Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Experts de santé publique et de santé animale actualisent leurs connaissances sur le MERS-CoV

Paris, le 8 août 2014. Du 15 au 17 juillet derniers, l’OIE a convoqué à son siège de Paris la réunion d’un Groupe ad hoc d’experts scientifiques de haut niveau sur la question du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS). Ce Groupe a été chargé de résumer les dernières données scientifiques disponibles et de fournir des orientations et des recommandations pour prévenir cette maladie à l’interface homme-animal. Des experts de la santé publique et de la santé animale venus de différents pays ont participé à la réunion.

Le coronavirus responsable de la maladie, appelé MERS-CoV, a été identifié pour la première fois en avril 2012 chez l’homme, chez qui il provoque une maladie respiratoire sévère. Les enquêtes menées actuellement sur les foyers tendent à suggérer que les dromadaires pourraient être une source infectieuse pour l’homme. La voie exacte de transmission de ces animaux à l’homme demeure cependant inconnue.

Le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE, a souligné l’importance du MERS-CoV en raison de son impact sur la santé publique. Il a expliqué que depuis l’apparition de la maladie, l’OIE était restée en contact permanent pour cette question avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Les membres du Groupe ont échangé leurs points de vue sur l’état actuel des connaissances relatives aux infections dues au MERS-CoV chez l’homme et les animaux et aux données scientifiques sur les performances des tests de diagnostic. À ce jour, le diagnostic sérologique et l'amplification en chaîne par polymérase (PCR) permettent d’obtenir des résultats fiables.

Les critères de surveillance de la maladie chez les camélidés et dans d’autres espèces animales ont été discutés sur la base des observations épidémiologiques récentes. Les experts ont souligné qu’il était indispensable de disposer de données complémentaires issues d’études épidémiologiques pour mieux comprendre le comportement du MERS-CoV chez les animaux. Ils ont identifié des domaines de priorité pour les recherches chez l’animal et pour le recueil d’informations scientifiques afin de faciliter le développement de mesures de gestion adaptées de la santé animale et, si nécessaire, de limiter le potentiel de transmission à l’homme.
L’établissement d’un Centre de Référence de l’OIE doté d’une expertise en matière de MERS-CoV a été recommandé pour maintenir la surveillance et les recherches et fournir des avis techniques aux Pays Membres de l’OIE.

Au terme d’une évaluation scientifique, le Groupe a conclu que le MERS-CoV touchant les dromadaires ne répondait pas aux critères établis pour figurer sur la liste des maladies publiée par l’OIE. Le MERS-CoV, qui présente un potentiel zoonotique, représente toutefois un problème important de santé publique et toute infection due à ce virus chez un animal doit être déclarée à l’OIE en tant que maladie émergente.

L’OIE continuera de travailler en étroite collaboration avec l’OMS et le secteur de la santé publique et fournira régulièrement des préconisations à ses Pays Membres et au grand public à propos de cette maladie émergente.

A la suite de cette réunion, la fiche de questions-réponses de l’OIE sur le MERS-CoV a été réactualisée afin de refléter les connaissances scientifiques les plus récentes. La nouvelle version est accessible en suivant ce lien.

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