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Fièvre aphteuse en Corée du Nord: le risque est limité, mais la vigilance reste de mise

4 avril 2007 , Rome - Le récent foyer de fièvre aphteuse en République démocratique de Corée était probablement un cas isolé et la situation semble être sous contrôle, indique-t-on à la FAO et à l'OIE au terme d'une mission d'experts d'une semaine dans ce pays.

Le foyer, qui s'est déclaré en janvier dernier dans une ferme de Sangwon, près de la capitale Pyongyang, a été introduit par le biais d'un transport d'animaux vivants. Il s'agissait du premier foyer de fièvre aphteuse en République démocratique de Corée depuis 1960.

«Sur la base des visites effectuées dans la zone infectée et des échanges avec les autorités vétérinaires nord-coréennes nous sommes arrivés à la conclusion que le risque d'apparition de nouveaux foyers est limité. Toutefois, la Corée du Nord doit rester sur ses gardes,» a expliqué le Dr Joseph Domenech, vétérinaire en chef de la FAO.

«Les services vétérinaires, qui ont demandé notre assistance, ont fait preuve de grande transparence et de collaboration», a-t-il indiqué.

Depuis l'apparition du foyer, les services de quarantaine nord-coréens ont abattu quelque 400 bovins et 2 600 porcins infectés et ont appliqué les mesures de contrôle de la maladie préconisées par les normes internationales en vigueur.

En vue d'empêcher l'apparition de futurs foyers, la FAO élabore une proposition de projet qui doit aider le pays à importer des vaccins de bonne qualité, à développer des dispositifs d'intervention et à améliorer les infrastructures de laboratoire ainsi que la formation.

Il convient de renforcer notamment l'identification et l'enregistrement des animaux, les procédures de quarantaine, la surveillance active et passive le long du transport et les capacités de diagnostic.

La fièvre aphteuse est une maladie virale hautement contagieuse et parfois mortelle qui touche les bovins, les ovins, les caprins et d'autres artiodactyles. Elle provoque des lésions nasales, buccales, podales et mammaires qui débutent par des vésicules . La maladie entraîne des pertes importantes en termes de production dans les élevages; elle ne constitue pas une menace pour la santé de l'homme.

La mission d'experts a été organisée par le Centre de gestion des crises (CMC) FAO-OIE.

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