Organisation Mondiale de la Santé Animale

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OIE, Organisation mondiale de la santé animale - 69e Session générale annuelle du Comité international

27 mai - 1er juin 2001

La 69e Session générale annuelle du Comité international de l'Organisation mondiale de la santé animale s'est tenue à Paris du 27 mai au 1er juin 2001.

Environ 500 personnes représentant 140 pays ou territoires, 11 organisations intergouvernementales ainsi que de nombreux autres organismes étaient présents. Six Ministres de l'Agriculture (Bulgarie, Colombie, Liban, Somalie, France et Uruguay) ont participé.

Un bilan de l'évolution des différentes maladies et épizooties dans le monde a été dressé, en insistant sur les maladies de la "Liste A", les plus redoutées pour la santé animale et, parfois, pour la santé humaine, ainsi que pour l'économie mondiale et les échanges internationaux. Les événements épidémiologiques les plus importants survenus dans le monde sont rapportés dans le document annexé au présent communiqué.

Le Comité a également adopté les recommandations formulées par la récente conférence internationale sur la fièvre aphteuse organisée par l'OIE et la FAO, notamment les aspects relatifs à l'usage de la vaccination et à la sauvegarde des animaux rares ou précieux dans les pays infectés.

Il a également pris acte de l'organisation en juin par l'OIE, l'OMS et la FAO d'une conférence scientifique internationale faisant le point sur les méthodes de lutte contre l'Encéphalopathie Spongiforme Bovine (ESB) et sur les risques éventuels encourus par les consommateurs.

Les travaux de la Session ont porté principalement sur les points suivants :

Le Programme de travail pour cinq ans du Directeur Général a été adopté sur la base du Troisième Plan stratégique de l'OIE pour la période 2001-2005. Ce Programme de travail renforce les axes traditionnels d'actions prioritaires pour l'OIE : informations zoosanitaires internationales, élaboration de normes sanitaires, lignes directrices en matière de prévention, de prophylaxie et d'éradication des maladies animales et de zoonoses, coordination des recherches vétérinaires, statut et position des services vétérinaires et diffusion des connaissances. S'ajouteront des actions supplémentaires en direction de la lutte contre les zoonoses et les maladies d'origine alimentaire, des normes relatives au bien-être animal et des missions de solidarité internationale et de coordination régionale.

Dans le domaine de l'appui scientifique, le Comité a accepté la candidature de 4 nouveaux Laboratoires de référence de l'OIE. Le mandat des Laboratoires de référence a été complété par l'obligation d'effectuer une information immédiate du Directeur des Services vétérinaires du Pays Membre dont proviennent les prélèvements envoyés au laboratoire de référence.

Il a également adopté plusieurs résolutions relatives au statut sanitaire de certains Pays Membres au regard de la fièvre aphteuse et le Comité a demandé à la Commission spécialisée d'appuyer le processus d'évaluation du statut sanitaire en matière d'ESB des pays qui souhaitent une telle évaluation.

En ce qui concerne l'élaboration des normes sanitaires internationales, il faut signaler les nouvelles éditions du Code zoosanitaire international et du Manuel de l'OIE, ouvrages normatifs destinés à promouvoir l'harmonisation des réglementations applicables aux échanges d'animaux et de produits d'origine animale ainsi que l'actualisation par le Comité pendant la Session de nouveaux chapitres ou annexes du Code, notamment celui concernant l'ESB.

Le Comité s'est également penché sur la mission de solidarité internationale de l'organisation. L'OIE gérera notamment un fonds d'urgence pour les pays en voie de développement du continent africain dans le cadre du PACE (le programme panafricain pour le contrôle des épizooties sur ce continent) et poursuivra des actions comparables en matière de lutte contre la fièvre aphteuse dans le Sud-Est asiatique.

Le Comité a également abordé les deux thèmes techniques ci-après :

Importance des maladies émergentes pour la santé publique et animale et pour les échanges commerciaux

Les maladies animales émergentes sont à l'origine de problèmes de production animale, de commerce et de santé publique dans le monde. Face au développement de ces maladies, les Pays Membres s'efforcent de mettre au point des moyens de contrôle efficaces. 66 pays ont fait état de foyers infectieux dus à une ou plusieurs maladies émergentes au cours des cinq dernières années. Une partie d'entre elles ont eu des répercussions sur la santé publique. La grande majorité des Pays Membres est favorable à la création d'un nouveau système centralisé de coordination de l'information et de la formation, couvrant ces nouvelles maladies. L'OIE devrait être un acteur essentiel de ce futur système.

Rôle de la gestion de la communication dans l'assistance aux Services vétérinaires

La gestion de l'information et de la communication constitue aujourd'hui un enjeu stratégique pour l'efficacité des Services vétérinaires. Le contexte de la mondialisation des échanges, la sensibilité croissante des consommateurs aux maladies d'origine animale et alimentaire, l'augmentation des transactions commerciales internationales de produits d'origine animale et les besoins en savoirs et en informations qu'ils suscitent, conduisent aujourd'hui les Services vétérinaires à renforcer leurs capacités et leurs ressources humaines et techniques pour répondre à ces besoins.

Tout en insistant sur l'insuffisance récurrente des ressources appropriées, les réponses des Pays Membres signalent le manque de formation méthodologique et technique des cadres des Services vétérinaires dans ces domaines et expriment le souci d'améliorer la professionnalisation de la gestion et des pratiques de la communication.

Pour ces différents domaines un appui de l'OIE et, le cas échéant, d'organisations financières spécialisées pour les pays en développement est souhaité.

SITUATION ZOOSANITAIRE MONDIALE EN 2000

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