Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Le Directeur général de l'OIE présente à la presse l'action de l'Organisation en matière de réduction des menaces biologiques

Accent sur la biosécurité et l'antibiorésistance

Paris, le 11 janvier 2012. Lors de la présentation annuelle de ses voeux à la presse, le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), a évoqué les priorités de l'OIE dans la lutte contre les menaces biologiques en 2012.

« Les maladies issues de l'interface entre les animaux, l’homme et les ecosystèmes sont nombreuses et peuvent être à l'origine de problèmes de santé importants chez l'homme ou les animaux» a déclaré le Docteur Vallat. « Dans la mesure où 60 % des agents pathogènes dangereux pour l’homme ont une origine animale, le renforcement et l'amélioration des relations entre les systèmes de santé publique et de santé animale constituent un impératif urgent » a-t-il souligné.

Le Docteur Vallat a rappelé que les ministres de l'Agriculture du G20 avaient évoqué ces questions dans leur Déclaration ministérielle de juin 2011 et insisté sur l'importance de «…renforcer (…)  [les] normes internationales tenant compte de (…) la bonne gouvernance et des services officiels, car ils permettent de détecter précocement et de réagir rapidement aux menaces biologiques, facilitent les flux commerciaux et contribuent à la sécurité alimentaire mondiale  (…) [Ceci] nécessite de continuer à coopérer pour renforcer la gouvernance internationale (…) et (…) [les] règles basées sur des normes et recommandations scientifiques élaborées par les organismes internationaux normatifs compétents (CODEX, OIE et CIPV)».

La vision de l'OIE en matière d'antibiorésistance
La mauvaise utilisation des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire peut nuire à l'efficacité des traitements et retarde la guérison, que ce soit chez l'homme ou les animaux.

L'action de l’OIE vise à encourager l’utilisation responsable et prudente des agents antimicrobiens en médecine vétérinaire et entend : 

  • éviter les pratiques à risque telles que les utilisations non recommandées et la fabrication et contrebande de produits falsifiés,
  • renforcer la bonne gouvernance des Services vétérinaires pour un meilleur contrôle, enregistrement, importation, distribution et usage des antibiotiques dans les élevages,
  • déterminer plus précisément et encadrer les quantités d'antimicrobiens employés dans l'élevage,
  • harmoniser les programmes nationaux de surveillance et de suivi de l'antibiorésistance pour les animaux, les hommes et dans l’environnement et instaurer des programmes de coordination et de solidarité internationale,
  • mettre en place des mesures d'évaluation des risques.

 
L'OIE plaide en faveur d'une large application d'un cadre législatif adapté aux produits vétérinaires. Le Codex Alimentarius, la FAO et l'OMS sont des partenaires clés de l’OIE dans le domaine des recommandations faites aux vétérinaires et aux éleveurs sur l'utilisation des antimicrobiens, et sur l’analyse des risques liés à la présence de résidus de médicaments vétérinaires dans les produits alimentaires d’origine animale et les méthodes d’analyse de ces produits.

« Les antibiotiques ne sont pas un produit anodin dont la vente et l’usage peuvent être libres. Leur usage approprié par les utilisateurs pour éviter l’apparition de résistance chez l’animal nécessite une longue et complexe formation », a déclaré le Dr Vallat. « C’est pourquoi les vétérinaires sont appelés à mieux superviser leur usage et à les utiliser partout dans le monde à l’avenir. Sans cela, les antibiotiques pourraient circuler sans contrôle, par exemple grace à des achats massifs directs sur Internet par les particuliers », a-t-il conclu.

L'OIE organisera une conférence internationale sur l'utilisation prudente et la surveillance de l’usage des antimicrobiens chez les animaux en 2013, à Paris, dans le but de promouvoir les produits antimicrobiens vétérinaires par le biais de bonnes pratiques d'élevage au niveau mondial.

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