tonnes supplémentaires et, sur le marché international, une valeur estimée à 28 millions de dollars US. »

Les participants se sont déclarés favorables à une harmonisation fondée sur des bases tranparentes, démocratiques et scientifiques des normes relatives au bien-être animal, en particulier pour celles proposées par le secteur privé, qui sont de plus en plus répandues.

Les représentants de l’industrie présents à la Conférence ont souligné les contraintes liées aux différents contextes économiques et culturels et ont déclaré : « Les lignes directrices de l’OIE [sur le bien-être animal] sont fondamentales pour veiller à ce que les pratiques et les systèmes de production animale modernes soient compatibles avec le bien-être animal. [...] Les acteurs économiques s’accordent à reconnaître que les exigences relatives au bien-être animal doivent être fixées à partir d’une base mondiale commune et valable pour tous. »

Un succès qui repose sur des Services vétérinaires responsables de la mise en œuvre des normes et de leur contrôle

Cet objectif passe par la responsabilisation des Services vétérinaires nationaux, qui doivent être soutenus par une législation et une réglementation appropriées, être formés dans ce domaine et disposer des ressources financières et humaines permettant de mettre en œuvre les normes relatives au bien-être animal et de vérifier qu’elles sont bien appliquées. Les conclusions de l’étude de la Banque mondiale confirment la position de l’OIE à cet égard, en recommandant que tous les vétérinaires reçoivent une formation appropriée dans le domaine du bien-être animal.

« Cette Conférence a certainement contribué à améliorer l’image du bien-être animal, mais il reste encore beaucoup à faire. Aussi, les vétérinaires et les Services vétérinaires, avec le soutien de leurs partenaires, doivent-ils consolider leurs compétences en matière de bien-être animal », a souligné le Docteur Vallat.

Les stratégies régionales de l’OIE sont le cadre de l’action concertée des Membres de l’OIE en faveur de la mise en œuvre effective des normes sur le bien-être animal et de ce fait devraient contribuer à combler les lacunes. Ces stratégies prennent en compte notamment les differéntes cultures et pratiques existantes au niveau regional Une première initiative, basée sur une approche intégrée du bien-être animal au niveau national, se révèle fructueuse en Asie. L’OIE s’est engagée à soutenir ses Membres et à leur offrir une assistance technique à travers la participation active de ses Représentations régionales.

D’autres initiatives en matière de bien-être animal ont été lancées par l’OIE, dont la création d’une base de données didactique visant à compléter les programmes d’enseignement de la médecine vétérinaire et de formation agricole dans tous les pays.

Informations générales

La 2 e Conférence mond iale de l’OIE sur le bien-être animal a bénéficié du soutien du gouvernement égyptien, de la Commission européenne et d’autres donateurs nationaux.

La 1 e Conférence mondiale de l’OIE sur le bien-être animal, tenue à Paris en 2004, avait ouvert la voie à l’adoption unanime d’une première série de normes sur le bien-être animal par les Membres de l’OIE.

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