Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Les ministres de l’Agriculture unissent leurs efforts pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens dans l’élevage


                                                                 © OIE

Marrakech, le 29 octobre 2018 – Ce jour, les dirigeants politiques mondiaux du secteur de la santé animale se sont réunis pour échanger autour des plans d’action nationaux visant à contrôler l’utilisation des agents antimicrobiens, dans l’optique de s’attaquer au problème de la croissance mondiale de la résistance aux antimicrobiens (RAM) dans le secteur de l’élevage. Ces discussions ont eu lieu dans le cadre de la 2e Conférence mondiale sur l’antibiorésistance et l’usage prudent des antimicrobiens sur les animaux, organisée par l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Les antimicrobiens sont essentiels pour contrôler et traiter les infections tant chez les animaux que chez les humains, mais ils perdent leur efficacité car ils sont ne sont pas utilisés de manière prudente et responsable. Les flux internationaux croissants de personnes, d’animaux et de biens permettent aux microbes résistants de coloniser sans mal la planète, ce qui a des conséquences sur l’avenir de la sécurité sanitaire des aliments, de la sécurité alimentaire, de la santé humaine et de la santé animale.

Devant les représentants officiels des 182 Pays membres de l’OIE, le panel des ministres, qui comprenait des ministres et vice-ministres d’Allemagne, du Botswana, du Japon, du Maroc, de la Norvège, de l’Ouzbékistan, de la Thaïlande, du Sénégal et du Serbie, s’est exprimé ouvertement à propos des défis et réussites de leurs pays respectifs, ainsi que des questions propres aux pays en développement.


© OIE

« L’élevage représente 35 % du PIB du Maroc, c’est pourquoi nous nous sommes engagés dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens (AMR)  tant au niveau local que national », a expliqué Mr Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts du Maroc. « C’est une question qui va au-delà de la santé humaine et animale, et nous sommes fiers que l’OIE reconnaisse officiellement le succès de notre stratégie pour promouvoir la santé animale, contrôler les maladies et stopper la propagation de l’AMR.»

S’exprimant également lors de la table ronde, Mme Hanne Maren Blåfjelldal, Secrétaire d’État du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de la Norvège a déclaré : « La Norvège est un chef de file mondial dans le domaine de la santé animale, et ceci est le résultat d’une coopération efficace entre notre gouvernement, des vétérinaires responsables et un secteur de l’élevage qualifié et impliqué. Nous nous engageons à utiliser notre expérience dans la prévention de la propagation de la résistance aux antimicrobiens afin d’aider d’autres pays à réduire cette menace sur leurs territoires.»

« La question complexe de la résistance aux antimicrobiens (AMR) exige un plan d’action complet qui concerne et rassemble de nombreux secteurs », a affirmé leur homologue panéliste Mr Grisada Boonrach, Ministre de l’Agriculture et des Coopératives de Thaïlande. «  En Thaïlande, nous travaillons ensemble du niveau local au niveau national pour lutter contre l’AMR dans notre pays et dans le monde. »

« Les Normes de l’OIE ont été une base solide qui a permis à l’Allemagne d’élaborer sa stratégie nationale et, à ce jour, cette stratégie semble fonctionner », a témoigné Mme Julie Klöckner, Ministre fédérale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Protection des consommateurs. « La transparence est la solution et elle prouve aux éleveurs, aux scientifiques et à tous les secteurs que améliorer la santé animale et la santé publique.

La vidéo du panel sera bientôt disponible en ligne sur  www.oie.int/AMRlive.

Selon les données les plus récentes rassemblées par l’OIE à partir de 2015, 64 pays disposent de normes régissant l’utilisation des antimicrobiens pour la promotion de croissance. Il existe un consensus international sur cette question, indiquant qu’une telle utilisation devrait être progressivement supprimée, et que les pays devraient réduire immédiatement l’usage des antibiotiques figurant sur la liste de l’OMS des antibiotiques d’importance critique pour la santé humaine à des fins de promotion de croissance.

L’OIE fait figure de pionnière dans la création d’un outil complet de collecte des données, à travers la Base de données mondiale sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux. Cet outil compile les données des Pays membres sur l’usage des médicaments antimicrobiens chez les animaux. En 2017, 84 % des 182 Pays membres de l’OIE ont fourni des informations sur l’usage des antimicrobiens chez les animaux, preuve de la forte implication de ces pays dans le combat contre la résistance aux antimicrobiens.
 
« Nous voulons aider tous les Pays membres à améliorer leur capacité de mise en œuvre des Normes internationales de l’OIE », a confirmé le Dr Matthew Stone, Directeur général adjoint de l’OIE. « Par l’intermédiaire de base de données mondiale sur les agents antimicrobiens destinés à être utilisés chez les animaux, l’OIE crée une capacité nationale - dans chacun des pays - pour rassembler des données et assurer le suivi de l’utilisation des antimicrobiens dans le secteur de la santé animale. Ceci est un indicateur essentiel de notre progression dans la prévention de la résistance aux antimicrobiens. »

Dame Sally Davies, co-coordinatrice du Groupe de coordination inter-institutions des Nations Unies pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens a ajouté : « Concernant l’AMR, nous ne devrions tolérer aucun rejet de responsabilité. Il s’agit d’un problème qui nous touche tous et nous n’attendons d’aucun des pays qu’il atteigne la perfection du jour au lendemain. C’est la raison pour laquelle l’OIE privilégie le choix d’une approche graduelle, par laquelle la suppression progressive de l’utilisation des antimicrobiens à des fins de promotion de croissance est encouragée en même temps que sont promues de meilleures pratiques d’élevage. »

Notes aux rédactions :

L’OIE est une organisation intergouvernementale chargée de l’amélioration de la santé animale dans le monde. Les Normes internationales élaborées par l’OIE et adoptées par ses 182 pays membres font référence auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) en matière de santé animale.

 


Contacts:

Jim Calverley: +44 (0)7810 805092, jcalverley@globalhealthstrategies.com
Fionna Tod: +44 (0)7510 518154, ftod@globalhealthstrategies.com

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