Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale (GHSA) : en avant vers un monde plus sûr

Douze mois après la rencontre de septembre 2014 à la Maison Blanche, la Conférence à haut niveau du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale à Séoul (République de Corée) qui s’est tenue du 7 au 9 septembre 2015 a permis de dresser le bilan des progrès accomplis et de réaffirmer les étapes restant à franchir dans le cadre du Programme. Les pays participant au GHSA ont à nouveau été invités à œuvrer au renforcement de leurs systèmes de santé existants au plan national, et de se mettre rapidement en complète conformité avec les normes et obligations internationales dont le Règlement sanitaire international (RSI) de l’OMS, et avec la qualité des Services vétérinaires en ayant recours aux outils existants, notamment l’outil de mesure des performances des Services vétérinaires (PVS) de l’OIE et les systèmes d’information mondiaux sur la santé animale comme le système WAHIS de l’OIE.


Le message préenregistré du Président des États-Unis d’Amérique, Barack Obama, lors de l’ouverture de la conférence à haut niveau du GHSA, en présence de nombreux ministres de la Santé et de la Santé animale, et de hauts représentants d’organisations internationales, comme l’Organisation mondiale de la Santé animale (OIE). 
©OIE/A. Dehove
De droite à gauche à la tribune : le Dr. Brian Evans – Directeur général adjoint de l’OIE, Mr Timothy G. Evans – Directeur de la Banque mondiale pour la santé, la nutrition et la population, le Dr. Juan Lubroth, Vétérinaire en chef de la FAO. 

Paris, 11 septembre 2015 – Le coronavirus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), Ébola ou encore la grippe aviaire sont des exemples récents de maladies, toutes d’origine animale, qui ont révélé les disparités existant dans les capacités des pays à prévenir, à détecter et à répondre à ces foyers. En outre, il est manifestement illusoire, quand 60% des maladies infectieuses existantes affectant les humains et 75% des nouvelles maladies émergentes sont d’origine animale, de prétendre à la sécurité sanitaire mondiale pour les humains sans tenir compte des systèmes nationaux de prévention et de contrôle des maladies animales. En effet, un contrôle sanitaire efficace ne se limite pas à une responsabilité partagée entre les secteurs public et privé de la santé humaine et animale, mais s’étend à de nombreux autres secteurs, aux plans national, régional et mondial.  

Dans un monde interconnecté et interdépendant, les faiblesses d’un pays en particulier représentent une faiblesse pour tous les pays. Pour faire face aux menaces potentielles pour la santé mondiale et œuvrer en vue d’un monde sûr et indemne de maladies infectieuses, les ministres et acteurs impliqués dans le programme GHSA se sont réunis pour la cinquième fois depuis 2014 lors d’une conférence à haut niveau à Séoul, République de Corée, du 7 au 9 septembre 2015. L’OIE, en tant que conseiller auprès du Comité directeur du GHSA, a réaffirmé son engagement à poursuivre sa contribution à l’aboutissement de la sécurité sanitaire mondiale, en se concentrant notamment sur l’émergence et les réservoirs de maladies dans le secteur de la santé animale et à l’interface animal/homme.

L’OIE a progressé sur un nombre considérable d’activités en soutien direct des séries d’activités du GHSA, notamment le Processus PVS, le renforcement des capacités pour les décideurs nationaux et la gestion efficace des systèmes d’information sanitaires mondiaux (OIE/WAHIS). Ces actions de soutien contribuent à améliorer les systèmes de santé animale dans le monde, grâce à la promotion d’une bonne gouvernance des Services vétérinaires.  

Le travail collaboratif a également été à l’avant-garde des actions menées par l’OIE au cours de l’année écoulée. L’adoption, en mai, du plan d’action mondial sur la résistance aux antimicrobiens par l’Assemblée mondiale de l’OMS, suivie, une semaine plus tard, de l’adoption, au cours de la 83e Assemblée mondiale des 180 Pays membres de l’OIE, d’une résolution pour appuyer sa mise en œuvre – résolution également consécutivement adoptée par l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) - est un bon exemple des succès en 2015. 

