Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Clôture de la 86e Session générale de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE)

20–25 mai 2018

Nouvelles normes internationales adoptées et état des lieux de leur mise en œuvre, panorama de la situation zoosanitaire mondiale et futurs développements envisagés pour le Système Mondial d'Information Zoosanitaire de l'OIE (WAHIS), statuts sanitaires officiellement reconnus, mises à jour sur la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, élections des membres des organes institutionnels de l'OIE, voici un aperçu des Résolutions adoptées par l'Assemblée mondiale des Délégués de l'OIE.


Paris, le 25 mai 2018 –
Ouverte pour la troisième et dernière année de son mandat par le Président de l’OIE, le Dr Botlhe Michael Modisane, Délégué de l’Afrique du Sud, la 86e Session générale de l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE a eu lieu cette semaine à la Maison de la Chimie à Paris. Près de 1000 participants représentant les Délégués des 181 Pays membres, de nombreux scientifiques, des observateurs issus de 62 organisations internationales, intergouvernementales, régionales et nationales ont participé à cet événement.

La Cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de 21 ministres et représentants gouvernementaux des Pays membres de l’OIE, ainsi que d’acteurs institutionnels majeurs.

Au terme de six jours de consultation, les Délégués de l’OIE ont adopté 34 Résolutions, y compris des normes internationales nouvelles ou amendées visant à protéger et améliorer la santé et le bien-être des animaux.

De plus, l’Assemblée mondiale a accueilli le 182e Pays membre à rejoindre l’OIE, Sainte-Lucie, et a procédé à l'élection des membres des quatre Commissions spécialisées, des Bureaux des cinq Commissions régionales, ainsi que du Conseil de l'OIE.

Le Dr Mark Schipp, Délégué de l'OIE pour l’Australie, a été élu nouveau Président de l'OIE et commencera sans d?

Normes internationales nouvelles et modifiées

Que ce soit en matière de prévention et de contrôle des maladies des animaux terrestres et aquatiques, de bien-être animal ou en ce qui concerne les méthodes de diagnostic et la qualité des vaccins, les Délégués de l’OIE ont adopté et révisé un certain nombre de normes internationales. Un résumé et des commentaires concernant quelques modifications importantes sont présentés ci-dessous. Il est à noter :

  • la révision de 17 chapitres et l'ajout de 9 nouveaux chapitres au Code terrestre de l'OIE ;
  • la révision de 29 chapitres du Manuel terrestre de l'OIE ;
  • la révision de 16 chapitres et l'ajout d'1 nouveau chapitre au Code aquatique de l'OIE ;
  • la révision de 6 chapitres du Manuel aquatique de l'OIE

De plus, le Guide de l'utilisateur et certaines définitions du Glossaire ont été modifiés dans les deux Codes et dans le Manuel terrestre.

Santé et bien-être des animaux terrestres

Plusieurs chapitres traitant de différentes maladies animales ont été ajoutés ou révisés, tout comme certains chapitres généraux, y compris ceux portant sur le bien-être animal.

  • Le chapitre consacré au zonage et à la compartimentation a été entièrement révisé et complété pour aider les Pays membres à appréhender ces concepts — zone indemne, zone infectée, zone de protection et zone de confinement — et ainsi mieux contrôler les maladies animales tout rendant les échanges commerciaux plus sûrs.
  • Un nouveau chapitre sur la vaccination a été élaboré afin de dispenser des conseils aux Pays membres pour mettre en œuvre des programmes de vaccination en soutien des programmes et stratégies de contrôle des maladies animales. Des chapitres relatifs à la fabrication de vaccins à usage vétérinaire ont aussi été modifiés.
  • Le chapitre consacré la morve a été entièrement revu dans le but d'aider les Pays membres à mettre en œuvre de manière plus efficace les mesures d'éradication et de contrôle de cette maladie.
  • Un nouveau chapitre consacré aux porcs a été ajouté à la section traitant du bien-être des animaux au sein des systèmes de production. Adopté par l'Assemblée générale, il complète les chapitres existants dédiés aux bovins à viande, aux bovins laitiers et aux poulets de chair.

Santé des animaux aquatiques

Certains chapitres du Code aquatique et du Manuel aquatique ont été modifiés. Un nouveau chapitre traitant de l'infection par Batrachochytrium salamandrivorans a notamment été complété après que cette maladie affectant les amphibiens ait été ajoutée à la liste des maladies des animaux aquatiques en 2017. Il formule des recommandations visant à contrôler cet agent pathogène et prévenir sa propagation lors des échanges commerciaux internationaux d'amphibiens et de leurs produits.

