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H5N1 : La vaccination des volailles doit être associée à d'autres mesures de contrôle A Vérone, une réunion internationale se penche sur les méthodes de la vaccination

22 mars 2007, Vérone/Rome – La vaccination des volailles, lorsqu'elle est associée à des mesures de contrôle efficaces, est un élément important dans la lutte contre le virus H5N1 de l'influenza aviaire, souligne une conférence scientifique internationale qui vient de se tenir à Vérone.

Quelque 400 experts ont passé en revue les expériences et résultats des dernières campagnes de vaccination contre la influenza aviaire lancées à travers le monde. La réunion a été organisée par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la FAO et l'Istituto Zooprofilattico Sperimentale delle Venezie (IZSVe), avec le soutien de la Commission européenne.

En 2007, le virus de l'influenza aviaire est réapparu chez les volailles dans 11 pays. En Indonésie, en Egypte, au Nigéria, la maladie est désormais endémique. Toutefois, a-t-on noté à Vérone, de nets progrès ont été observés depuis le début de la crise fin 2003, en termes de notification de la maladie et de politiques de contrôle.

A ce jour, les cas confirmés de décès humains dus à l'infection par le H5N1 sont au nombre de 169. Il n'y a pas eu de transmission efficace d'homme à homme. La lutte contre le virus chez les volailles est primordiale en vue de réduire la présence du virus dans l'environnement et diminuer ainsi à la fois le risque d'infection et la menace d'une potentielle pandémie.

La vaccination des volailles
Les participants à la conférence de Vérone ont recommandé de vacciner les volailles contre l'influenza aviaire plus particulièrement dans les pays où la maladie est endémique et dans les cas où l'abattage, le contrôle des mouvements des volailles et les mesures de biosécurité ne permettent pas d'enrayer la propagation du virus.

Le succès des campagnes de vaccination dépend principalement de l'utilisation de vaccins de bonne qualité, conformes aux normes de l'OIE. Mais il dépend aussi de la présence d'infrastructures appropriées permettant le transport rapide et sûr des vaccins (chaîne de froid), de la surveillance des volailles vaccinées, du contrôle des mouvements des volailles et de financements appropriés.

Il est également important de disposer de services vétérinaires efficaces conformes aux normes de qualité et d'évaluation de l'OIE. Ces services doivent être en mesure d'évaluer la situation à tout moment et décider, en temps opportun, d'interrompre la campagne de vaccination. Tout programme de vaccination doit inclure une « stratégie de sortie » pour que les pays ne dépendent pas de campagnes de vaccination à long terme. La conférence a également recommandé l'usage d'outils permettant de différencier les animaux infectés des animaux vaccinés, tels que la stratégie DIVA (sigle anglais pour Différenciation entre animaux infectés et vaccinés) ou bien le recours aux oiseaux sentinelles.

Rien n'indique que la vaccination ou la consommation de viande de volailles vaccinées puisse avoir des incidences sur la santé humaine.

La conférence a invité le secteur de l'industrie avicole à réaffirmer son engagement dans le contrôle de l'influenza aviaire sous la supervision des autorités vétérinaires nationales.

D'autre part, un appel a été lancé aux bailleurs de fonds pour financer les campagnes de vaccination dans les pays où la maladie est endémique, notamment dans les basses-cours.

La recherche
La conférence a également recommandé de développer et de financer davantage la recherche dans les domaines suivants :

  • Développement de vaccins nouveaux et améliorés
  • Développement de nouveaux vaccins associant la protection contre le H5N1 avec le contrôle d'autres maladies, notamment la maladie de Newcastle
  • Création de nouveaux systèmes de distribution rentables, en particulier pour les petits éleveurs et les éleveurs de basse cour
  • Développement d'un modèle de prise de décisions en matière de vaccination
  • Partage de données des programmes de vaccination conduits sur le terrain
  • Impact de la vaccination sur la production, la consommation et le commerce
  • Impact des programmes d'abattages massifs sur le patrimoine génétique des volailles de valeur


Enfin, les participants à la réunion de Vérone ont également recommandé le développement de stratégies de communication pour une meilleure information en matière de vaccination pour éviter des chocs possibles sur les marchés et pour appliquer les mesures élémentaires de biosécurité.

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