Organisation Mondiale de la Santé Animale

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Foire aux questions concernant le coronavirus (CoV) du MERS - Mise à jour novembre 2013

Qu’est-ce que le MERS-CoV ? 
Le MERS-CoV est une souche particulière de coronavirus qui est soupçonnée d’être responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS), une infection des voies respiratoires chez l’homme. Le MERS-CoV n’avait jamais été observé chez l’homme avant septembre 2012. Depuis lors, plusieurs foyers sporadiques du MERS-CoV impliquant des cas humains ont été détectés dans neuf pays.
Selon un récent rapport de l’OMS, 153 cas d’infection par le MERS-CoV, dont 64 mortels, ont été confirmés entre septembre 2012 et novembre 2013.

Que sont les coronavirus ? 
Les coronavirus sont une espèce de virus à ARN (acide ribonucléique). Leur nom a pour origine la présence d’une couronne ou d’un halo caractéristiques sur leur bordure et visibles au microscope électronique. Les coronavirus comprennent une multitude d’espèces et  de souches dotées de leurs propres caractéristiques, qui provoquent un éventail de signes cliniques (allant de manifestations bénignes à des maladies graves) chez l’homme et différentes espèces animales. Plusieurs espèces de coronavirus infectent à la fois l’homme et les animaux. 

Quelle est l’origine du MERS-CoV ? 
L’OIE et ses organisations partenaires — l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et les autorités zoosanitaires nationales des pays concernés — suivent avec attention les enquêtes visant à déterminer une possible origine animale du MERS-CoV.

L’enquête épidémiologique en cours porte sur la recherche d’éventuelles sources d’exposition au virus ; celles-ci sont innombrables et concernent à la fois d’autres personnes, l’environnement, la nourriture, l’eau et les animaux. Les informations détaillées recueillies auprès des proches et des autres personnes qui ont été en contact avec les personnes infectées par le MERS-CoV contribueront probablement à fournir des indices importants sur l’origine de leur infection.

A ce jour, aucune preuve formelle n’a pu être mise en évidence concernant une potentielle origine animale. Sources d’exposition et modes de transmission restent également à préciser.

Les animaux peuvent-ils être infectés par le MERS-CoV ? 
Bien que l’infection expérimentale par le MERS-CoV de cultures cellulaires animales et récemment de singes ait été possible, à ce jour le MERS-CoV n’a pas été détecté à l’état naturel chez les animaux.

Est-ce que les animaux sont responsables des infections de MERS-CoV chez l’homme ? 
Jusqu’à présent, aucun élément ne permet d’établir que les personnes infectées l’ont été au contact d’animaux. Toutefois, la possibilité d’une évolution du MERS-CoV à partir de coronavirus en circulation chez certains animaux n’est pas exclue. Des recherches complémentaires en santé publique restent nécessaires pour établir la source des infections humaines par le MERS CoV lorsqu’il ne s’agit pas d’un autre humain. Jusqu'à présent, trois schémas d'infection ont été signalés par l’OMS: 

  • infections acquises dans la communauté (les sources d'exposition demeurent inconnues et  pourraient inclure un animal, de la nourriture ou l'environnement)
  • infections nosocomiales
  • infections acquises par contacts humains rapprochés (foyer).  


Est-ce que le MERS-CoV provient des chauves-souris ?
Bien qu’un virus apparenté au MERS-CoV ait déjà été détecté chez des espèces de chauves-souris et qu’un fragment de matériel génétique viral correspondant au MERS-CoV ait récemment été mis en évidence sur une chauve-souris d’Arabie Saoudite, l’existence d’un lien direct entre le MERS-CoV et les chauves-souris ou d’autres espèces animales ne peut être établie sans informations complémentaires.

