Organisation Mondiale de la Santé Animale

Taille de la police:

Langue :

Search:

Recherche avancée

Accueil > Pour les médias > Communiqués de presse

Groupe de travail de l'OIE sur les maladies de la faune sauvage

MALADIES INFECTIEUSES ÉMERGENTES : LA PISTE DE LA FAUNE SAUVAGE

Plusieurs maladies infectieuses émergentes ont été découvertes chez les animaux et l'homme dans différentes régions du monde. La tuberculose bovine, la variole du singe, la rage, l'infection par le virus West Nile, le syndrome respiratoire aigu sévère (SARS) et l'influenza aviaire, également appelée grippe aviaire, figurent parmi les pathologies récemment décelées. Il n'est pas rare que certaines de ces maladies soient d'origine animale. Pour 60 % environ des agents pathogènes pour l'homme et un nombre important d'agents qui sont apparus au cours des 20 dernières années on retrouve une contamination des animaux en amont ; l'existence d'un lien avec la faune sauvage a été établi pour plusieurs d'entre eux.

Parmi les explications possibles de l'augmentation de la transmission inter-espèces des agents pathogènes figurent les suivantes :

  • Le développement des populations humaines conjugué aux contacts accrus avec les animaux sauvages,
  • L'introduction de microbes associés à la faune sauvage dans les systèmes de production agricole basés sur l'élevage,
  • Le développement de l'élevage des animaux sauvages,
  • La mobilité accrue des populations humaines,
  • L'augmentation des déplacements d'animaux et de produits d'origine animale dans le cadre des échanges internationaux.

Lors de sa réunion annuelle qui s'est tenue du 9 au 11 février 2004 à Paris, le Groupe de travail de l'OIE sur les maladies de la faune sauvage a attentivement examiné les relations entre les maladies infectieuses émergentes chez les animaux sauvages, l'homme et les animaux domestiques. Le groupe a identifié les difficultés et les sensibilités écologiques auxquelles on se heurte dès lors qu'il s'agit de mettre en place des stratégies de lutte contre les maladies appliquées à la faune sauvage et a conclu qu'on ne pouvait juger de la nécessité et de l'applicabilité d'une gestion des agents pathogènes affectant les animaux sauvages qu'en se fondant sur des études épidémiologiques et des études d'impact sur l'environnement approfondies.

Les membres du Groupe de travail ont été encouragés par les réponses obtenues au questionnaire qui avait été diffusé à l'échelle mondiale concernant l'apparition de maladies de la faune sauvage. Compte tenu du risque potentiel pour la santé des personnes et des animaux domestiques associé à la présence de certains agents pathogènes chez les animaux sauvages, le Groupe exhorte les Pays Membres de l'OIE à poursuivre leurs opérations de surveillance et de saisir les occasions permettant d'améliorer la détection et la gestion des agents pathogènes dans la faune sauvage.

Haut