Élections des experts des Commissions spécialisées de l'OIE

En amont de leur présentation pour adoption par les Pays membres, toutes les normes nouvelles et révisées font l’objet d’un examen attentif par les experts des quatre Commissions spécialisées (Commission du Code terrestre, Commission scientifique, Commission des laboratoires, Commission des animaux aquatiques), qui sont élus par l’Assemblée mondiale des Délégués de l’OIE pour une durée de trois ans. La composition de ces Commissions sera bientôt annoncée sur le site internet de l'OIE.

Soutenir la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE pour favoriser la sécurité sanitaire du commerce des animaux et de leurs produits et répondre aux besoins spécifiques de renforcement des capacités

L'OIE continue d'œuvrer pour améliorer la santé et le bien-être animal, et favoriser la sécurité sanitaire des échanges commerciaux en encourageant notamment la mise en œuvre de ses normes par les Pays membres. L'objectif du Thème technique abordé lors de la Session générale était, à travers un questionnaire, d'identifier et analyser les obstacles à la mise en œuvre de ces normes, et de formuler des recommandations sur la manière dont l'OIE pourrait aider les Pays membres à les surmonter. Parmi les principaux défis, nombre de pays ont mentionné en particulier le manque de compétences techniques, l'obsolescence des législations vétérinaires, le manque de confiance et de transparence.

L'OIE a réaffirmé son engagement à plaider pour le renforcement des Services vétérinaires et des Services chargés de la santé des animaux aquatiques, en particulier à travers le déploiement d'activités de renforcement des capacités. De plus, l'Assemblée mondiale a adopté une Résolution accordant à l'OIE un mandat pour créer un Observatoire. Celui-ci est destiné à servir d'outil de suivi et d'évaluation de la mise en œuvre des normes internationales de l'OIE. En évaluant les progrès et les difficultés rencontrées par les Pays membres, ce projet contribuera à l'amélioration en cours du processus d'élaboration des normes de l'OIE et des activités de renforcement des capacités directement associées.

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Situation zoosanitaire mondiale

L’une des missions phares de l’OIE est de garantir la transparence de la situation mondiale des maladies animales, y compris des zoonoses. La situation zoosanitaire mondiale a été présentée à l'Assemblée. Cette présentation s'est appuyée sur les rapports soumis à l'OIE par ses Pays membres entre le 1er janvier 2017 et le 6 mai 2018. Cette Session générale a également donné l’occasion aux Pays membres d’échanger sur leurs problématiques nationales dans ce domaine et sur les nouveautés en matière de partage de l’information zoosanitaire.

Une attention particulière a été apportée à certaines maladies faisant l'objet d'actions de contrôle ou d'éradication au niveau mondial ou à des maladies prioritaires dont : l'épizootie mondiale d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) chez les oiseaux, la peste des petits ruminants (PPR),la fièvre aphteuse, la tuberculose bovine, la dermatose nodulaire contagieuse, la peste porcine africaine, ainsi qu'une maladie émergence causée par le virus du Tilapia lacustre.

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Statuts sanitaires officiellement reconnus

L’Assemblée mondiale des Délégués OIE a accordé 11 certificats de reconnaissance de statuts sanitaires officiels à 10 pays. Aucun programme de contrôle sanitaire n’a été validé cette année.

Six chapitres du Code terrestre de l'OIE se rapportant à des maladies ont été ajoutés afin d'aider au mieux les Pays membres dans la constitution de leurs dossiers pour la reconnaissance du statut sanitaire officiel des maladies correspondantes.

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Projet de rénovation du système WAHIS

L'élaboration, le lancement et la pérennité d'un système mondial d'information zoosanitaire rénové ainsi que son utilisation récurrente par les Services vétérinaires nationaux sont au cœur du Sixième plan stratégique 2016-2020 de l'OIE. Intitulé projet WAHIS+, le développement d'une version augmentée de WAHIS a débuté en avril 2018 par la première étape de conception globale de sa nouvelle plateforme. Celle-ci traitera la collecte, l'analyse et la diffusion des données de manière transdisciplinaire et holistique et intègrera des innovations technologiques destinées à améliorer la transparence, la qualité et la polyvalence des données de santé animales disponibles mondialement en temps réel pour appuyer l'élaboration des politiques.

