Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Conférence internationale de l'OIE sur l'identification et la traçabilité des animaux "De l'étable à la table"

Buenos Aires, 23- 25 mars 2009

Buenos Aires, le 25 mars 2009 - A l’issue de la Conférence internationale de l'OIE sur l'identification et la traçabilité des animaux, qui s'est tenue à Buenos Aires, en Argentine, du 23 au 25 mars 2009, l'OIE et ses Membres ont progressé vers une mise en œuvre mondiale de l’identification des animaux et de la traçabilité de leurs produits, « de l'étable à la table ».

« Compte tenu des disparités qui existent entre les systèmes nationaux d’identification des animaux vivants et de traçabilité des produits qui en sont tirés, il est difficile de suivre les produits d'origine animale tout au long de la chaîne alimentaire mondiale. Aussi, les pays en développement risquent-ils d'être écartés de certains marchés en raison des barrières commerciales qui peuvent découler de ces disparités. Le meilleur moyen d'éviter cet écueil pour tous les pays est de se conformer progressivement à des normes internationales comme celles de l'OIE et du Codex », a déclaré pendant la conférence le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE.

Les participants ont également confirmé la nécessité de renforcer le lien entre les dispositifs d’identification et de traçabilité des animaux vivants et les systèmes appliqués aux produits d'origine animale. « Nous devons chercher à établir la traçabilité sur l'ensemble de la chaîne alimentaire, depuis la production primaire jusqu'au consommateur. Une application sans faille des normes et principes établis par l'OIE pour les exploitations et définis par la Commission du Codex Alimentarius pour la transformation et la distribution des aliments est un gage de protection de la santé publique », a souligné le Docteur Kazuaki Miyagishima, secrétaire de la Commission du Codex Alimentarius.

Les systèmes d'identification et de traçabilité recommandés et utilisés par le secteur public et le secteur privé peuvent cependant reposer sur des obligations très différentes, ce qui complique les conditions de commercialisation des animaux sur pied et des produits d'origine animale. « Nous encourageons tous les intervenants à respecter les normes officielles de l'OIE et de la Commission du Codex Alimentarius, et à ne pas utiliser des normes unilatérales qui risquent de contredire les normes officielles et de faire obstacle aux importations de produits d'origine animale issus des pays en développement », a ajouté le Docteur Vallat.

Sur la base des travaux actuels de l'OIE en faveur du renforcement des capacités des Services vétérinaires, à travers l'Outil d'évaluation des performances des Services vétérinaires (Outil PVS de l'OIE), adossé aux dispositions du Code terrestre de l'OIE, les experts ont considéré la bonne gouvernance, la recherche appliquée, le renforcement des capacités, ainsi que la formation et la communication en matière d'identification et de traçabilité des animaux comme des axes prioritaires pour les pays en développement.

« La conférence a débouché sur des recommandations pratiques devant aider les Services vétérinaires nationaux et les autres acteurs à jouer leur rôle vis-à-vis des systèmes d'identification et de traçabilité des animaux, sachant que ces systèmes revêtent une importance capitale pour assurer un commerce international des animaux et de leurs produits plus vaste et plus équitable, », a commenté le Docteur Nestor Amaya, représentant du gouvernement argentin et Délégué national auprès de l’OIE.

La conférence a réuni des représentants de tous les secteurs concernés, notamment des représentants de haut niveau des gouvernements, des organisations du secteur privé, des éleveurs, des transformateurs, des fabricants de matériel d'identification et de traçabilité, des détaillants, des consommateurs et des instituts de recherche scientifique.

La conférence a bénéficié du soutien du gouvernement argentin, de la Commission européenne, du Ministère de l'Agriculture des États-Unis d'Amérique et de plusieurs entreprises privées.

L’excellence technique a été assurée grâce à la participation d'experts de haut niveau dont la plupart participent aux travaux de l'OIE et de la Commission du Codex Alimentarius.

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