En outre, l’OIE a réaffirmé son engagement à poursuivre sa contribution à l’établissement de la sécurité sanitaire à l’échelle planétaire. Cela s’est notamment vérifié avec la suite du déploiement du Processus PVS de l’OIE, avec les sessions de travail nationales conjointes OMS/OIE, et la poursuite du développement du système d’information mondial sur la santé animale WAHIS. Le travail collaboratif restera une priorité de l’OIE dans la mesure où, comme l’a rappelé le Dr. Brian Evans,  « HEALTH (santé en anglais) est l’acronyme de Humans, Ecosystems and Animals Living Together Harmoniously (Humains, Écosystèmes et Animaux Vivant Ensemble Harmonieusement. » 


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Panorama des principales avancées réalisées par l’OIE en soutien du programme GHSA depuis 2014 

    • Le Processus PVS de l’OIE, placé sous la direction d’experts, est une évaluation des objectifs et une analyse des capacités et des ressources des Services vétérinaires nationaux en vue de leur mise en conformité avec les normes internationales de qualité de l’OIE. C’est le facteur le plus important dans la prévention et la détection d’une dissémination potentielle d’agents pathogènes dangereux d’origine animale, et d’une importance particulièrement cruciale dans le succès des séries d’action « Détecter » et « Prévenir » du GHSA. Des missions PVS ont été menées par l’OIE dans pas moins de 130 pays.  
    • Des progrès ont été réalisés dans le cadre de l’initiative commune OMS-RSI/OIE-PVS, pour permettre la mise au point de stratégies nationales visant au renforcement des capacités dans les domaines de la santé humaine tant qu’animale. Décembre 2014 a vu la publication du Cadre opérationnel OIE-OMS pour une bonne gouvernance à l’interface homme-animal : articuler les outils de l’OMS et de l’OIE pour l’évaluation des capacités nationales de l’OMS-RSI/OIE-PVS. Ensemble, l’OMS et l’OIE ont dorénavant identifié un certain nombre de pays éligibles à des Sessions de travail nationales communes supplémentaires.
    • L’OIE a approfondi la connaissance de son réseau mondial par la formation de Délégués nationaux et de points focaux nationaux de l’OIE. Les points focaux comprennent notamment les systèmes d’information des points focaux nationaux concernant les laboratoires vétérinaires et les maladies animales. Des centaines de législateurs dans différents pays ont d’ores et déjà bénéficié de cette initiative.
    • Lors de la Session générale de son Assemblée mondiale annuelle en mai de cette année, l’OIE a amorcé l’expansion et l’amélioration du système d’information mondiale de santé animale WAHIS, avec l’adoption d’une résolution ayant trait à « l’utilisation de des technologies de l’information dans la gestion de la santé animale, le signalement des maladies, la surveillance et la réaction d’urgence. » 180 Pays Membres de l’OIE se sont engagés à signaler 117 maladies animales répertoriées (zoonoses incluses) et événements émergents ; cette information est immédiatement partagée avec GLEWS, le système d’alerte précoce mondial qui coordonne les mécanismes d’alerte et d’information  sur les maladies de l’OIE, de la FAO et de l’OMS, de manière à faciliter la prévision, la prévention et le contrôle des menaces sanitaires d’origine animale. Cette nouvelle évolution de WAHIS va contribuer à encore améliorer le signalement mondial des données sur les maladies animales, cruciales à la protection de la sécurité sanitaire dans le monde.   
    • Le programme de jumelage des laboratoires de l’OIE relie des laboratoires candidats dans des pays en développement ou en transition avec des Laboratoires de Référence ou des Centres collaborateurs de l’OIE, afin de renforcer les compétences et l’expertise scientifique des premiers. C’est aussi un processus qui permet de disposer d’un plus grand nombre de Laboratoires de Référence de l’OIE, permettant ainsi une meilleure répartition régionale et géographique. Plus de 50 jumelages ont ainsi été réalisés.
    • Au cours de l’année écoulée, l’OIE a travaillé sans relâche à la planification et à l’application collaboratives de mesures destinées à lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Entre autres exemples de cette collaboration, la contribution de l’OIE au Plan d’action mondial de l’OMS pour combattre la résistance aux antimicrobiens, la révision de la Liste de l’OIE des agents antimicrobiens importants en médecine vétérinaire, sans oublier la ratification de normes mises à jour sur l’utilisation prudente des antibiotiques chez les animaux et la ratification, lors de son Assemblée mondiale en mai 2015, d’une résolution du Plan d’Action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens afin de constituer une base de données mondiale sur l’utilisation d’agents antimicrobiens sur les animaux dans les Pays membres, comme prévu par le Plan d’action mondial de l’OMS.   
    • L’OIE a également poursuivi ses efforts pour améliorer la biosécurité animale ainsi que son travail de biosurveillance, par sa participation à des enjeux tels que le transport d’échantillons biologiques, les mesures de post-éradication de la peste bovine, de directives de biosécurité pour les laboratoires et la Conférence mondiale de l'OIE sur la réduction des menaces biologiques, réunissant des représentants des secteurs de la sécurité et de la santé, qui s’est tenue à Paris en juin et juillet de cette année.  

     

    Photos:©OIE/A. Dehove

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