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Conférence de l’OIE sur les médicaments vétérinaires en Afrique: attention danger

Paris, 28 mars 2008 - La Conférence OIE sur l’amélioration de l’enregistrement, de la distribution et du contrôle de la qualité des médicaments vétérinaires en Afrique s’est tenue à Dakar (Sénégal) du 25 au 27 mars 2008 et a rassemblé 160 participants de plus de 50 pays.

Les pays du Continent africain étaient représentés par leurs chefs des Services Vétérinaires et leurs points focaux nationaux en charge du contrôle des produits vétérinaires. Ont également participé les représentants des organisations régionales et sous régionales africaines, les bailleurs de fonds, les grandes sociétés internationales et régionales productrices de produits vétérinaires et les ONG s’intéressant au développement de l’élevage en Afrique.

La conférence a unanimement réitéré l’importance cruciale de l’accès à des produits vétérinaires de qualité pour tous les éleveurs africains, notamment les éleveurs pauvres pour qui l’élevage constitue une activité vitale.

Les bactéries, les parasites, les virus compromettent en permanence les productions animales et constituent des facteurs très importants d’aggravation de la pauvreté ainsi que des obstacles à l’accès aux marchés régionaux et internationaux des animaux et produits d’origine animale originaires d’Afrique.

Une approche régionale a été préconisée pour lutter contre la fraude organisée qui conduit actuellement à la mise en marché et à la distribution de produits frelatés et dangereux à un niveau très alarmant en Afrique subsaharienne. La mutualisation régionale des autorisations de mise en marché des produits vétérinaires ainsi que des capacités d’analyse des échantillons importés ou produits sur place faisant l’objet de contrôles a été jugée indispensable compte tenu des coûts élevés de ces opérations.

A cet effet l’approche pilote développée par l’UEMOA a été jugée comme exemplaire et susceptible d’être considérée comme un modèle à utiliser d’une manière prioritaire par les autres organisations régionales et sous-régionales africaines.

L’harmonisation des législations nationales, sous l’égide des organisations régionales ainsi que le renforcement des contrôles par les Services Vétérinaires nationaux au niveau de tous les pays du continent ont été considérés comme cruciaux. Dans ce domaine, la mise en conformité des Pays Membres de l’OIE aux normes de qualité des Services Vétérinaires, en utilisant la procédure PVS a été jugée comme la meilleure voie pour progresser dans cette voie avec si nécessaire l’appui des Centres Collaborateurs de l’OIE.

Il a été recommandé également que l’OIE organise des Conférences similaires dans chacune des quatre autres régions du monde afin de contribuer à réduire la pauvreté et combattre les risques pesant sur la santé animale et la santé publique du fait notamment de la mise en marché de produits vétérinaires de mauvaise qualité et de leur distribution par des personnes mal formées à cet effet. La Conférence a par ailleurs recommandé d’utiliser en priorité les compétences des vétérinaires pour assurer cette fonction.

La multiplication en Afrique de bactéries ou de parasites comme les trypanosomes résistants aux molécules disponibles et menaçant les hommes et les animaux a été considérée comme très préoccupante et justifiant l’application en urgence des recommandations de la conférence, qui ont été adoptées à la quasi unanimité.

Mars 2008

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