Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Mieux contrôler les risques sanitaires mondiaux à l’interface homme-animal grâce à des passerelles entre les outils de l’OMS et ceux de l’OIE

L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque Mondiale, a élaboré un guide destiné aux instances nationales de santé publique et aux autorités nationales de santé animale représentées par les Services vétérinaires. Ce document dont l’objectif est d’exposer des méthodes visant à renforcer la bonne gouvernance des systèmes sanitaires dans le monde s’intitule:« Cadre opérationnel OIE-OMS pour une bonne gouvernance à l’interface homme-animal : articuler les outils de l’OMS et de l’OIE pour l’évaluation des capacités nationales ».

Paris, 3 octobre 2014 – Plus de 60 % des maladies infectieuses humaines survenant dans le monde sont dues à des agents pathogènes de nature zoonotique, transmis par des animaux domestiques ou sauvages. L’évolution mutifactorielle des agents pathogènes nouveaux ou réémergents constitue une menace mondiale croissante pour la santé humaine et animale, la sécurité alimentaire, la sécurité sanitaire des aliments, le recul de la pauvreté et la biodiversité. La prévention des maladies à leur source animale est par conséquent essentielle à la protection de la santé humaine.

La santé mondiale est une responsabilité partagée des autorités de santé animale et des instances de santé publique. Il s’agit d’une priorité qui requiert la coopération de tous les pays ainsi qu’une approche intersectorielle. C’est pourquoi les pays doivent se doter de systèmes sanitaires nationaux efficaces, bien organisés et fonctionnant selon des principes de bonne gouvernance, afin de surveiller aussi bien la santé animale que la santé publique.

L’OMS et l’OIE sont les organisations intergouvernementales de référence pour la santé publique et la santé animale. Elles élaborent, publient et révisent régulièrement des réglementations et des normes internationales, non seulement sur les méthodes de prévention et de contrôle des maladies mais aussi sur la qualité des systèmes nationaux de santé animale et publique.

La coordination de la bonne application de ces normes aux échelles nationale, régionale et mondiale, facilitée par une coopération efficace entre les Services vétérinaires et les autorités de santé publique, est l’une des clés de la maîtrise des dangers sanitaires dans le monde.

L’OMS et l’OIE sont engagés à soutenir leurs Pays Membres afin de renforcer leur capacité à se conformer à la fois aux normes internationales de l’OIE et aux réglementations internationales de santé de l'OMS (RSI). Ces organisations ont développé des cadres et des outils pour aider leurs membres à évaluer les capacités de leurs secteurs de santé animale et humaine, afin de permettre l’identification des écarts et d’aboutir à la définition de stratégies adaptées. Cet objectif est notamment celui de la procédure PVS de l’OIE, destinée à évaluer les performances des Services vétérinaires. Grâce à cette procédure, l’OIE aide ses 180 Pays Membres à améliorer durablement la conformité des Services vétérinaires aux normes internationales de l’Organisation sur la qualité, et à préparer des demandes de financement destinées aux bailleurs nationaux ou étrangers, afin de réunir des ressources suffisantes pour se conformer aux normes internationales.

Avec le soutien de la Banque mondiale et de l'Union européenne (Fonds fiduciaire sur l’influenza aviaire et la grippe humaine, administré par la Banque mondiale), l’OMS et l’OIE ont élaboré un guide devant aider les Pays Membres à définir des programmes mieux coordonnés pour faire face aux risques sanitaires nationaux à l’interface homme-animal. Le guide présente également un panorama complet et le mode de fonctionnement de tous les outils disponibles dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI) et de la procédure PVS de l’OIE, et explique comment utiliser ces outils pour créer des passerelles et répondre aux objectifs de l’initiative « Une seule santé », pour lequel l’OIE et l’OMS sont d’actifs promoteurs avec le soutien de la FAO.

Au cours de l’année écoulée, l’OIE et l’OMS ont organisé une série d’ateliers pilotes nationaux avec des intervenants prééminents en vue d’évaluer les résultats préliminaires dans les conditions réelles.

«Nos ateliers nationaux communs de l’OMS et de l’OIE ont montré qu’il facilitaient la coopération entre les autorités de santé publique et les Services vétérinaires. Les maladies dues au virus Ebola, aux virus de la grippe et au virus West Nile sont toutes d’origine animale. Ces virus ont émergé initialement dans des pays en développement qui n’avaient pas la capacité à mettre en œuvre les normes de l’OIE pour détecter, prévenir et prendre en charge ces maladies. C’est grâce à un soutien adapté pour la gestion des risques sanitaires à l’interface homme-animal que les systèmes de santé animale et publique peuvent être durablement améliorés pour prévenir efficacement les risques sanitaires mondiaux» a déclaré le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.

Au vu du succès de ces expériences, les deux organisations envisagent de mettre en place d’autres ateliers nationaux dans différentes régions du monde.

 

Consulter le Cadre opérationnel OIE-OMS pour une bonne gouvernance à l’interface homme-animal : articuler les outils de l’OMS et de l’OIE pour l’évaluation des capacités nationales. (anglais)

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