Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L’OIE au Parlement européen pour sensibiliser sur les maladies animales et les risques posés à la santé publique

Bruxelles, 22 janvier 2013 - Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le Dr. Bernard Vallat, s’est exprimé devant des députés européens et des hauts fonctionnaires de l’Union européenne lors d’un symposium organisé le 22 janvier 2013 par Sophie AUCONIE, députée européenne (Parti Populaire Européen PPE) sur le thème: “Prévenir les Pandémies Humaines en améliorant la Santé Animale”.

Mme la députée Auconie a ouvert le Symposium en mettant l’accent sur les liens thématiques entre la santé animale et l’agriculture, le commerce, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté, ainsi que sur les relations entre l’OIE et les institutions européennes.

Le Dr Vallat a rappelé que 60% des pathogènes susceptibles de nuire à l’homme ont une origine animale, ainsi que 75% des maladies émergentes et 80% des agents biologiques présentant un potentiel bioterroriste. Il a insisté sur le fait que la lutte contre les pathogènes à leur source animale représente donc la meilleure approche pour protéger la santé des hommes lorsqu’elle est menacée par des pathogènes d’origine animale.

Au moins 20% des pertes de la production alimentaire mondiale de protéines animales seraient dues aux pathogènes alors que certaines prévisions tablent sur une augmentation de 50% de la demande mondiale en protéines animales d’ici à 2030.

De plus le monde est soumis à une menace permanente liée au contexte des « cinq T: Trade, Travel, Transport, Tourism and Terrorism », qui caractérise la globalisation sans précédent dans l’histoire des mouvements de personnes, animaux et biens de consommation et représente autant d’opportunités de dissémination des pathogènes dans tous les recoins de la planète.

Tous ces facteurs combinés constituent un terrain favorable à l’apparition d’un événement de santé publique grave à l’échelle mondiale et augmentent les risques posés à la santé animale, à la santé publique, la sécurité mondiale et à l’accès à l’alimentation.

Le symposium a confirmé que pour prévenir au mieux de tels événements, il faut s’assurer de l’existence de dispositifs efficaces et durables de détection précoce des désastres sanitaires potentiels et de réaction rapide dans tous les pays du monde, car un seul pays défaillant au niveau de la détection et de la réaction rapides peut mettre en danger toute la planète.

La solidarité est essentielle non seulement pour appuyer les dizaines de pays qui ne disposent pas de ces dispositifs mais aussi dans l’intérêt des pays développés indemnes de maladie, afin de se protéger eux-mêmes de la réintroduction de ces maladies encore présentes dans les pays en développement ou en transition.

 

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