Qu’en est-il du rôle suspecté des chameaux dans le MERS ? 
On ne dispose actuellement d’aucun indice probant permettant de considérer que les chameaux constituent une source de l’infection de MERS diagnostiquée chez l’homme. Sur la base des données épidémiologiques disponibles, il est difficile d’expliquer une quelconque relation entre des résultats sérologiques positifs chez des chameaux et des cas humains d’infection par le MERS-CoV. En effet, à ce jour, on ne peut pas conclure quant à une éventuelle similitude entre la souche virale du virus MERS-CoV isolée chez l’humain  et les suspicions relevées chez les chameaux. Il importe toutefois de n’avoir aucun a priori en ce qui concerne les sources d’exposition des cas humains jusqu’à l’obtention d’informations supplémentaires.

Quid des tests sérologiques chez les animaux ? 
Les tests sérologiques ont pour objectif de détecter les anticorps produits par l’animal contre le virus, et non de rechercher la présence du virus lui-même. 

Il est souvent difficile, et parfois impossible, de distinguer les anticorps produits contre différents virus présentant des similitudes génétiques ou antigéniques en raison d’un phénomène connu sous le nom de ‘réaction sérologique croisée’.

Les tests sérologiques pour le MERS n’ont pas encore été validés pour les animaux. Chez les animaux, l’usage de ces tests, qui peuvent souffrir d’un manque de spécificité, peut aboutir à des résultats de « faux positifs »  car il peut se révéler impossible de différencier les anticorps anti-MERS-CoV de ceux dirigés contre d’autres coronavirus, fréquemment rencontrés chez les animaux.

C’est pour cela que les tests effectués chez les animaux devraient se concentrer sur l’isolation et l’identification du virus lui-même.

Que se passerait-il si le MERS-CoV devait être détecté chez des animaux ? 
Dans l’hypothèse où une source animale était mise en évidence lors des enquêtes sanitaires publiques, l’OIE apporterait son concours aux recherches conjointes ultérieures.
Les Pays Membres de l’OIE auraient l’obligation de notifier à l’OIE tout cas confirmé de MERS-CoV chez les animaux au titre de maladie émergente, en application de l’article 1.1.3 du Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE. L’identification éventuelle du MERS-CoV chez un animal ne signifierait pas pour autant que ce dernier soit à l’origine de l’infection humaine. Des enquêtes approfondies seraient alors nécessaires pour appréhender la nature du lien existant entre les cas recensés chez les animaux et chez l’homme et pour déterminer dans quelle mesure une découverte concernant les animaux s’avèrerait pertinente pour l’infection humaine.

Quelles sont les actions menées par l’OIE ? 
L’OIE collabore étroitement avec l’OMS en appuyant les enquêtes destinées à découvrir une éventuelle source animale. En juin 2013, un expert de l’OIE a pris part à une mission de l’OMS au Royaume d’Arabie saoudite afin d’étudier l’origine du MERS-CoV. De plus, l’OIE dispose d’un réseau mondial informel d’experts des coronavirus chez les animaux qui surveillent étroitement la situation.

L’OIE élabore et publie des normes internationales et des lignes directrices sur la prévention et le contrôle des maladies animales, et notamment les zoonoses (maladies animales transmissibles aux humains). Ces normes scientifiques fournissent des orientations sur les moyens de lutte les plus efficaces à mettre en œuvre, lorsque cela est nécessaire, pour maîtriser l’infection au niveau de la source animale identifiée.

L’OIE est l’organisation de référence en matière de normes internationales concernant la santé animale et les zoonoses en vertu de l’Accord sanitaire et phytosanitaire de l’Organisation Mondiale du Commerce (Accord SPS). Les décisions relatives à la sécurité du commerce des animaux terrestres et des produits d’origine animale doivent être conformes aux normes, recommandations et lignes directrices du Code Sanitaire pour les Animaux Terrestres de l’OIE.

 Bien qu’un virus apparenté au MERS-CoV ait déjà été détecté chez des espèces de chauves-souris et qu’un fragment de matériel génétique viral correspondant au MERS-CoV ait récemment été mis en évidence sur une chauve-souris d’Arabie Saoudite, l’existence d’un lien direct entre le MERS-CoV et les chauves-souris ou d’autres espèces animales ne peut être établie sans informations complémentaires.

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