Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’OIE et la Chine décident de renforcer leur coopération en matière de prévention et de contrôle des maladies animales

Paris, le 3 mars 2008 – Lors d’un séminaire national sur les normes zoosanitaires internationales, organisé par le gouvernement chinois en collaboration avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), à Beijing (République populaire de Chine), les 26 et 27 février 2008 , le Directeur général de l'OIE, le Dr Bernard Vallat, a souligné la forte détermination de la Chine à renforcer sa coopération internationale pour la prévention et le contrôle des maladies animales, en se conformant aux normes de l'OIE.

«En tant que Pays Membre de l'OIE, la Chine a aujourd'hui l'opportunité de jouer un rôle croissant dans la lutte contre les maladies animales dans le monde », a déclaré le Dr Vallat. « L'engagement politique sera essentiel pour engager toutes les actions qui restent à réaliser, et l'OIE soutiendra fermement ces efforts» a-t-il ajouté.

Le séminaire a réuni quelque 150 participants, dont le Délégué de l'OIE, le Docteur Jia Youling, et le Vice-Ministre chinois de l'agriculture, Monsieur Yin, qui a rappelé que son pays s'est engagé à collaborer avec tous les Membres de l'OIE en matière de santé animale. Des responsables des Services vétérinaires de toutes les provinces chinoises ainsi que des hauts représentants des principaux instituts vétérinaires nationaux pour la recherche et le diagnostic ont également participé à ce séminaire.

À une période où les maladies émergentes et ré-émergentes se développent de plus en plus dans le monde, les participants ont souligné que le renforcement des Services vétérinaires en vue d’améliorer la surveillance et la détection précoce des foyers de maladie et la rapidité de la riposte constitue le paramètre clé de la lutte contre les maladies. Les autorités chinoises ont reconnu le rôle important des Services vétérinaires et se sont engagées à améliorer la qualité et la gouvernance de leurs Services vétérinaires nationaux, conformément aux normes de l'OIE.

«Je suis satisfait de constater que la Chine envisage de demander à l’OIE de conduire une mission technique pour appuyer la gouvernance de ses Services vétérinaires nationaux. J’ai assuré les autorités chinoises de l’engagement total de l’OIE dans l’instauration d’une collaboration avec la Chine dans ce domaine», a déclaré le Docteur Vallat, en marge du séminaire.

Accompagné du Président du Comité international de l’OIE, le Docteur Barry O’Neil, du Président de la Commission régionale de l’OIE pour l’Asie, l’Extrême-Orient et l’Océanie, le Docteur Gardner Murray, et du Représentant régional de l’OIE, le Docteur Teruhide Fujita, le Docteur Vallat a été reçu par le Ministre chinois de l’agriculture, Monsieur Sun Zhencai, puis par le Vice-Premier Ministre, Monsieur Hui Liangyu. Les autorités chinoises ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur collaboration avec l’OIE dans tous les domaines liés à la prévention et à la lutte contre les maladies animales et les zoonoses, ainsi qu’à la sécurité sanitaire du commerce international des animaux et des produits d’origine animale. Les discussions ont également porté sur la création d’un bureau sous-régional de l’OIE en Chine.

Un nouveau Laboratoire de référence pour l’influenza aviaire

Le problème de l’influenza aviaire et de sa propagation actuelle dans le monde a été l’un des thèmes abordés pendant le séminaire; à cet égard, il a été souligné qu’une stratégie opérationnelle de prévention et de lutte doit inclure des capacités diagnostiques adaptées. En conséquence, les autorités chinoises ont soumis un dossier visant à faire reconnaître leur laboratoire national de référence pour l’influenza aviaire (NAIRL) comme nouveau Laboratoire de référence de l’OIE pour cette maladie.

«Cette demande est une avancée très importante dans les relations de l’OIE avec la Chine. Le NAIRL est chargé du diagnostic de l’influenza aviaire pour l’ensemble de la Chine continentale, et ses services pourraient également être utiles aux pays voisins. La demande de la Chine doit à présent passer par un certain nombre de procédures internes à l’OIE avant d’être proposée pour adoption par les 172 Pays et Territoires Membres de l’OIE», a rappelé le Docteur Vallat.

Le processus d'élaboration des normes par l'OIE a également été abordé lors du séminaire. Les autorités chinoises ont exprimé leur volonté politique de respecter les normes internationales de l'OIE, en s’y conformant et en les mettant en application.

Mars 2008

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