Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Conférence mondiale de l’OIE sur la réduction des risques biologiques

Renforcer les capacités des systèmes de santé animale et humaine à prévenir, détecter et affronter toutes les menaces biologiques


Paris (France), 30 juin 2015 –
Les menaces biologiques ignorent les frontières. Depuis des millénaires, les maladies infectieuses se sont propagées par le biais des animaux (aussi bien domestiques que sauvages) et des hommes, entraînant des pandémies aux répercussions sociales, économiques et environnementales considérables. Partout dans le monde, les agents pathogènes d'origine animale, y compris les agents transmissibles à l'homme, peuvent s'échapper accidentellement des laboratoires ou être utilisés comme armes biologiques en raison de leurs impacts économiques, sanitaires et sociales et de leur disponibilité potentielle.

Les exemples récents de maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes ont mis en exergue la difficulté à prévoir quand et où les nouvelles maladies apparaîtront, ou bien à quel endroit les maladies existantes referont surface. Conscient du rôle important que jouent les services et systèmes de santé animale et de santé publique dans la réduction des risques biologiques en développant la résistance aux maladies animales, y compris les zoonoses, l'OIE organise, en étroite collaboration avec l'OMS, une conférence mondiale sur les risques biologiques, qui se tient du 30 juin au 2 juillet à Paris.

Cette conférence de trois jours portera sur le renforcement des collaborations et l'établissement d'un consensus en vue d'accroître la capacité des systèmes de santé publique et animale à prévenir et détecter les menaces biologiques et de réagir à de telles menaces, qu'elles soient volontaires, accidentelles ou naturelles, notamment en cas de zoonoses d'origine animale. La conférence mondiale de l'OIE sur la réduction des risques biologiques sera une première : elle regroupera des acteurs clés de l'OIE, de l'OMS, d’INTERPOL, du Bureau des affaires de désarmement des Nations Unies, de la FAO, ainsi que des représentants des gouvernements nationaux des institutions chargées de la défense, de la sécurité et de la santé de plus de 120 pays.

L'importance de normes intergouvernementales pour réduire les menaces biologiques

« Étant donné que 60 % des maladies humaines sont d'origine animale, les deux organisations, OIE et OMS, jouent un rôle crucial dans la définition de normes visant à assurer la protection contre les zoonoses », a déclaré le Dr Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE. Ces normes adoptées au niveau mondial sont le fondement de la prévention et de la maîtrise des maladies infectieuses. Elles englobent notamment la détection précoce et la réaction rapide face à des événements biologiques, ainsi que le maintien de systèmes de santé animale et humaine solides. La conformité à ces normes internationales est un gage de résilience face à toutes les menaces de maladies infectieuses, car les outils et les systèmes utilisés pour les détecter précocement et les maîtriser rapidement sont les mêmes, que la cause soit naturelle, accidentelle ou délibérée. Aujourd'hui, la difficulté pour de nombreux pays est de s'assurer qu'ils possèdent la volonté politique, les infrastructures, les ressources et des principes de gouvernance efficaces pour appliquer les normes intergouvernementales de l'OIE et le Règlement Sanitaire International de l'OMS. « Une coopération appropriée entre les secteurs de la santé animale, de la santé publique et de la sécurité des différents pays est essentielle pour garantir le respect des normes intergouvernementales », a expliqué Bernard Vallat.

Pour en savoir plus :


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      Trouvez les photos de la conférence sur le Flickr de l'OIE
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