Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Nouvelles normes et lignes directrices internationales en matière de santé animale

81ème Session Générale de l’Assemblée mondiale des Délégués auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE)

Paris, 31 mai 2013 – Plus de 800 participants représentant les Pays Membres de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), ainsi que de nombreuses organisations internationales, intergouvernementales, régionales et nationales (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, Organisation Mondiale de la santé, Banque mondiale, Organisation Mondiale du Commerce, Commission européenne etc.) ont participé à l’événement. 

Des autorités de haut rang ainsi que de nombreux ministres des Pays Membres de l’OIE ont également honoré l’Assemblée de leur présence et apporté leur soutien aux objectifs de l’OIE dans leurs interventions.

Invitée en tant qu’Ambassadrice de bonne volonté de l’OIE, Son Altesse Royale la Princesse Haya s’est exprimée en session d’ouverture sur l’importance des objectifs de l’OIE ainsi que du cheval dans le monde et la croissance des évènements régionaux et mondiaux liés à cet animal, ainsi que la nécessité de faciliter les mouvements transfrontaliers de ces animaux grâce à la coopération entre la FEI qu’elle préside et l’OIE.  

Le Représentant de la Fondation Bill & Melinda Gates a annoncé une importante contribution pour soutenir le renforcement des Services Vétérinaires dans le monde.

Deux thèmes techniques sur des questions d'importance pour la communauté internationale en matière de santé et des bien-être des animaux ont été débattus lors de la Session:

  • Les nouvelles technologies appliquées au contrôle et à l'éradication des maladies des animaux aquatiques et terrestres, permettant une approche moderne intégrant le bien-être animal et minimisant l'impact sur la sécurité sanitaire des aliments,
  • Les avantages liés au développement mondial du sport équestre et les problèmes à résoudre: nouvelles normes concernant les chevaux de compétition et les pays ou zones indemnes de maladies équines.


Le Prix de la Journée Mondiale Vétérinaire 2013 dont le thème était la vaccination, a été remis à l’Association Vétérinaire de l’Afrique du Sud.

Nouvelles normes et lignes directrices internationales

Les Délégués de l’OIE ont adopté ou révisé des chapitres d’importance portant entre autres sur le bien-être animal, l’utilisation des agents microbiens en santé animale, la peste bovine et sur le contrôle de certaines maladies des animaux aquatiques.

Un nouveau chapitre sur les poulets de chair a été adopté fournissant notamment des critères et des indicateurs pour mesurer le bien-être de ces animaux lors de leur élevage.

Un chapitre important du Code de l’OIE relatif à l’utilisation responsable et prudente des antimicrobiens en médecine vétérinaire dans tous les Pays Membres de l’OIE a été mis à jour.

Enfin, un nouveau chapitre sur la peste bovine a été adopté qui confirme l’éradication planétaire chez l’animal et édicte les mesures à prendre en cas de réapparition accidentelle ou intentionnelle du virus. Une vidéo spécifique mettant en relief ce risque a été diffusée et est accessible sur la chaine YouTube de l’OIE : http://www.youtube.com/user/OIEVideo

De nombreuses autres normes sur les maladies des animaux terrestres et aquatiques ainsi que sur la qualité des Services vétérinaires ont également été adoptées.

Bonne gouvernance vétérinaire

L’OIE a reçu le soutien de ses Pays Membres pour son travail sur l’amélioration de l’enseignement et de la législation vétérinaires, qui sont des éléments clés pour renforcer la bonne gouvernance des systèmes de santé animale. L’OIE, en collaboration avec un groupe d’experts composé de doyens d’établissements d’enseignement vétérinaire venus des cinq continents a développé une liste de compétences minimales et un modèle de cursus de formation initiale pour tous les vétérinaires diplômés au niveau mondial.

L’OIE a aussi encouragé les pays à prendre des mesures pour renforcer la législation vétérinaire sur la base des normes déjà publiées sur ce sujet par l’OIE et, à établir, ou améliorer dans ce cadre, l’Organisme statutaire vétérinaire national.

