Organisation Mondiale de la Santé Animale

Taille de la police:

Langue :

Search:

Recherche avancée

Accueil > Pour les médias > Communiqués de presse

Evolution de la pandémie H1N1 2009 chez les animaux

La récente identification du virus chez différentes espèces animales ne constitue pas une nouvelle source d’inquiétude

Paris, 04 novembre 2009 – L’OIE suit de près la situation sanitaire mondiale y compris celle relative aux infections causées par le virus pandémique H1N1 2009 chez tous les animaux sensibles.

Les rapports réguliers des pays notifiant à l’OIE la présence du virus pandémique H1N1 2009 chez les animaux indiquent que les systèmes de surveillance et de notification des maladies animales fonctionnent bien et que l’immense majorité des Pays Membres de l’OIE agit en pleine transparence vis-à-vis de la communauté internationale.

« Les infections du porc ainsi que d’autres espèces animales sensibles par le virus pandémique H1N1 2009 avaient été estimées comme probables dès les premiers jours suivant la détection du virus chez l’homme. Ce n’est donc pas une surprise de constater l’infection de nouvelles espèces animales; au contraire, cela prouve que les mécanismes de surveillance des maladies animales sont efficaces et fonctionnent dans l’intérêt de tous », a déclaré le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.

A ce jour, il n’a pas été démontré que les animaux jouent un rôle particulier dans l’épidémiologie ou la propagation du virus pandémique H1N1 2009 chez les hommes. Au contraire, les investigations menées par les autorités nationales compétentes démontrent dans la plupart des cas une transmission possible de l’homme à l’animal. C’est pourquoi, l’OIE considère qu’il est suffisant de certifier la bonne santé des animaux destinés au commerce international, pendant la période appropriée précédant leur exportation, et maintient sa position selon laquelle aucune mesure spécifique, y compris les tests de laboratoires, n’est requise pour le commerce international des porcs vivants ou des autres espèces animales sensibles et/ou de leurs produits.

OFFLU à la tête de la recherche scientifique internationale

Les laboratoires appartenant au réseau OFFLU (réseau mondial OIE/FAO de laboratoires spécialisés dans les grippes animales) dans le monde, ont échangé du matériel biologique et des informations, et travaillent à l’évaluation du mode de transmission et du potentiel pathogénique du virus pandémique H1N1 chez différentes espèces animales. Les premières expériences scientifiques ont montré entre autres que les porcs sont sensibles au virus pandémique H1N1 2009 mais que les porcs infectés manifestaient des signes bénins de cette maladie.

Néanmoins, l’OIE continue d’encourager les efforts de surveillance et la notification de tout événement épidémiologique significatif lié aux virus de l’influenza chez les animaux, comme pour tout autre pathogène émergent. « Au fur et à mesure que les autorités vétérinaires nationales poursuivent et intensifient la surveillance du virus pandémique H1N1 2009 chez les animaux, il est probable que d’autres souches de l’influenza seront découvertes dans différentes espèces animales sensibles à ces virus», a commenté le Dr Vallat. « C’est pourquoi nous insistons sur l’importance de mener des recherches épidémiologiques en cas d’apparition de maladies inhabituelles chez tous les animaux et sur la nécessité de la collaboration et la communication entre les autorités de santé animale et de santé publique », a-t-il ajouté.

Toutes les recommandations concernant le virus pandémique H1N1 2009 faites par l’OIE aux Services Vétérinaires nationaux, restent valides à ce jour. L’OIE appelle à la mise en œuvre effective des normes internationales et au respect des obligations de notification par tous et, offre son appui à tous les Pays Membres souhaitant se conformer à ces normes.

Haut