Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'encéphalopathie spongiforme bovine diagnostiquée chez une chèvre en France

L'apparition du premier cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) chez une chèvre en France a été confirmée le 28 janvier 2005 par un groupe constitué de plusieurs scientifiques de laboratoires spécialisés de l'Union européenne, comprenant un des laboratoires de référence de l'OIE pour l'ESB, à savoir celui de Weybridge, au Royaume-Uni.

En novembre 2004, les autorités vétérinaires françaises avaient informé l'OIE que l'animal, âgé de deux ans et demi au moment de son abattage en 2002, faisait partie d'un troupeau composé de 600 chèvres, dont 300 animaux adultes. Le troupeau avait été intégralement abattu pour raisons sanitaires et les épreuves de dépistage de la tremblante réalisées à l'époque sur toutes les chèvres adultes avaient produit des résultats négatifs. Tous les cadavres, y compris celui de la chèvre contaminée, avaient été détruits. L'isolat de tremblante prélevé sur la chèvre infectée a fait l'objet d'un nouveau test de diagnostic par inoculation de souris transgéniques, qui constitue l'épreuve de référence pour différencier la tremblante de l'ESB. Plusieurs mois sont nécessaires à l'obtention du diagnostic, ce qui explique la confirmation tardive de ce cas.Grâce à son réseau de Laboratoires de référence et d'experts, l'OIE surveille attentivement les événements liés à l'ESB et réalise l'importance d'une parfaite compréhension du cas présent.

C'est pour cette raison que l'OIE a convoqué une réunion d'experts de renommée internationale au siège de l'OIE, à Paris, du 17 au 18 mars 2005. Ces experts de l'ESB débattront de l'existence éventuelle de différents phénotypes de la maladie et notamment de l'ESB chez les caprins. L'impact potentiel sur la santé publique de ce diagnostic d'ESB chez une chèvre sera également à l'ordre du jour de la réunion, même s'il convient de noter que le risque est jugé négligeable pour les consommateurs compte tenu de la prévalence extrêmement faible des encéphalopathies spongiformes transmissibles chez les caprins et des mesures de santé publique déjà mises en place dans l'EU. En outre, les experts s'interrogeront sur le bien-fondé d'une modification éventuelle des normes internationales de l'OIE sur l'ESB et la tremblante pour s'adapter à ce nouveau contexte. Les conclusions de la réunion seront discutées par les Pays membres de l'OIE lors de la prochaine Session générale annuelle prévue en mai 2005.

L'OIE collabore étroitement avec l'Union européenne (EU) en matière d'ESB. Les normes sur la surveillance de l'ESB qui ont été proposées par l'OIE à ses 167 Pays Membres ont d'ailleurs bénéficié de la contribution des experts de l'EU.

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