Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Un objectif commun pour les 50 Pays Membres de l’Organisation mondiale de la santé animale en Europe : limiter l’impact économique des maladies animales

La 19e Conférence de la Commission régionale pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) s’est tenue à Ma’ale Hachamisha, Jérusalem (Israël) du 19 au 22 septembre 2000.

Cette Conférence, à laquelle étaient invités les chefs des Services vétérinaires de 50 pays d’Europe, a dressé un bilan complet de la situation zoosanitaire dans cette région, où les maladies animales les plus préoccupantes restent la fièvre aphteuse chez les ruminants, la peste porcine classique chez les suidés domestiques ou sauvages, l’encéphalopathie spongiforme bovine, l’influenza aviaire hautement pathogène et la maladie de Newcastle chez les volailles, ainsi que la rage chez les animaux domestiques et sauvages (voir Annexe 1).

Lors de cette Conférence, deux autres sujets ont fait l’objet d’une attention toute particulière :

1. L’épidémiologie et l’impact économique de la maladie vésiculeuse du porc

La maladie vésiculeuse du porc est une maladie virale contagieuse des porcs figurant dans la Liste A des maladies de l’OIE. Elle se propage soit par contact direct entre porcs, soit par contact avec des matières fécales contaminées ou par ingestion de déchets alimentaires. La résistance du virus aux procédés d’inactivation peut entraîner des résurgences de la maladie, comme cela fut le cas aux Pays-Bas en 1992, puis dans plusieurs autres pays européens. La maladie est encore présente en Italie, notamment sur un mode enzootique dans le sud du pays. Les pertes directes qu’elle entraîne (perte de poids, mortalité des porcelets) ne sont pas très importantes. En revanche, du fait du coût de sa surveillance et de son contrôle, les conséquences économiques indirectes d’un foyer de maladie vésiculeuse du porc sont considérées comme sérieuses pour la filière porcine. Cette surveillance et ce contrôle ont pour objectif essentiel d’éviter toute confusion de cette maladie avec la fièvre aphteuse, une maladie figurant également dans la liste A et universellement redoutée de tous les éleveurs.

Les Pays Membres de la Commission ont donc largement débattu de la nécessité, ou non, de maintenir la maladie vésiculeuse du porc dans la liste A de l’OIE. Ils ont proposé qu’elle soit conservée dans cette liste, jusqu’à ce qu’une étude générale sur les principes de la classification des maladies animales ait été achevée par l’OIE.

2. L’impact des maladies animales sur la production des élevages

Dans de nombreux pays européens, les maladies les plus importantes sur le plan économique ne sont pas nécessairement celles des listes A et B de l’OIE mais parfois d’autres maladies, à caractère enzootique. Il est apparu que les pays européens sont très impliqués dans la lutte contre ces maladies, malgré des différences régionales concernant les types d’actions entreprises et l’importance relative attachée aux différentes espèces animales. Les actions en cours consistent essentiellement en une déclaration obligatoire des maladies, une inspection dans les abattoirs ou un dépistage en laboratoire, et, dans certains pays, les vétérinaires officiels jouent un rôle majeur dans la mise en oeuvre des programmes de vaccination spécifiques.

Les différents niveaux de contrôle appliqués à ces maladies enzootiques peuvent avoir un impact sur le commerce international. C’est ainsi que les différences en matière de prophylaxie et de situation sanitaire peuvent devenir essentielles à l’occasion d’une demande d’adhésion de nouveaux États au sein de l’Union européenne.

Le choix d’Israël comme lieu de cette 19e Conférence de la Commission régionale de l’OIE avait valeur de symbole : celui d’une volonté de rapprochement entre l’Europe et d’autres régions du monde. Il illustrait aussi l’importance de la solidarité internationale entre tous les Pays Membres de l’OIE face aux risques sanitaires éventuellement liés à la globalisation du commerce mondial des animaux et des produits d’origine animale.

Les Recommandations faites à l’issue de cette Conférence devraient permettre de renforcer cette solidarité et de prendre des mesures concrètes pour mieux lutter contres les maladies animales et protéger la santé publique, en Europe et dans le monde (voir le site Web de l’OIE).

La 20e Conférence régionale de l’OIE pour l’Europe est prévue en Finlande, au mois de septembre 2002.

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