Organisation Mondiale de la Santé Animale

Taille de la police:

Langue :

Search:

Recherche avancée

Accueil > Pour les médias > Communiqués de presse

Un enseignement vétérinaire qui bouge pour un monde plus sûr

La Conférence mondiale de l'OIE recommande un contenu pédagogique universitaire minimum pour tous les vétérinaires au niveau mondial

  • Video

    Flash is required!

    Le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE, s'exprime sur la nécessité de faire évoluer l'enseignement vétérinaire.


Paris, le 14 octobre 2009 – Lors de sa Conférence mondiale intitulée « Un enseignement vétérinaire qui bouge pour un monde plus sûr » (12 – 14 octobre, Paris, France), l'OIE, avec le soutien de plus de 400 doyens et directeurs d'institutions de formation en médecine vétérinaire et de décideurs nationaux en matière de politiques nationales d'enseignement vétérinaire, s'est attaqué aux divergences et aux lacunes des programmes d'enseignement vétérinaire dans le monde et a proposé de nouvelles politiques permettant d'améliorer la formation vétérinaire initiale et continue.

La Conférence s'est tenue après que des évaluations réalisées par l'OIE dans plus de 95 pays membres - en utilisant l'outil d'évaluation des performances des services vétérinaires de l'OIE (outil PVS) – aient fait apparaître un besoin considérable de renforcement de l'enseignement professionnel vétérinaire eu égard aux normes internationales de qualité de l'OIE applicables à tous les systèmes nationaux de santé animale .

« Comme le montrent nos évaluations des services vétérinaires nationaux depuis quelques années, les programmes d'enseignement vétérinaire dans de nombreux pays ne sont pas en phase avec les besoins élémentaires de ces pays en termes de capacité des composantes publiques et privées de leurs services vétérinaires dans les domaines de la surveillance et du contrôle des maladies animales. Il est d'une importance capitale que les contenus pédagogiques vétérinaires dans le monde entier incluent un module de formation à la gestion de la détection précoce des foyers de maladies infectieuses, y compris les zoonoses, et des mécanismes de réaction rapide à ces événements », a expliqué le Dr Bernard Vallat lors de la Conférence.

Afin de prévenir et de contrôler les maladies sur l’ensemble de la planète, les vétérinaires doivent recevoir un enseignement et une formation qui leur permettent d’influencer directement la qualité et la performance des services vétérinaires. Les vétérinaires doivent acquérir une excellence technique, mais en plus, comme ils font partie des systèmes nationaux de santé animale, ils ont également besoin d'un enseignement général élargi qui leur apporte une meilleure compréhension des mécanismes de gouvernance, tant au niveau national (législation, chaîne de commandement, gestion financière, communication) qu'au niveau international (connaissance des Organisations régionales et mondiales concernées et des normes internationales).

De plus, étant donné la menace toujours croissante que représentent les zoonoses, il est de la plus grande importance que les vétérinaires reçoivent une formation adaptée dans ce domaine et jouent un rôle moteur dans la mise au point de stratégies de lutte contre les zoonoses en coopération avec tous les secteurs intéressés, en particulier le monde médical.

« Nous avons obtenu un consensus mondial sur les mesures qui peuvent être prises pour convaincre certains pays qui délivrent des diplômes vétérinaires qui ne sont pas toujours de bonne qualité afin de les inciter à modifier leur comportement et garantir que ces diplômes sont délivrés sur la base d'un savoir-faire effectif de haut niveau qui réponde aux besoins de la société », a commenté le Dr Tjeerd Jorna, président de l'Association mondiale vétérinaire.

La conférence a été l'occasion de :

  • S'accorder sur un contenu pédagogique universitaire minimum pour tous les vétérinaires, quelle que soit l'institution d'enseignement dans le monde qui dispense la formation initiale ;
  • Concevoir et recommander des mécanismes facilitant l'amélioration du contenu et de la qualité de la formation ;
  • Procéder à des échanges de vues sur les priorités en matière de contenu des cours universitaires, l'objectif principal étant d'atteindre un consensus pour recommander à la communauté internationale un contenu pédagogique vétérinaire mis à jour ;
  • S'assurer que les futurs diplômés soient de plus en plus capables de travailler dans un environnement international, appliquant des normes internationales pour la surveillance et le contrôle des maladies infectieuses, la santé publique vétérinaire, la sécurité sanitaire des aliments et le bien-être animal ;
  • Examiner l'engagement des Ordres vétérinaires nationaux en matière d'harmonisation des procédures de reconnaissance des établissements d'enseignement vétérinaire, ce qui faciliterait la reconnaissance de l'importance et de la qualité des activités vétérinaires pour la société dans son ensemble au niveau mondial. Etant donné que les Services vétérinaires, tels que définis par l'OIE, regroupent des acteurs appartenant tant au secteur public qu'au secteur privé dans les systèmes nationaux de santé animale, il faut que l'ensemble de la profession vétérinaire s'implique pour satisfaire à toutes ces exigences.

Des représentants des multiples bénéficiaires directs des actions de santé et de bien-être des animaux (éleveurs, industriels de la transformation des produits d'origine animale, consommateurs, autres organisations non-gouvernementales) participaient également à la Conférence, qui rassemblait près de500 personnes.

Haut