Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Conférence mondiale de l'OIE sur la lutte contre la rage

Les Services vétérinaires sont les mieux placés pour traiter la rage à sa source animale

 

Séoul, 9 septembre 2011 – Les vétérinaires des secteurs public et privé étant rattachés aux Services vétérinaires nationaux ont l’importante responsabilité d’appliquer leurs connaissances et leurs compétences au contrôle de la rage à sa source animale, a conclu la Conférence mondiale de l'OIE sur la lutte contre la rage, qui s’est tenue à Séoul, en République de Corée, du 7 au 9 septembre 2011.
Les participants ont notamment préconisé que les programmes de lutte contre la rage renforcent  l’efficacité des composantes publiques et privées des Services vétérinaires nationaux, en particulier dans les pays en développement.

« Pour exercer leur mission, les Services vétérinaires  doivent pouvoir compter sur l’appui de leur gouvernement, des structures administratives nationales concernées, des communautés locales, des organisations non-gouvernementales et, avant tout, des propriétaires de chiens. Dans de nombreux pays, la rage est malheureusement une maladie encore négligée dont la prévention et le contrôle ne sont pas une priorité », a expliqué le Directeur général de l’OIE, le Docteur Bernard Vallat.

La participation active de tous les pays à la procédure PVS de l’OIE (Evaluation des performances des Services Vétérinaires) afin de définir les besoins des Services vétérinaires en termes d’investissements et de formation a été une recommandation majeure de la Conférence. Les normes les plus élevées de bonne gouvernance vétérinaire sont en effet la clé de voûte de toute élaboration et mise en œuvre des stratégies et mesures de contrôle de la rage ainsi que des autres maladies animales.

Rompre le lien entre infections animales et infections humaines
Plus de 99% de tous les cas humains documentés sont dus à des morsures de chiens infectés. Touchant plus particulièrement les enfants dans les pays en développement, la rage tue plus de 55 000 personnes chaque année et provoque plus de décès dans le monde que toute autre maladie infectieuse. Il est possible que ce chiffre soit plus élevé encore car nombre de cas de rage chez les animaux et de contaminations fatales chez l’homme ne sont pas recensés dans de nombreuses régions du monde.

Certains analystes ont aussi estimé qu’environ 10% des ressources financières utilisées pour le traitement des personnes victimes d’une morsure suffiraient à éradiquer la rage à sa source, c’est-à-dire chez les chiens, dans le monde entier et à prévenir ainsi presque tous les cas humains, à des coûts très réduits.

La Conférence a souligné que la vaccination des chiens était la meilleure méthode pour contrôler et éliminer la rage. Pour des raisons éthiques, écologiques et économiques, l’abattage sanitaire des animaux ne peut être considéré comme une méthode prioritaire de contrôle et d’éradication, sauf dans certaines situations très spécifiques. Tous les programmes fructueux d’éradication de la rage ont inclus des mesures combinant le contrôle des populations de chiens errants et la vaccination de tous les chiens appartenant à un propriétaire.
 
« Les bailleurs de fonds, les gouvernements, les communautés locales et les propriétaires de chiens doivent comprendre les avantages qu’offre la prévention de la rage à sa source animale, tant pour l’économie et la santé publique que pour la santé et le bien-être des animaux. Ils doivent aussi cerner l’absolue nécessité de s’investir davantage dans l’amélioration et la mise en œuvre des normes et lignes directrices internationales sur le contrôle de la rage afin de sauver des milliers de vies humaines et animales », a commenté le Docteur Vallat.

Ces lignes directrices incluent également des exigences sur la formation initiale et continue des vétérinaires et sur les contrôles de qualité applicables à tous les vaccins utilisés par les pays Membres de l’OIE. La Conférence a également recommandé de considérer comme une priorité les recherches vétérinaires sur la prévention de la rage.

L'OIE remercie le gouvernement de la République de Corée pour son soutien, et plus particulièrement le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture, des forêts et de la pêche qui a bien voulu accueillir cet événement et en soutenir activement l’organisation.

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