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Nécessité de renforcer les systèmes de santé : les secteurs de la santé publique, de la santé animale et de la sécurité doivent parler d’une même voix

Le mois dernier, la Conférence mondiale de l’OIE sur la réduction des menaces biologiques a réuni tous les partenaires clés des secteurs de la santé et de la sécurité. Cette conférence sur 3 jours était axée sur la collaboration et la création d’un consensus quant aux actions de renforcement de la capacité des systèmes de santé publique et animale à prévenir, détecter et prendre en charge toute menace biologique, qu’elle soit délibérée, accidentelle ou naturelle, en ciblant plus particulièrement la source animale des maladies animales transmissibles à l’homme. Les recommandations de cette conférence ont été publiées récemment.

Paris, 11 aout 2015 - Dans le monde entier, les agents pathogènes touchant les animaux, y compris ceux qui sont transmissibles à l’homme, ont le potentiel de s’échapper accidentellement des laboratoires ou d’être utilisés comme des armes biologiques car ils peuvent avoir des répercussions économiques, sanitaires et sociales considérables, ne coûtent pas cher et sont faciles à obtenir. La Conférence mondiale de l’OIE sur la réduction des menaces biologiques, organisée en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a réuni des acteurs clés représentant des organisations internationales et des gouvernements nationaux en vue de définir des actions prioritaires et des messages communs. La conférence qui réunissait les secteurs de la santé publique, de la santé animale, de la santé des écosystèmes et de la sécurité était composée d’enseignants, de décideurs, de scientifiques, de responsables de la sécurité, de vétérinaires et de médecins.

Le compte rendu et les recommandations de la Conférence (approuvées par les participants le jeudi 2 juillet 2015) ont été mis en ligne :

Le manque d’investissements dans les systèmes de santé, les guerres, les conflits civils, le changement climatique, les catastrophes naturelles, le terrorisme et les actes criminels ont été identifiés comme des menaces sanitaires potentielles dans le monde entier car ils peuvent compromettre la capacité des systèmes de santé animale et de santé publique à répondre aux besoins élémentaires. Les pays qui disposent de systèmes de santé fragiles sont particulièrement vulnérables et, à une époque où les maladies infectieuses peuvent franchir très rapidement les frontières, c’est toute la communauté internationale qui s’en trouve menacée. Les systèmes de santé animale et humaine robustes et bien gouvernés sont résilients et protègent de toute une série de menaces dues à des maladies survenant naturellement, à des maladies émergentes, à des actes de bioterrorisme ou à des accidents de laboratoire.

L’une des principales conclusions issues de la conférence est que la bonne gouvernance des systèmes nationaux de santé animale et de santé publique, qui permet la détection précoce et la prise en charge rapide de tout nouveau foyer de maladie, protège la société et les pays limitrophes des catastrophes potentielles d’origine naturelle, accidentelle ou intentionnelle.

Les principaux acteurs internationaux ont aussi reconnu que les secteurs de la santé et de la sécurité devaient améliorer leur collaboration et parler d’une même voix pour souligner la nécessité urgente d’investir dans le renforcement des systèmes de santé.

Les coûts et les bénéfices des investissements réalisés dans les systèmes de santé en temps de paix dépassent de loin le coût de la réponse à une crise liée à une catastrophe biologique évitable. Les investissements dans les systèmes nécessaires pour soutenir ces politiques devraient être considérés comme prioritaires dans tous les pays.

Les normes adoptées au plan international sont la base de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses dans le monde, notamment les dispositions concernant la détection précoce et la prise en charge rapide des incidents de nature biologique ; elles sont le fondement des systèmes robustes de santé animale et humaine.

En respectant les normes internationales applicables aux systèmes de santé, publiées par l’OIE et par l’OMS, les pays démontrent qu’ils ont de grandes chances de détecter et prendre en charge les menaces qui pèsent sur la santé animale et humaine.

Étant donné que de nombreux Pays Membres ne sont pas en capacité de répondre à ces normes, l’OIE, en collaboration avec l’OMS, a établi un cadre exhaustif global pour renforcer parallèlement les systèmes de santé publique et animale. « Nous avons par ailleurs progressé dans la mise en place d’une bonne gouvernance du secteur animal puisque nous avons déjà répondu aux demandes d’assistance de 133 de nos 188 Pays Membres », a déclaré le Docteur Bernard Vallat, Directeur général de l’OIE.

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