Organisation Mondiale de la Santé Animale

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La République Démocratique de la Corée du Nord a officiellement demandé l'aide de la communauté internationale pour la lutte contre l'Influenza Aviaire (IA), ont déclaré aujourd'hui l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) et l'Organisatio

Paris, le 8 avril 2005 - La République Démocratique de la Corée du Nord a officiellement demandé l'aide de la communauté internationale pour la lutte contre l'Influenza Aviaire (IA), ont déclaré aujourd'hui l'Organisation Mondiale de la Santé Animale (OIE) et l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO).

La demande officielle de la Corée du Nord a été rendue publique lors d'une conférence internationale sur la grippe aviaire qui s'est terminée aujourd'hui à Paris et qui a été organisée conjointement par l'OIE et la FAO, en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Environ 300 participants parmi les meilleurs experts vétérinaires et scientifiques mondiaux se sont réunis afin d'échanger les données scientifiques actuelles sur la grippe aviaire et aborder les différents aspects de la surveillance et des stratégies de contrôle de la maladie.

La Corée du Nord a demandé à la FAO et à l'OIE une aide pour les méthodes de diagnostic ainsi qu'une assistance technique pour les stratégies de contrôle de la maladie, y compris par la vaccination.

L'OIE et la FAO ont accueilli positivement la demande de la Corée du Nord qui instaure une nouvelle politique de transparence et de coopération. Les deux organisations se sont déclarées prêtes à renforcer leur appui technique afin de garantir un contrôle efficace de la maladie dans le pays.

Des experts de la FAO ont déjà été envoyés à Pjonyang et appuient actuellement le gouvernement dans la collecte d'information sur l'étendue des foyers et dans la mise en place de stratégies de contrôle. Une demande officielle a été adressée à l'OIE pour un soutien dans la formation d'experts vétérinaires.

La Conférence OIE/FAO a , par ailleurs, lancé un appel aux pays donateurs pour que davantage de moyens financiers soient affectés à la lutte contre l'influenza aviaire en Asie, pour laquelle environ US$ 100 millions seront nécessaires. A ce jour, seuls l'Allemagne, le Japon et les Pays Bas se sont déclarés prêts à soutenir financièrement les pays Asiatiques touchés.

Les travaux de la conférence ont démontré que nombre des pays infectés ou menacés par l'influenza aviaire sont très pauvres et n'ont pas de Services Vétérinaires disposant de moyens suffisants pour garantir une détection précoce efficace et une capacité de réponse rapide à l'épidémie chez les volailles .

Il est essentiel d'améliorer l'efficacité des Services Vétérinaires dans les pays affectés afin de pouvoir contrôler la maladie à la source chez les volailles et dans les élevages de canards. Il convient de mettre en place des stratégies pour pouvoir financer des actions durables et concrètes au niveau local. Ceci pourrait inclure le soutien à des stratégies de compensation des pertes subies par les éléveurs ainsi et d'appui à la reconstitution de leur cheptel. Des programmes de formation sanitaire destinés aux éleveurs que le développement nouveau de services appropriés à leur égard pourraient également être pris en compte.

La recherche scientifique doit être poursuivie et développée pour obtenir les informations nécessaires sur la probabilité de transmission éventuelle du virus de l'animal à l'homme. Les travaux de la conférence ont également demandé à ce que les réseaux de laboratoire coordonnés d'une part par l'OIE et la FAO et d'autre part par l'OMS, conduisent des recherches non seulement sur le virus hautement pathogène H5N1 mais aussi sur d'autres virus de la grippe aviaire qui pourraient représenter une menace pour l'homme.

Les Services Vétérinaires et les Services de santé publique doivent mieux travailler ensemble afin d'améliorer la santé publique au niveau national, régional et mondial.

Les Services de santé publique doivent appuyer les secteurs vétérinaire et agricoles afin de pouvoir contrôler et éliminer la maladie à la source.

L'OIE et la FAO ont annoncé le lancement du nouveau réseau mondial sur l'influenza aviare (OFFLU) destiné à améliorer la collaboration entre, d'une part, les laboratoires de référence spécialisés en IA chez les animaux, coordonnés par l'OIE et la FAO, et d'autre part les réseaux de laboratoires pour l'influenza humaine coordonnés par l'OMS.

Ce réseau permettra d'accélérer l'échange immédiat des données scientifiques sur la grippe aviaire ainsi que les souches du virus animal afin de produire des vaccins efficaces pour l'homme, qui doivent correspondre à des caractéristiques virales spécifiques.

avril 2005

Recommandations de la conférence scientifique internationale OIE/FAO sur l'influenza aviaire - Paris (France), 7-8 avril 2005

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