Organisation Mondiale de la Santé Animale

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L'OIE, la FAO et l'OMS appellent à des actions plus décisives contre le virus H5N1

Le renforcement des engagements nationaux et internationaux s'impose

2 février 2007 , Rome – Au cours de leur réunion annuelle de coordination sur la santé animale dans le monde, les représentants de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), de l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont exprimé leur plus vive inquiétude sur le fait que les avancées considérables réalisées dans de nombreuses parties du monde sur l'influenza aviaire ne sont actuellement menacées par des actions mal définies et par des financements insuffisants dans certains pays où le virus circule encore.

« L'expérience au niveau mondial montre qu'il est possible de réduire la circulation du virus H5N1 chez les volailles en mettant en place, au plus haut niveau politique, des actions décisives et durables, en faisant appel à des outils appropriés de détection et de contrôle du virus et en procurant le support matériel et financier nécessaire » a déclaré Alexander Müller, Directeur général adjoint de la FAO, à la suite de la réunion de Rome.

L'OMS a souligné combien il importe pour la santé humaine de maîtriser le virus chez les oiseaux. « Plus le virus est répandu chez les oiseaux, plus il risque d'infecter l'homme et de muter en une forme facilement transmissible d'une personne à l'autre » a ajouté le Docteur David Heymann, représentant du Directeur général de l'OMS pour la grippe pandémique. « Il est nécessaire que les engagements et les ressources gouvernementales de source nationale et internationale augmentent pour lutter contre le risque d'exposition humaine au virus H5N1. Cette action doit passer par une réduction de la prévalence de l'infection chez les animaux et par une sensibilisation du grand public aux risques associés à tout contact avec des poulets malades. »

« Une campagne nationale efficace de lutte contre le virus H5N1 requiert un engagement politique et financier important de la part de l'ensemble du gouvernement. Elle nécessite également une direction efficace et une coordination adaptée entre tous les ministères concernés. Des Services vétérinaires nationaux qui appliquent les normes internationales de l'OIE et la mise en place d'une structure de gestion capable de définir clairement les tâches et responsabilités afférentes à la surveillance et au contrôle de la maladie, y compris pour la vaccination des volailles, sont les conditions préalables du succès », a déclaré Bernard Vallat, Directeur général de l'OIE.

Les experts ont également souligné qu'interdire la production de volailles aux petits éleveurs et aux exploitations familiales pourrait se révéler catastrophique pour les populations vulnérables qui dépendent souvent de cette activité pour assurer leur nourriture et leurs moyens de subsistance. « L'expérience semble indiquer qu'interdire la production de volailles, surtout en l'absence d'alternative économique, donne lieu à des élevages illégaux et diminue la probabilité de déclaration de la maladie chez les volailles et chez l'homme » estime Joseph Domenech, Directeur des services vétérinaires de la FAO.

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