Organisation Mondiale de la Santé Animale

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70e Session générale annuelle du Comité international de l'Office international des épizooties

La 70e Session générale annuelle du Comité international de l'Office international des épizooties (OIE) qui est l'Organisation Mondiale de la Santé Animale, s'est tenue à Paris du 26 mai au 31 mai 2002.

Environ 500 participants représentant plus de 140 pays ou territoires, 11 organisations intergouvernementales ainsi que de nombreux autres organismes non gouvernementaux ont assisté à cet événement. Le Premier Ministre de Lituanie, le vice Premier Ministre de Russie ainsi que plusieurs Ministres  (France, Panama, Ukraine) et le Directeur Général de l'OPS ont honoré la Session de leur présence.

Les travaux de la Session ont porté principalement sur les points suivants >

  • L'élaboration de la carte décrivant l'évolution des différentes maladies animales et zoonoses dans le monde ;

    Dans le cadre de ses travaux d'ordre normatif, le Comité a approuvé des modifi­cations des chapitres du Code zoosanitaire international concernant la fièvre aphteuse en introduisant notamment la possibilité de l'utilisation de nouveaux tests, afin de mieux contrôler cette maladie qui provoque des ravages d'ordre économique considérables. Concernant l'ESB, il a clarifié les différents critères nécessaires pour déterminer les catégories sanitaires des Pays Membres. Le Comité a également adopté une résolution relative aux modalités de reconnaissance du statut indemne au regard de l'ESB des Pays Membres de l'OIE qui le solliciteraient ;

    Une attention particulière a été consacrée à deux nouveaux champs d'activité de l'OIE, le « bien-être animal » et la « sécurité sanitaire des aliments ». Il est demandé à l'OIE de devenir l'organisation internationale phare en matière de protection des animaux, en donnant d'abord la priorité à l'élaboration de mesures relatives au transport et à l'abattage des animaux. Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, il a été décidé de focaliser les activités normatives de l'OIE sur la prévention des dangers existant avant l'abattage des animaux et susceptibles de générer des risques liés à la consommation des aliments d'origine animale. Les recommandations relatives aux priorités et fonctions de l'OIE dans ces domaines, ont été adoptées par le Comité et seront intégrées dans le programme de travail de l'OIE pour la période 2002-2005.
    La Session générale a salué l'adhésion de cinq nouveaux Pays Membres. L'OIE comporte 162 Pays Membres en mai 2002 ;

    Dans le domaine de la collaboration de l'OIE avec d'autres organismes internationaux, des accords officiels ont été signés avec la Fédération Internationale pour la Santé Animale (IFAH) et l'Association Mondiale Vétérinaire (WVA), dans le but de développer des synergies pour mieux lutter contre les maladies ;

  • Trois thèmes techniques d'un grand intérêt ont également été débattus pendant la Session et ont fait l'objet de Résolutions votées par le Comité international :

Le rôle des vétérinaires dans la prévention et la gestion des maladies d'origine alimentaire, en particulier au niveau des élevages

La Résolution confirme le rôle essentiel joué par la profession vétérinaire pour assurer la sécurité sanitaire des aliments du producteur au consommateur, notamment grâce aux prescriptions du Code zoosanitaire international sur la qualité et l'organisation des services vétérinaires pour garantir leur compétence et leur impartialité dans les administrations, la recherche ou le secteur privé. Elle confirme aussi la pertinence de l'approche des contrôles de « l'étable à la table » et la nécessité de mieux renforcer les synergies entre les travaux normatifs de l'OIE et ceux du Codex Alimentarius relatifs aux contrôles effectués à la ferme. Elle recommande enfin un appui renforcé aux pays en développement dans ce domaine.

L'analyse du risque : un outil d'aide à la décision pour le contrôle et la prévention des maladies animales

La Résolution réitère l'importance des méthodes d'analyse de risque pour les prises de décision d'ordre sanitaire, sur la base des préconisations du Code zoosanitaire international de l'OIE. Elle souligne l'importance pour les Pays Membres non encore familiers de cette nouvelle approche de créer des structures ad hoc et de développer des programmes de formation, notamment dans les pays en développement.

Diagnostic de la fièvre aphteuse : les conditions pour démontrer le statut indemneLa Session a pris acte de l'utilité des nouveaux tests sérologiques de diagnostic permettant de différencier à l'échelle des troupeaux les anticorps des animaux vaccinés de ceux ayant eu un contact avec le virus sauvage.Elle a confirmé que l'usage de ces tests permet de moderniser les politiques de lutte contre la fièvre aphteuse, notamment grâce à de nouvelles lignes directrices applicables par les Pays Membres, afin de vérifier la présence éventuelle du virus sauvage dans un pays ou une zone et de pouvoir réduire ainsi les abattages sanitaires.

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