Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Les problèmes de santé des abeilles sont multi-factoriels

Paris, le 28 avril 2010 – Les arthropodes parasites des abeilles tels que les acariens de type Varroa, les infections virales et bactériennes, l'exposition aux pesticides ainsi que des carences nutritionnelles résultant d'autres problèmes environnementaux liés au comportement humain sont des facteurs concomitants qui menacent la survie de certaines colonies d'abeilles. De même, les causes du syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles, un phénomène récent à l’origine d'importantes pertes de colonies d'abeilles à l'échelle mondiale, sont sans aucun doute multifactorielles selon les experts d'un Groupe ad hoc de l'OIE sur les maladies des abeilles

« Le miel et la gelée royale sont des exemples d’aliments précieux que nous devons aux abeilles, mais nous leur sommes surtout redevables de récoltes abondantes de fruits et de légumes, car elles contribuent à la pollinisation des fleurs qui produisent ces récoltes », a expliqué le Dr Bernard Vallat, Directeur Général de l'OIE, et « ainsi les abeilles contribuent à la sécurité alimentaire mondiale, et leur disparition représenterait un terrible désastre biologique. C'est pourquoi l'OIE considère la mortalité et les maladies des abeilles comme une priorité de son Plan Stratégique 2011-2015 », a-t-il ajouté.

Un bilan mondial de la santé des abeilles a confirmé que le syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles est présent chez les populations d'abeilles d'Amérique du nord, d'Europe et du Japon. Les experts se sont accordés sur le fait que l'emploi irresponsable des pesticides pourrait avoir un impact sur la santé des abeilles, notamment en les affaiblissant et en augmentant leur sensibilité à différentes maladies. Cependant les pesticides ne peuvent pas être considérés comme le seul facteur affectant la santé des abeilles; des facteurs biologiques, l'absence de mesures de biosécurité à appliquer par les apiculteurs et les changements climatiques pourraient également avoir des effets préjudiciables sur la santé des abeilles.

« Les ressources pour une meilleure surveillance et la mise en place de mécanismes de recensement et de capacités d'inspection, de diagnostic et de recherche, font défaut dans de nombreux pays et régions du monde », a commenté le Dr Wolfgang Ritter, président du Groupe ad hoc , ajoutant « il existe un important besoin de nouvelles lignes directrices internationales pour la surveillance des abeilles et pour les programmes de lutte contre leurs maladies ».

L' état de santé des abeilles dans le monde

Indépendamment du syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles, le Groupe ad hoc a conclu que les connaissances en matière de signes cliniques et de modes d'action de la plupart des virus et des autres agents pathogènes des abeilles sont encore insuffisantes, et a recommandé la poursuite d’études pour essayer de démêler les multiples facteurs qui menacent la santé des abeilles et des autres pollinisateurs.

Divers arthropodes parasites ont été identifiés comme étant actifs dans différentes parties du monde. Les infestations d’acariens de type VarroaNosema et Tropilaelaps représentent les problèmes sanitaires les plus fréquemment rencontrés dans les ruches au niveau mondial.

En outre, une nouvelle forme de Varroa , Varroa jacobsoni, pathogène pour Apis mellifera, a été détectée en Océanie en 2008 et représente aujourd'hui une nouvelle menace pour l'apiculture dans la région comme à l’échelle mondiale.

« L'OIE va proposer à la communauté internationale d'intensifier la recherche sur les causes de la mortalité des abeilles, et l’amélioration du contrôle et de la lutte contre les nombreuses maladies émergentes ainsi que contre celles déjà connues sur la base des normes et lignes directrices adoptées par l'Organisation, y compris dans le domaine de la biosécurité du commerce mondial et régional des abeilles, qui est une cause majeure des contaminations au niveau mondial », a encore commenté le Dr Vallat.

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