Reconnaissance officielle du statut sanitaire des Membres de l’OIE

Les Délégués nationaux ont approuvé la nouvelle liste des pays ou zones qui avaient demandé la reconnaissance officielle par l'OIE de leur statut sanitaire ou leur niveau de risque pour une ou plusieurs des quatre maladies prioritaires : l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), la fièvre aphteuse, la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB) et la peste équine.

Pour l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), l’OIE a reconnu la Bulgarie et le Costa Rica  comme ayant un statut de « risque maîtrisé ». Les Etats-Unis d’Amérique, Israël, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas et la Slovénie ont été reconnus comme ayant un « risque négligeable ». Le statut officiel de tous les autres pays déjà reconnus officiellement n’a pas été modifié.

De nouvelles zones ont été reconnues comme officiellement indemnes de fièvre aphteuse en Argentine, au Pérou et en Bolivie.
Le programme national de contrôle de la fièvre aphteuse proposé par la Bolivie a été officiellement reconnu comme valide par l’OIE.

En 2012, les Membres de l’OIE ont validé l’application d’une procédure de reconnaissance officielle des statuts des pays au regard de la peste équine. L’Assemblée a ainsi reconnu pour la première fois 59 pays comme étant indemnes de la maladie.    

La possibilité pour les Pays Membres d’être reconnus officiellement indemnes par l’Assemblée mondiale de l’OIE a été élargie cette année à la peste des petits ruminants (PPR) et à la peste porcine classique.

Le réseau scientifique de l’OIE et le renforcement des capacités

Avec ses huit projets menés à bien et 42 autres approuvés ou en cours, les Délégués ont salué  le succès de l’Initiative de Jumelage de l’OIE, en faveur de l’échange de compétences et d’expertise entre des pays abritant des Laboratoires de référence et Centres collaborateurs de l’OIE déjà reconnus et des candidats à ce statut se trouvant dans des pays en transition ou en développement. Le programme permet à ces derniers de devenir des centres d’excellence et ainsi de renforcer leur communauté scientifique vétérinaire nationale et d’améliorer la prévention, la détection et le contrôle des maladies au niveau mondial.

Les Délégués ont également accrédité cinq nouveaux Centres collaborateurs et six Laboratoires de référence, portant à 284 le réseau mondial des centres officiels d'expertise scientifique d’excellence de l'OIE.

Conformément à l’engagement continu de l’OIE d’appuyer les Services Vétérinaires à se mettre en conformité avec les normes internationales de qualité adoptées par l’OIE, 116 missions nationales d'évaluation des Performances des Services Vétérinaires (PVS), ont été menées  depuis mai 2006, à l'aide de l'outil dit PVS de l’OIE dans le monde ainsi que 64 missions nationales d'analyse des écarts du PVS et 31 missions d’appui à la législation vétérinaire.

La Conférence a souligné l’importance d’utiliser des vaccins de haute qualité étant conformes aux normes de l’OIE pour assurer le contrôle des maladies au niveau mondial.

Situation des maladies animales dans le monde

La situation zoosanitaire mondiale concernant un certain nombre de maladies des animaux terrestres et aquatiques a été examinée. L’évolution de la diffusion mondiale de quatre maladies a été présentée aux Délégués: la fièvre aphteuse, la peste des petits ruminants, la rage et chez les animaux aquatiques, le syndrome des taches blanches.

L’Assemblée s’est penchée sur le caractère exceptionnel de l’épisode d’influenza A(H7N9) en République populaire de Chine en avril 2013. Les informations les plus récentes communiquées devant l’Assemblée par le Délégué de la Chine ainsi que les résultats de la récente mission menée par la mission d’experts de l’OIE en Chine ont été présentés aux Pays Membres de manière à préparer les mesures destinées à tenter de prévenir une propagation mondiale du virus chez l’animal.   

La transparence et la réactivité des Pays Membres dans la notification des foyers de maladies à l’OIE depuis le lancement de WAHIS en 2005 jusqu’à aujourd’hui ont également été analysées.

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