Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Une réunion technique de l’OIE a évoqué les risques liés au virus de Schmallenberg pour les échanges internationaux

Paris, le 15 mai 2013 – L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a tenu les 7 et 8 mai 2013 une réunion technique informelle sur les risques liés à l’exportation de bovins et de petits ruminants vivants, de leur semence, de leurs ovules et des autres produits qui en sont issus, à partir de pays infectés par le virus de Schmallenberg.

Parmi les participants se trouvaient des experts de l’OIE, à savoir le professeur Steven Edwards (ex-président de la Commission des normes biologiques, qui a présidé cette réunion), la Docteure Ann Brigitte Cay (Belgique), le Docteur Peter Kirkland (Australie), le Docteur Toshiyuki Tsutsui (Japon), ainsi que des représentants du Bélarus, de la Fédération de Russie et du Kazakhstan. Le Docteur Francisco Reviriego-Gordejo, de la Direction Générale de la santé et des consommateurs de la Commission Européenne, et le Docteur Kazimieras Lukauskas, représentant de l’OIE à Moscou, ainsi que plusieurs collaborateurs du siège de l’OIE ont assisté à la réunion en tant qu’observateurs.

Cette rencontre a permis aux participants de partager leurs points de vue sur les risques potentiels de propagation du virus de Schmallenberg par le biais des échanges internationaux d’animaux et de produits d'origine animale. Le groupe a discuté en détail de la fiche technique qui avait été publiée par l'OIE sur son site Internet après l’approbation de la Commission scientifique élue de l’OIE pour les maladies animales.

Les représentants de la Biélorussie, de la Russie et du Kazakhstan ont également insisté sur le statut actuel des critères utilisés par l'OIE pour inscrire une maladie animale sur la liste OIE des maladies à déclaration obligatoire (chapitre 1.1. du Code sanitaire de l’OIE pour les animaux terrestres) ainsi que sur l’état des connaissances disponibles sur l'impact de la maladie chez les espèces sensibles.

L’inscription d’une maladie animale sur la liste de l’OIE suit une procédure détaillée : une recommandation est formulée par le groupe ad hoc de l'OIE sur la base d’un arbre de décision précis (chapitre 1.2. du Code sanitaire de l’OIE pour les animaux terrestres) puis est soumise pour approbation à la commission spécialisée élue concernée, avant d'être présentée pour adoption finale par l’Assemblée Mondiale des Délégués.

En mai 2012, les Pays Membres de l’OIE ont adopté de nouveaux critères d'inscription dans le chapitre 1.2 du Code sanitaire de l’OIE pour les animaux terrestres. En juillet 2012, après avoir confronté les caractéristiques du virus de Schmallenberg (et de diverses maladies) aux nouveaux critères adoptés, le Groupe ad hoc de l'OIE sur la notification des maladies animales et des agents pathogènes a recommandé de ne pas y inscrire ce virus. Ce point de vue a été accepté par la Commission du Code pour les animaux terrestres en septembre 2012 et le rapport du Groupe ad hoc a été transmis aux Pays Membres en annexe au rapport de la Commission. 

Les Pays Membres de l'OIE doivent dans tous les cas déclarer le virus de Schmallenberg à l’OIE en tant que maladie émergente lorsqu'ils le détectent pour la première fois. Les Pays Membres peuvent cesser d'adresser des rapports de suivi à l'OIE lorsque la maladie devient endémique sur leur territoire. Dans nombre de pays, la propagation de la maladie peut être liée aux mouvements naturels du vecteur Culicoides.

À ce jour, 19 Pays Membres de la Commission régionale de l’OIE pour l'Europe ont adressé des informations sur des infections à virus de Schmallenberg comme maladie émergente. Ces notifications ont été publiées dans la base de données WAHID (Base mondiale d’information zoosanitaire), sur le site Internet de l’OIE, ou bien seront confirmées lors de l’Assemblée Mondiale des Délégués de l’OIE.

La demande adressée à l’OIE par la Russie, le Kazakhstan et le Bélarus en vue d’inscrire les infections dues au virus de Schmallenberg sur la liste de l’OIE a été officiellement communiquée au Directeur général qui la transmettra aux instances concernées pour un nouvel examen selon les procédures officielles.

Après la réunion, de nouvelles mesures nationales portant entre autres sur la semence et les embryons ont été prises en conformité avec certaines des lignes directrices actuelles de l'OIE.

Informations complémentaires :

Fiche technique de l’OIE sur le virus de Schmallenberg : http://www.oie.int/fr/notre-expertise-scientifique/informations-specifiques-et-recommandations/virus-schmallenberg/

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