Organisation Mondiale de la Santé Animale

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3ème Conférence mondiale de l'OIE sur la santé des animaux aquatiques « Préparer l'avenir »

Renforcer les programmes de santé des animaux aquatiques pour améliorer la productivité et la durabilité de l'aquaculture, et contribuer à la sécurité alimentaire mondiale.

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Hô-Chi-Minh-Ville (Viêtnam), 22 janvier 2015 – Parmi les secteurs produisant des animaux destinés à la consommation humaine, la production aquacole est celui qui connaît la croissance la plus rapide. Près de 50 % de l’offre mondiale d’animaux aquatiques pour la consommation humaine est aujourd’hui issue de l’aquaculture, et les échanges internationaux d'animaux aquatiques (provenant de la pêche et de l’aquaculture) représentent 10 % de l’ensemble des exportations agricoles mondiales.

Cependant, l’expansion rapide de ce secteur génère de nouveaux risques sanitaires, démultipliés par le commerce de plus en plus mondialisé des animaux aquatiques vivants et de leurs produits. Les foyers de maladies touchant les animaux aquatiques entraînent des pertes significatives de production dans le monde, avec un impact négatif majeur sur les économies de certains pays et de certaines régions.

La 3ème Conférence mondiale de l’OIE sur la santé des animaux aquatiques s’est tenue à Hô-Chi-Minh-Ville (Viêtnam), du 20 au 22 janvier 2015. Cette conférence s’inscrit dans un cycle de conférences mondiales initié en 2006 en vue de mieux sensibiliser à l'importance de la santé des animaux aquatiques et à construire un cadre mondial pour améliorer le traitement, la prévention et le contrôle de leurs maladies. Elle a réuni plus de 250 acteurs clés du secteur aquacole venant de près de 100 pays, notamment des représentants des Services vétérinaires et des services sanitaires chargés des animaux aquatiques, des experts internationaux issus des Centres de référence de l’OIE, des représentants d’organisations nationales, régionales et internationales, ainsi que des représentants d’autres autorités compétentes.

« Dans un monde où la demande mondiale en protéines augmente en permanence et est vouée à doubler d’ici 2050, la production aquacole joue un rôle croissant pour permettre l’accès à des protéines de haute qualité et assurer la sécurité alimentaire mondiale. Il est de notre devoir d’assurer la productivité de ce secteur clé et de le préserver des nouvelles menaces sanitaires », rappelle le docteur Bernard Vallat, Directeur Général de l’OIE.

Les activités de l’OIE relatives à la santé et au bien-être des animaux aquatiques concernent toutes les régions du monde. L’OIE fournit un état des lieux des maladies des animaux aquatiques dans le monde, notamment des alertes sanitaires, par le biais de son système d’information en ligne WAHIS. L’Organisation publie également des normes intergouvernementales visant à assurer la surveillance, la prévention et le contrôle de 27 maladies animales aquatiques ainsi que la sécurité du commerce des amphibiens, des crustacés, des poissons, des mollusques et de leurs produits.

Cette conférence a permis de rappeler que la mise en application de ces normes est essentielle pour sauvegarder la santé des animaux aquatiques et faciliter les échanges commerciaux. Pour cela, le bon fonctionnement des Services vétérinaires et des services sanitaires chargés des animaux aquatiques est indispensable. Etant donné que l’essentiel de la production aquacole provient de pays en développement ou émergents, il est aussi constamment nécessaire de renforcer la capacité de tous les Pays Membres dans ce domaine. L’OIE soutient ses Pays Membres notamment grâce à son processus PVS d’évaluation des Performances des services vétérinaires et/ou des services sanitaires chargés des animaux aquatiques, dont l’outil spécifique aux animaux aquatiques a été mis en œuvre dans les Pays membres à partir de 2013.

«Les discussions de cette semaine ont permis de sensibiliser davantage à la nécessité d'une bonne gouvernance des Services vétérinaires et des services sanitaires chargés des animaux aquatiques (secteur public et secteur privé) et d’encourager l'implication des vétérinaires, des professionnels de la santé des animaux aquatiques et des autres partenaires afin d’assurer la production de produits issus de l’aquaculture sans risque sanitaire pour les autres animaux et pour l’homme. La nécessité d’un usage raisonné des antibiotiques dans ce secteur a également été soulignée» explique le Dr Bernard Vallat.

L’importance des partenariats entre le secteur public et les différents acteurs du secteur privé a été soulignée.

Une vingtaine de recommandations visant à améliorer la santé des animaux aquatiques dans le monde ont été formulées par les participants. Elles seront présentées aux 180 Pays Membres de l’OIE lors de la prochaine Session générale en mai 2015.

L'OIE exprime sa reconnaissance aux autorités vietnamiennes, à l’Union européenne et à tous les bailleurs de fonds, donateurs publics et privés, et partenaires qui ont apporté leur précieuse collaboration et leur soutien financier. L’OIE remercie également les intervenants et participants, le comité scientifique et les membres de la commission des normes sanitaires pour les animaux aquatiques qui ont contribué au succès de l’événement.

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