De plus, l'interopérabilité entre WAHIS+ et d'autres bases de données pertinentes de niveau mondial, régional et national viendra renforcer les programmes et initiatives régionales, comme l'évaluation de la performance des Services vétérinaires (Processus PVS), le suivi des actions de lutte contre l'antibiorésistance (AMR) et les stratégies d'éradication des maladies.

Une gouvernance solide a été établie pour appuyer le développement stratégique de ce projet et veiller à la participation d'acteurs pertinents représentant chacune des régions de l'OIE ainsi que les utilisateurs finaux.

Action mondiale pour réduire la menace de la résistance aux agents antimicrobiens (AMR)

L'OIE travaille activement sur la thématique de l'AMR et sur la sensibilisation au rôle essentiel joué par les vétérinaires dans la supervision de l'utilisation prudente des agents antimicrobiens chez les animaux. Dans ce cadre, la campagne « NOUS COMPTONS SUR VOUS pour manipuler les antimicrobiens avec précaution » a été lancée au niveau mondial en 2017-2018 en appui de la Stratégie mondiale de l'OIE sur ce thème, publiée en 2016. Celle-ci encourage notamment la collecte annuelle de données des Pays membres dans le but d'assurer le suivi des tendances d'utilisation des antimicrobiens, et mesurer l'impact des plans d'action nationaux.

Des définitions nouvelles et modifiées concernant l’« usage médical vétérinaire » et « usage non médical vétérinaire» des agents antimicrobiens, et des « promoteurs de croissance » ont été ajoutées dans les chapitres du Code terrestre consacrés à l'AMR. Cela permettra de déterminer plus précisément ce que les Pays devront signaler concernant leur utilisation des agents antimicrobiens chez les animaux et, ce faisant, contribuera à l'effort mondial de lutte contre l'antibiorésistance. Ces définitions soulignent le rôle indispensable de la prescription vétérinaire qui devra être obligatoire pour tout usage médical vétérinaire. La nécessité de s'engager en faveur de la suppression progressive de l'utilisation des promoteurs de croissance a été soulignée par l'Alliance tripartite (OMS/FAO/OIE) dans un message conjoint adressé aux Pays membres.

Pour promouvoir l'action entreprise mondialement à ce sujet, la 2nde Conférence mondiale de l'OIE sur l’antibiorésistance à Marrakech (Maroc) du 29 au 31 octobre 2018, se focalisera sur une mise en œuvre plus efficace des normes internationales de l'OIE sur l'AMR.

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Renforcer le réseau scientifique d’expertise de l’OIE

L'OIE a accès à des connaissances scientifiques et des compétences de premier plan grâce à son réseau mondial de Centres de référence composé de Laboratoires de référence et de Centres collaborateurs. Le partage d’informations entre ces différents instituts se révèle indispensable pour les réussites enregistrées en matière de contrôle de la santé et des maladies animales dans le monde. En 2017, des nouvelles procédures de désignation des Laboratoires de référence de l'OIE ont été adoptées afin de garantir l'excellence de ce réseau. Des dispositions similaires s'appliquant aux Centres collaborateurs de l'OIE ont été prises lors de la présente Assemblée générale. Elles identifient plusieurs critères de performance auxquels doivent répondre les établissements pour prouver la qualité de leur système de gestion, notamment par le biais des accréditations ISO. Ne pas répondre à ces critères peut entraîner une suspension temporaire. Cela a été le cas pour quelques établissements en 2018, tandis que la désignation de nouvelles institutions a été approuvée par l'Assemblée mondiale des Délégués, portant à 301 le nombre officiel des Centres d'excellence scientifiques de l'OIE. Ceux-ci sont présents dans 50 pays des cinq régions de l'OIE.

L’ensemble des Résolutions adoptées lors de la 86e Session générale de l’OIE sera prochainement publié sur le site de l’OIE.

 

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Suivez les discussions de la 86e Session générale de l’OIE sur les réseaux sociaux : #86SG (Twitter Facebook).

De plus, certaines sessions et interviews seront retransmises sur notre chaîne Youtube, et des photos officielles de l’événement seront mises à disposition sur FlickR.

Contact: media@oie.int / 06 16 46 28 90

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